Marie Viala

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Le roman retrace la vie de Marie Viala, originaire de l'Aubrac et émigrée en Argentine à l'âge de six ans avec sa famille. La déchirure du départ, la traversée en bateau et l'arrivée au milieu de la foule à l'Hôtel des Immigrants au port de Buenos Aires, les difficultés d'adaptation sont autant de thèmes abordés dans cette histoire. Marie nous fait le récit de sa vie, sa voix alternant avec celle de l'auteur – sa petite fille – qui, réalise un voyage dans l'Aveyron afin de retrouver la mémoire de ses ancêtres.
Publié le : jeudi 5 mai 2016
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EAN13 : 9782140009181
Nombre de pages : 150
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îgures pionnières, telles que François Issaly, Clément Cabanettes, embarqués à Bordeaux à la în du siècle avec d’autres Français
l’immensité sauvage de la pampa, les difîcultés d’adaptation sont autant de thèmes qui font écho à l’immigration argentine à la în du
petite îlle – qui, en sens inverse, réalise un voyage dans l’Aveyron aîn de retrouver la mémoire de ses ancêtres.
manière étonnante la problématique migratoire en même temps
La fenêtre indiscrète
L A P H I L O S O P H I E E N C O M M U N Collection dirigée par Stéphane Douailler, Jacques Poulain et Patrice Vermeren
Ofelia Jany
MARIE VIALA
Biographie romancée
MARIE VIALA Biographie romancée
La Philosophie en commun Collection dirigée par Stéphane Douailler, Jacques Poulain, Patrice Vermeren  Nourrie trop exclusivement par la vie solitaire de la pensée, l'exercice de la réflexion a souvent voué les philosophes à un individualisme forcené, renforcé par le culte de l'écriture. Les querelles engendrées par l'adulation de l'originalité y ont trop aisément supplanté tout débat politique théorique.  Notre siècle a découvert l'enracinement de la pensée dans le langage. S'invalidait et tombait du même coup en désuétude cet étrange usage du jugement où le désir de tout soumettre à la critique du vrai y soustrayait royalement ses propres résultats. Condamnées également à l'éclatement, les diverses traditions philosophiques se voyaient contraintes de franchir les frontières de langue et de culture qui les enserraient encore. La crise des fondements scientifiques, la falsification des divers régimes politiques, la neutralisation des sciences humaines et l'explosion technologique ont fait apparaître de leur côté leurs faillites, induisant à reporter leurs espoirs sur la philosophie, autorisant à attendre du partage critique de la vérité jusqu'à la satisfaction des exigences sociales de justice et de liberté. Le débat critique se reconnaissait être une forme de vie.  Ce bouleversement en profondeur de la culture a ramené les philosophes à la pratique orale de l'argumentation, faisant surgir des institutions comme l'École de Korcula (Yougoslavie), le Collège de Philosophie (Paris) ou l'Institut de Philosophie (Madrid). L'objectif de cette collection est de rendre accessibles les fruits de ce partage en commun du jugement de vérité. Il est d'affronter et de surmonter ce qui, dans la crise de civilisation que nous vivons tous, dérive de la dénégation et du refoulement de ce partage du jugement. Dernières parutions Emilio CRENZEL,La mémoire des disparitions en Argentine, L’histoire politique duNunca más, 2016. Léon BROTHIER,L’utopie (1852), Le saint simonisme réformé à la veille du Second Empire, Présenté par Emmanuel Gleveau, 2016. Graciela TRABAJO,À propos de la psychanalyse et de la pédagogie, 2016. Charles RAMOND,Spinoza contemporain, 2016. Roberto LUQÍN GUERRA,La pensée esthétique de José Vasconcelos dans son sens originaire. Le contexte historiographique de la philosophie en Amérique hispanique, 2015. Danilo BILATE,Nietzsche et l’affectologie. Pour une éthique des affects, 2015.
Ofelia JANY
MARIE VIALA Biographie romancée
Traduit par María Victoria Cozzo
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris www. harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09110-5 EAN : 9782343091105
RemerciementsL´apparition de ce livre en Argentine et en France n’aurait pu être possible sans l’aide de nombreuses personnes et institutions de ces deux rives ayant marqué la vie de ma grand-mère Marie. Je voudrais remercier tout particulièrement Alicia Dujovne Ortiz pour ses conseils et ses encouragements continuels dans le cadre de l’atelier littéraire qu’elle dirige, et au cours duquel mon roman a vu le jour et a évolué. Merci aussi à Claude Jany qui m’a emmené dans les lieux où ma grand-mère et ses ancêtres sont nés et où ils ont vécu (Born, Lax, Saint-Géniez-d´Olt, Castelnau de Mandailles, Aurelle Verlac) , un voyage que je n’aurais pu accomplir sans l’aide de ses précieuses recherches préalables ; a la magnanimité de Patrice Vermeren qui a rendu possible l’édition française du roman, à Maria Victoria Cozzo pour son dévouement dans la traduction du livre original et à Maria de las Nieves Diaz pour son aide ad hoc ; à François de Bernard par son encouragement inestimable ; à Yamil Sevenants Sánchez, Hebe Pelosi, Ricardo Melgar, Adalberto Santana, Hugo Chumbita, Norma Sánchez et José Muzlera pour son travail de divulgation ; à Marcelo Velarde Cañazares, Lucio Lucchesi et Valentine Deboisriou pour pour leur contribution sur des aspects textuels significatifs et last but not least, je remercie mon compagnon de vie Hugo Biagini dont le soutien et l’encouragement pour mon travail sont constants. Sur le plan institutionnel, je tiens à souligner l’appui apporté par le Centre Franco-Argentin de l’Université de Buenos Aires (CFAAE) sous la direction de Monsieur
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Guillaume Boccara, ainsi que par l’Alliance Française et l’Ambassade de France en Argentine. Je souhaite également mentionner les entités ayant participé à la diffusion du livre Marie Viala : La Société Amicale d´Échanges de Pigüé, le Groupe d’Études et de Recherches sur les Mondialisations (GERM), les revues Pacarina del Sur et Cuadernos Americanos du Centre de Recherches sur l’Amérique Latine et le Caraïbe (CIALC-UNAM Mexique), la Société Scientifique Argentine, la Radio Nationale, et le Centre de Science, Éducation et Société (CECIES), dont le site électronique a un dossier intégral complet sur les répercussions de cet ouvrage.
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La mer. La mer. La mer. Rien que la mer! Rafaël Alberti Maman ne veut pas que j’aille jouer avec Anne au bord du ruisseau. Cela fait plusieurs jours que je la vois pleurer pendant qu’elle prépare le repas ou pétrit la pâte. Elle a l’air si fatiguée avec ce gros ventre qui lui pousse ! -Augustin ! , si tu ne veux pas tomber, arrête de courir ! Pourquoi me demande-t-on d’emmener Augustin avec moi en ville lorsque j’y vais faire des courses ? On dirait qu’ils ne se rendent pas compte qu’il est trop jeune et que je suis obligée d’avoir tout le temps un œil sur lui. Avant, c’étaient eux qui s’occupaient de lui, mais depuis que maman a ce gros ventre, qu’elle pleure sans arrêt et que papa n’est jamais là, il me colle toute la journée. Mais à quoi est-ce qu’ils pensent ? Est-ce qu’ils oublient que je suis une petite fille de six ans et que j’ai envie de jouer ? Pourquoi papa s’en-va-t-il tous les jours ? Il revient en portant des papiers et il s’enferme avec maman, ils se disputent ou alors ils font des projets. J’entends qu’ils parlent de voyages et de bateaux. J’aimerais tellement qu’ils m’emmènent sur un bateau, sur l’eau ! -Maman, je veux aller jouer avec Anne. -Non, on n’a pas le temps. Va chercher tes affaires et mets-les dans cette couverture. On doit ranger tout ce que nous allons amener. 9
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