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Les secrets du Poney Club tome 1

De

Isabelle a un grand amour : Mystic, le poney qu'elle monte au club de Pointe-Chevalier. Mais lorsque ce dernier se fait tuer par un camion, Isa est dévastée. C'est Flèche, une jument maltraitée, qui va lui redonner le goût de vivre... tandis que des événements très étranges se produisent au club. Isa n'aura pas assez de ses deux meilleures amies, Kate et Stella, pour résoudre les mystères qui planent sur Pointe-Chevalier !





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: Les secrets du poney-club
Stacy Gregg



Les secrets du poney-club
Isabelle remonte en selle
Traduit de l’anglais par Christine Bouchareine


À Venetia
1
Quand la sonnerie du réveil tira Isa du sommeil à six heures moins le quart, elle vit par la fenêtre de gros nuages gris rouler dans le ciel. Heureusement, il ne pleuvait pas et la radio régionale n’annonça pas l’annulation des épreuves d’équitation de la journée. Elle partit donc préparer Mystic, son poney, pour ce grand jour.
Ses deux amies étaient déjà arrivées aux paddocks près de la rivière. Stella brossait la queue de Coco pendant que Kate finissait de démêler la crinière de Toby pour la tresser.
— Dépêche-toi ! lança Stella. Tom doit venir à sept heures avec le camion pour nous conduire au club hippique.
Isa alla prendre le licol de Mystic dans la sellerie et entra dans l’enclos. Le sol brillait de rosée et, le temps qu’elle rejoigne sa monture, ses bottes étaient trempées. Le joli poney gris pommelé mâchait une grosse touffe d’herbe ; il leva à peine la tête pour lui dire bonjour.
Elle cacha la longe derrière son dos et tendit son poing fermé dans sa direction pour lui faire croire qu’elle lui avait apporté un morceau de pomme ou de carotte.
— Viens, mon grand !
Raté ! Mystic avait repéré le licol. Il poussa un hennissement, secoua sa crinière et détala vers l’autre bout du pré.
— Oh, non, Mystic ! gémit-elle. Pas aujourd’hui !
Il choisissait mal son moment pour faire sa mauvaise tête ! Comme si elle n’était pas déjà assez nerveuse à l’approche de son premier gymkhana1 ! Elle allait être en retard ! Les autres avaient déjà natté la crinière de leur monture, alors qu’elle n’avait même pas commencé à panser la sienne. Et, à en juger par la boue dans ses crins argentés et ses jarrets tout tachés de vert, il avait dû se rouler par terre.
— Viens, Mystic, insista-t-elle d’un ton suppliant.
Elle arracha une grosse poignée d’herbe tendre et la lui tendit. Le poney inclina les oreilles vers elle. Bien qu’il ait de l’herbe jusqu’aux genoux, celle qu’Isa lui tendait lui parut irrésistible : il fit un pas, un autre, et s’approcha enfin. D’un geste vif, elle passa la longe autour de son encolure, mit son nez dans la muserolle et glissa la têtière sur sa nuque avant de refermer la boucle derrière ses oreilles. Ouf, elle avait réussi !
— Alors, on fait de la résistance ! gloussa Stella lorsque Isa le ramena vers la barrière pour l’attacher à côté de Coco.
— Il n’est pas le seul, remarqua Kate. J’ai mis un temps fou à attraper Toby ce matin. Le printemps les rend fous : ils se prennent pour des poulains !
— Tu as entendu, Mystic ? s’esclaffa Isa. Tu aimerais bien redevenir un poulain, hein ?
Mystic n’était plus tout jeune quand ses parents l’avaient acheté. C’était difficile de donner un âge à un cheval. Elle croyait qu’il avait dix-huit ans, mais Tom Avery, son moniteur d’équitation, lui en donnait plutôt vingt-cinq, ce qui était beaucoup pour un poney.
Sa robe pommelée couleur gris acier s’était éclaircie jusqu’à prendre des tons tourterelle. Ses grands yeux noirs exprimaient la sérénité d’un cheval qui a vécu ; son dos s’était creusé. Et l’on sentait que c’était un habitué des parcours d’obstacles et de cross-country.
Isa soupira en examinant ses postérieurs.
— Oh, Mystic, pourquoi tu n’as pas une robe foncée, comme Toby et Coco ? C’est tellement moins salissant !
— Ne crois pas ça, intervint Stella. Regarde !
Elle donna une petite tape sur la croupe de son poney, et sa main y laissa une trace blanchâtre.
— Tu vois ? Ça fait des heures que je le brosse et ça revient toujours.
Coco tourna la tête vers sa cavalière et la renifla doucement.
— Non, Coco, je n’ai pas de carottes. Mais si tu me gagnes une récompense aujourd’hui, je te promets de t’en donner autant que tu voudras.
Le poney hennit joyeusement.
Marché conclu !
Isa trouvait Stella et Kate parfaitement assorties à leurs chevaux. Kate était une grande blonde aux yeux bleus, aussi fine et longiligne que son pur-sang bai, alors que Stella, une petite rouquine à la peau claire constellée de taches de rousseur, avait autant de vitalité que sa jument chocolat.
Stella était la meilleure amie d’Isa depuis leur entrée à l’école primaire, quand elles avaient découvert qu’elles partageaient non seulement l’amour des chevaux, mais aussi la passion du dessin. Elles se disputaient toujours la première place en arts plastiques, même si leur professeur se désolait qu’elles ne dessinent que des chevaux.
Isa attrapa un chouchou dans son matériel de pansage et s’attacha les cheveux. Puis elle prit une brosse dure et se mit à frotter énergiquement les jarrets de Mystic pour enlever la boue. Elle retira les dernières traces avec une brosse humide avant de lui bander les jambes pour le transport. Bien que le trajet soit très court, les chevaux risquaient de se blesser sans cette protection.
Le poney-club de Pointe-Chevalier ne se trouvait qu’à quelques minutes à cheval des paddocks de la rivière. Mais la route qui y conduisait était très fréquentée et beaucoup trop dangereuse, car les conducteurs ne songeaient pas à ralentir quand ils voyaient des poneys sur le bas-côté. Isa préférait s’y rendre par un autre chemin, plus long mais plus sûr. Les jours de concours, Tom Avery les conduisait en camion afin d’épargner cette fatigue aux cavalières et à leurs montures.
Isa finit de bander la queue de Mystic pour qu’elle reste bien propre. Elle s’apprêtait à coiffer sa crinière quand la voix sévère de leur moniteur retentit à l’autre bout du paddock.
— Alors, les filles, qu’est-ce qui se passe ? Vos chevaux devraient être prêts à l’heure qu’il est !
Elle se retourna et vit Tom s’avancer vers elles. Grand, brun, le visage sévère, il avait fière allure dans sa culotte blanche impeccable et ses grandes bottes noires, sa cravache à la main. Isa ne l’avait jamais vu l’utiliser, sauf pour tapoter ses bottes quand il voulait souligner ce qu’il disait. Elle était persuadée qu’il la prenait seulement pour les impressionner.
Stella s’amusait à l’imiter dès qu’il avait le dos tourné. Elle donnait un coup de cravache sur sa botte en aboyant : « Allez, les mômes, ramenez-moi les postérieurs sous le corps ! » Isa et Kate se tordaient de rire, ce qui ne les empêchait pas d’éprouver un profond respect pour leur moniteur.
Tom Avery était un ancien cavalier professionnel. Une mauvaise chute au concours complet de Badminton avait mis fin à sa carrière. Il ne parlait pas beaucoup de cette époque, pourtant Isa savait qu’il avait affronté les meilleurs concurrents du monde.
Depuis son accident, il ne pouvait plus monter et travaillait à la Ligue internationale pour la protection du cheval. Il récupérait des chevaux et des poneys qui avaient été maltraités. À ses heures libres, il donnait des cours d’équitation aux élèves de Pointe-Chevalier.
« Quel changement après ce qu’il a vécu ! » songea Isa. Pointe-Chevalier n’était qu’une petite ville perdue au bout d’une presqu’île. Sa mère se plaisait à dire qu’on y croisait plus de chevaux que d’êtres humains. En tout cas, c’était l’endroit rêvé pour pratiquer l’équitation, avec ses grands champs verdoyants et ses douces collines.
— Faites monter vos poneys dans le camion, continua Tom Avery. Ne perdons pas de temps !
— Toby est magnifique avec sa nouvelle chemise, remarqua Isa alors que Kate conduisait son cheval vers la rampe.
Le beau hongre portait une chemise de concours en laine rouge sang. Celle de Coco était bleu marine. Mystic avait beaucoup moins d’allure avec sa vieille couverture de paddock.
— Ne t’inquiète pas, mon grand, tu es très beau aussi, lui chuchota Isa.
L’air rassuré par ce compliment, le hongre grimpa la rampe d’un pas énergique, comme s’il sentait qu’une journée exaltante l’attendait.
Toby salua le petit poney d’un hennissement tandis qu’Isa attachait sa monture à côté du grand pur-sang.
Elle frappa à la fenêtre qui les séparait de la cabine pour signaler à Tom qu’ils étaient prêts. Entre-temps, le ciel s’était éclairci. Un rayon de soleil perça les nuages.
1-
Gymkhana : fête en plein air, avec des jeux et des épreuves d’adresse, dont des courses d’obstacles.
2
Les roues du camion soulevèrent un rideau de poussière quand il s’engagea sur la route gravillonnée qui menait au club hippique. Ils en franchirent les portes et suivirent l’allée bordée d’immenses magnolias jusqu’à une autre barrière. Derrière se trouvaient les trois paddocks du club, répartis autour d’un groupe de platanes.
Quand il faisait chaud, les cavaliers et leurs montures aimaient se reposer à l’ombre de leur feuillage. Ce ne serait pas le cas aujourd’hui, car la belle saison commençait à peine et il faisait encore frais. Tom Avery gara néanmoins le camion sous un gros arbre, à l’abri du soleil.
Ils descendirent les chevaux. Les trois amies entreprirent ensuite de dessiner au pochoir des damiers sur leur croupe et de graisser leurs sabots.
Isa n’avait jamais vu autant de monde dans son club. Le gymkhana était ouvert à tous les cavaliers de la région. Elle essaya de deviner à la couleur de leur pull et de leur cravate à quels centres équestres ils appartenaient.
Elle aperçut deux garçons portant le pull bleu marine et la cravate rouge du poney-club de Pointe-Chevalier. Ils revenaient de la carrière où devait avoir lieu le concours de saut.
— Salut, Zaza ! lança l’un d’eux. C’est à cette heure-ci que vous arrivez ? Ben et moi, on a déjà reconnu le parcours.
Dan possédait un hongre gris truité du nom de Kismit, et Ben un welsh grincheux qui s’appelait Max.
— Les obstacles ne sont pas trop gros ? s’inquiéta Isa.
— Énooormes ! la taquina Dan. Et tu auras intérêt à foncer, car c’est chronométré. Le sans-faute fait dans le meilleur temps l’emportera, précisa-t-il avec un sourire radieux.
Dan adorait la vitesse. Lui et Kismit faisaient figure de grands favoris.
Isa caressa le nez du hongre.
— Bonjour, Kismit ! Je parie que ton maître t’a promis une double ration de carottes si tu cours vite…
— Hé ! Je n’ai pas besoin de le soudoyer pour gagner ! gloussa Dan. Au fait, il faut aller remplir nos fiches d’inscription. Tu viens avec nous ?
Isa hésita. Les premières épreuves allaient commencer : il était trop tard pour étudier le parcours. Elle le ferait avec Tom, Stella et Kate pendant la pause du déjeuner. Elle s’apprêtait à suivre les deux garçons quand la voix de sa mère retentit dans son dos :
— Isabelle ! Isabelle !
Isa laissa échapper un grognement : elle ne supportait pas son prénom, qu’elle trouvait à la fois snob et gnangnan. Pas du tout adapté à une intrépide cavalière comme elle. D’ailleurs son moniteur ne l’employait que lorsqu’elle l’avait contrarié. Sinon, tout le monde, y compris ses professeurs, l’appelait Isa.
— J’ai rempli ta fiche d’inscription, annonça Mme Brown. Waouh ! Mystic, tu es magnifique ! ajouta-t-elle en caressant le poney du bout des doigts.
Tous s’accordaient à dire qu’Isa était le portrait de sa mère : elles étaient toutes les deux grandes, minces et bronzées, et portaient de longs cheveux bruns. Mais la ressemblance s’arrêtait là. La preuve, Isa adorait les chevaux, alors que sa mère en avait une peur bleue.
Isa aurait bien aimé qu’elle monte à cheval. Peut-être qu’en découvrant le plaisir de galoper à travers champs, cheveux au vent, elle finirait par partager sa passion. Hélas, jamais sa mère n’aurait le courage de s’asseoir sur une selle !
— Par quelle épreuve commences-tu ? demanda Mme Brown tandis qu’Isa ajustait ses étriers.
— Modèles et allures. On ne va pas tarder à nous appeler.
Sa mère lui fit la courte échelle, et Isa se mit en selle.
— Viens, mon grand, qu’on leur montre de quoi on est capables, murmura-t-elle en se penchant sur l’encolure de Mystic.


Plusieurs cavaliers s’échauffaient déjà sur la piste. Isa aperçut Dan et Ben, suivis d’une fille qu’elle ne connaissait pas, montée sur un skewbald1 à la foulée dynamique, et d’une autre, sur une jument alezane rondelette qui semblait avoir mauvais caractère. Elle avait les oreilles plaquées en arrière, signe qu’il valait mieux ne pas trop l’approcher… Derrière arrivait une magnifique jument palomino dorée avec une étoile sur le front, qui avançait d’un pas léger et tonique.
Stella s’arrêta à côté d’elle au bord de la carrière.
— Waouh ! Comme elle est belle ! s’exclama-t-elle comme si elle lisait dans les pensées de son amie. C’est bizarre, je n’ai jamais vu sa cavalière, pourtant elle porte les couleurs de notre club…
Elles dévisagèrent la fille aux nattes du même blond que la robe de sa jument.
— Je crois savoir qui c’est, murmura Kate, qui les avait rejointes. Elle s’appelle Natasha Tucker. Sa famille vient d’emménager à Pointe-Chevalier. Elle a dû s’inscrire au club.
Les trois filles admiraient toujours la jument quand celle-ci s’affola à la vue d’un sac en plastique emporté par le vent. Sa cavalière tira sur les rênes si brutalement qu’elle lui meurtrit les lèvres. Et dès qu’elle récupéra son assiette, elle abattit sa cravache sur le flanc de sa monture.
— Tu peux pas te tenir tranquille, abrutie ? aboya-t-elle.
— J’en reviens pas ! s’écria Isa. Comment ose-t-elle faire ça ?
— Ne t’inquiète pas, marmonna Stella, la juge l’a vue, et elle est indignée, elle aussi. Tu parles d’une épreuve Modèles et allures ! Cette brute peut aller se rhabiller ! Elle n’est pas près de décrocher un ruban. Nous non plus, d’ailleurs, si on ne se dépêche pas ! Venez ! Ça va commencer.
La juge, une solide femme coiffée d’un canotier, se mit au centre de la piste et ordonna :
— Au trot !
Les cavaliers s’exécutèrent. Isa s’appliquait de son mieux : les talons baissés, les mains détendues, la tête bien droite, elle chantonnait intérieurement tout en montant et descendant au rythme du pas de Mystic.
— Au galop !
Le poney s’élança aussitôt, les oreilles pointées en avant, la queue haute. Malheureusement, emporté par son enthousiasme, il se rapprocha un peu trop de la petite alezane trapue qui le précédait : celle-ci, surprise, rua. Mystic hennit de peur et fit un écart. Isa n’eut que le temps de s’accrocher à sa crinière pour ne pas tomber.
— Halte ! ordonna la juge.
Isa tira sur les rênes. Alors que les autres chevaux s’immobilisaient, Mystic continua sur sa lancée à un trot irrégulier. Isa s’enfonça dans sa selle, et il s’arrêta enfin. Trop tard, hélas : la juge avait tout vu.
Lorsque les gagnants furent appelés au centre de la piste, Isa savait qu’elle ne figurerait pas parmi eux. Kate revint, radieuse, avec un flot rouge accroché à l’encolure de Toby, suivie par la fille au skewbald, en deuxième place, et par un garçon sur un poney brun, en troisième position.
La pimbêche au palomino n’avait rien gagné, elle non plus. Au moment de quitter la carrière, elle fit une queue de poisson à Mystic.
— Tu ne peux pas pousser ton canasson ? siffla-t-elle en foudroyant Isa du regard. Tout est ta faute ! Si ton crétin de cheval n’avait pas fait peur à Goldrush, j’aurais remporté cette épreuve. Quand on ne sait pas monter, on reste chez soi !
Sur ces mots, elle partit au galop, laissant Isa muette de stupeur et de honte.
Stella se précipita vers elle.
— Qu’est-ce qui s’est passé ?
— Je crois que je viens de me faire une amie…
Isa retournait au camion en songeant à tout ce qu’elle aurait pu répondre à la nouvelle quand la voix désagréable de Natasha lui vrilla de nouveau les oreilles. Cette fois, ce n’était pas à Isa qu’elle s’en prenait. Elle s’adressait à une grande femme blonde avec des lunettes de soleil. Celle-ci se tenait près d’une voiture de sport qui remorquait un superbe van métallisé, garé à côté du camion d’Avery.
— Je déteste cette jument, maman ! hurla Natasha en lui jetant les rênes.
— Natasha, sais-tu ce qu’elle nous a coûté ?
— Je m’en fiche ! Elle est nulle !
— Ma chérie, je t’en prie, monte-la au moins jusqu’à la fin de la journée. On dirait que rien de ce qu’on t’achète n’est assez bien pour toi. Laisse-lui une chance, voyons !
— Comme tu voudras, marmonna Natasha en tapant dans une motte de terre. Mais je te jure que c’est pas la peine ! Cette ponette est vraiment nulle ! D’ailleurs, j’en ai assez de l’équitation. Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas m’acheter un snowboard !
— Natasha, nous t’avons déjà offert un jet-ski et un VTT, dont tu ne t’es jamais servie. Ensuite, tu as réclamé un poney, que nous avons payé une petite fortune. Alors, je te conseille d’arrêter tes caprices et de le monter.
Avec un soupir théâtral, Natasha tourna le dos à sa mère et se remit en selle. Puis, d’un méchant coup de talon, elle fit repartir sa ponette vers la carrière.
Isa la regarda s’éloigner, sidérée. Cette fille considérait-elle réellement son cheval comme un jouet qu’on peut jeter quand on s’en est lassé ! Goldrush était pourtant magnifique. Comment Natasha pouvait-elle ne pas l’aimer ? Et dire que cette fille gâtée-pourrie était la dernière recrue du poney-club de Pointe-Chevalier…