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Lignes de fuite

De
114 pages
Lignes de fuite « met en page » trois voix cherchant à analyser, à questionner et à remodeler leurs souvenirs, afin de procéder à une réecriture du passé. Ces textes proposent des lignes de fuite à partir d'interrogations contemporaines : comment les traumatismes personnels sont-ils archivés ? Comment envisager notre capacité à oublier le passé ? Quel est notre devoir de mémoire ? Si des éléments de réponse sont proposés à travers ces fictions monologuées, on ne réussira pas à tirer au clair la part d'obscurité.
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Lignes de fuite Récits
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07131-2 EAN : 9782343071312
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Lignes de fuite
Dominic GLYNN Lignes de fuite
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Prenez un appareil photo. Un appareil numérique. Il faut qu’il soit numérique. L’argentique ne fera pas le poids. Ne vous occupez pas de la marque, on s’en fiche. Ni de la résolution. Aujourd’hui même les modèles les moins chers offrent une assez bonne qualité d’image. Après tout, vous ne cherchez pas à décrocher le premier prix d’un concours de photo. Non, il s’agit de faire une expérience scientifique toute simple. Une sorte de voyage dans le temps si vous voulez. Mais plus dans le style de Calvin et Hobbes que Doctor Who. La méthode low cost. Pas besoin d’une cabine de police bleue qui fait également machine à remonter le temps. Un clic et c’est parti. Bien sûr, mieux vaut savoir se servir de son équipement. Mon choix personnel d’appareillage à clichés : un Canon digital ixus 220 hs. Ce n’est peut-être pas un modèle haut de gamme, mais on peut s’en servir pour prendre des photos de vacances assez réussies. A condition de bien régler le paramétrage. Le paramétrage ? Quel paramétrage ? Il nous faudrait suivre une formation avant de savoir allumer le foutu machin. On regrette le temps où temps où il fallait simplement savoir insérer la pellicule, viser et appuyer sur un bouton. Et peut-être s’occuper du flash si l’on prenait une photo la nuit, au risque sinon de transformer un monument historique en une masse sombre et indistincte. On ne dirait pas tant la mosquée bleue que la tâche noire, n’est-ce pas ? Mais admettons que vous ayez quelques notions de photographie.
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Un pour Un
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