LES STRINGS DE L'ARMEE ROUGE

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Faut-il avoir peur des femmes slaves ? Je n'ai pas voulu trancher d'un mot catégorique ce dilemme. J'ai préféré répondre par l'écriture, par le récit d'expériences personnelles, tantôt gaies, tantôt tristes, mais toujours étonnantes. ŠCes femmes sont devenues un fait de société, même si contrairement à ce que l'on croit, elles n'arpentent pas toutes en mini-jupe et talons hauts les Champs-Elysées ou la promenade des anglais. Il est essentiel de les connaître pour mieux les juger. Si ce livre apporte avec humour une modeste pierre à cette compréhension, j'aurai gagné mon pari, car ce titre provoquant n'est qu'un hommage à leur provocante beauté.
Publié le : mercredi 1 juin 2011
Lecture(s) : 349
EAN13 : 9782296462564
Nombre de pages : 236
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LES STRINGS DE L’ARMÉE ROUGE
Du même auteur (sous le nom de JeanPierre Fabre) : Crimes au village, avec Claire Julliard, Éditions n°1, 1992. Les Feux meurtriers, Éditions Anne Carrière, collection « Les enquêtes mystérieuses »,1993. La Double Vie de l'étrangleur, Éditions Anne Carrière, 1994. Les Assassins de la pleine lune, Éditions Anne Carrière, collection « Les enquêtes mystérieuses »,1994. Les Chiens mènent l'enquête, Éditions Anne Carrière, 1996. Le Forçat de Dieu,Éditions des Presses de la Renaissance, 2002. © L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55070-4 EAN : 9782296550704
Jean Pierre Fabre-Bernadac
LES STRINGS DE L’ARMÉE ROUGE
Récit
À Jacques Catteau… En espérant qu’il ne se formalise pas de mon coup de patte. À Oleg Bobin… Pour qu’il me pardonne de l’avoir impliqué dans cette aventure. À Jacqueline Sarah Frachon-Volfin… Pour sa gentillesse et ses soirées magiques.
"La Russie actuelle possède une seule valeur convertible : La femme russe" Michaïl Jvanietsky
Avant-propos C’était un dimanche comme les autres, il avait suffi que je sorte de chez moi pour en avoir la confirmation. Le temps couleur acier s’appliquait à se fondre dans le gris des immeubles haussmanniens. Ce matin-là ce qui me faisait hâter le pas n’était pas la couleur de la voûte céleste mais la simple perspective de déguster comme tous les week-ends un café allongé et deux croissants chauds. J’ai toujours eu, comme Fernand Reynaud, un faible pour les croissants, les vrais, les lourds, ceux où le feuilletage est si dense qu’il est impossible de les dévorer en montant trois étages au pas de charge. Juste avant d’arriver à la boulangerie, rue des Acacias, un feu vert me stoppa net. Deux jeunes femmes devant moi attendaient patiemment l’autorisation tricolore avant de reprendre leur route. - Au fait, dit la première, qui sans perdre un instant avait sorti son Dupond, histoire d’en griller une sans griller l'autre, le feu. - Qu’est devenu Jérôme, il est toujours célibataire ? - Non, mais c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler ! rétorqua la seconde, en reculant pour éviter une voiture qui avait failli confondre ses pieds avec le couloir des bus. - Il est amoureux d’une nouvelle nana … une blonde. Arrêtant son bavardage elle puisa dans son sac Vuitton une paire de lunettes de soleil Christian Dior, peut-être un moyen comme un autre d’effacer la grisaille tout en promotionnant LVMH. Avec lenteur et minutie elle releva son visage et prit son temps pour poser les deux cercles optiques sur son nez aquilin. - Une Russe je pense, enfin tu vois le style. - Oui lui répliqua la première en serrant les lèvres comme si ces simples mots libéraient de l’anthrax. - Une vraie poufiasse ! Puis sans ajouter une parole supplémentaire les deux spécialistes en marketing profitèrent du passage au rouge pour traverser et s’éloigner vers la place des Ternes.
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La sentence était tombée implacable, la femme Russe venait en quelques secondes d’être exécutée par un duo de Parisiennes, bon chic bon genre. Quand je dis la femme russe, vu les connaissances culturelles de ces dernières, c’est toutes les Tchèques, Hongroises, Bulgares, Roumaines ou Polonaises qui se trouvent concernées par ces trois mots. Etait-ce dépit, pure jalousie ou connaissance approfondie des mentalités féminines slaves que traduisait ce court propos ? Toutes les Natalia du Levant méritent-elles cette mise au ban d’infamie de notre société occidentale ? C’est ce matin-là en trempant mes croissants dans un café et ma plume dans l’encrier que je décidais d’apporter ma modeste correction à cette vision simpliste et arbitraire des relations sentimentales est-ouest ! Je viens de décrocher une information vitale, une information que les médias ne vous dévoileront jamais, une nouvelle effrayante pour certains mais excitante pour d’autres. Une nouvelle armée rouge, une armée de choc, est prête à nous envahir pacifiquement. Leurs uniformes sont fascinants : le bleu de leurs yeux, la blondeur de leurs cheveux, la taille de leurs jupes. Face à cette force implacable, la résistance ne sera qu’illusion, la collaboration totale. En les voyant, les hommes déposeront les armes pour mieux tendre les bras. Le plus inquiétant, cette avancée programmée est appuyée par une cinquième colonne. Elles sont plusieurs dizaines de milliers déjà sur place, comme des fourmis, rouges évidemment, à être infiltrées dans nos vies et nos plaisirs. Oui leur présence n’est que l’avant-garde de millions d’autres, qui le bagage fait, le string à la main et le préservatif en poche, n’attendent que leurs visas pour enfoncer nos molles défenses. Laissez-moi m’étendre sur les strings car ils jouent un rôle important dans ce livre. En Russie comme dans de nombreux pays de l’Est, le string est parure de saison, surtout l’été sur les plages. D’ailleurs c’eststringov oustringanov que l’on devrait appeler ce sous-vêtement miniature. A l’est il y est inversement proportionnel à la grosseur des fesses. Plus celles-ci sont
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