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Mes amis de la forêt enchantée - tome 1 : Lucie Longues-Moustaches a disparu

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35 pages


Deux petites filles découvrent un monde enchanté où d'adorables animaux sont menacés par une cruelle sorcière !

Le jour où Lili et Manon passent la porte du vieux chêne, leur rêve devient réalité ! Elles rencontrent les adorables animaux de la Forêt Enchantée. Et lorsque Grizelda la sorcière met en danger leur nouvelle amie Lucie, un ravissant bébé lapin, Lili et Manon n'hésitent pas un instant !





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couverture
Daisy Meadows

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Lucie Longues-Moustaches
a disparu

Tome 1

Traduit de l’anglais par Sophie Dieuaide

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Pour Darcie Littley

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1

Un étrange visiteur

Lili Brunet traversa le jardin qui sentait bon l’herbe humide. Derrière un bouquet d’arbres, ses parents avaient transformé une grange en refuge pour les animaux blessés. Lili prit un seau plein de salade, puis longea la clôture jusqu’au clapier qui se trouvait tout au bout.

— C’est l’heure du petit déjeuner ! cria Lili.

Aussitôt, un museau rose apparut à la porte. Un, deux, trois petits museaux ! Les lapins avaient tous un bandage. L’un à l’oreille droite, les deux autres à la patte.

Lili versa les feuilles de laitue dans la gamelle, et les lapins se précipitèrent pour grignoter.

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— Bon appétit, leur chuchota Lili.

Elle releva ses cheveux bruns qui lui tombaient dans les yeux et observa les lapins. Ils se régalaient !

« Ils vont mieux, se dit-elle. Ils pourront bientôt retourner dans leur terrier. »

Lili vit quelque chose bouger de l’autre côté de la rue. La porte de la maison d’en face s’ouvrit et une fille blonde approcha. Lili sourit : c’était Manon Mallet, sa meilleure amie.

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Manon portait un short en jean et un joli sweat à capuche rose. Lili courut rejoindre son amie à la porte du jardin.

— Enfin les vacances ! s’écria Manon. Lili, ce serait génial si on travaillait tous les jours au refuge des animaux !

Comme Lili, Manon adorait les soigner.

Lili applaudit.

— J’ai déjà nourri les lapins, répondit-elle. Viens vite, les autres attendent leur petit déjeuner.

Les filles se rendirent d’abord auprès des cerfs blessés. Ils se reposaient au fond du jardin, derrière les grands arbres. Un faon sautillait sur trois pattes : un épais bandage le gênait pour marcher.

— Papa et moi, on l’a soigné hier, expliqua Lili.

— Vous vous en êtes bien occupés ! dit Manon.

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Elle glissa la main dans la poche de son short. Elle y rangeait toujours un carnet et un crayon.

— Toi, tu es trop beau, je reviendrai te dessiner !

Les filles regagnèrent la grange.

— Lili ! Manon ! s’écria joyeusement Mme Brunet. Vous arrivez au bon moment.

Les bottes couvertes de boue, la maman de Lili se tenait devant une cage.

— Vous pouvez nourrir les renardeaux ? demanda-t-elle. Les pauvres petits… ils ont été abandonnés !

Lili mit des gants pendant que Manon attachait ses longs cheveux blonds avec un élastique. Elles étaient prêtes à commencer. Elles donnèrent le biberon aux renardeaux. Ils buvaient à toute vitesse, aussi gloutons que des bébés ! Puis Lili nota l’heure de leur repas dans l’ordinateur.

— Vous pouvez vérifier qu’il y a de l’eau dans les cages ? demanda ensuite Mme Brunet. Sauf dans la dernière. C’est inutile, elle est vide. Moi, je vais m’occuper des blaireaux.

Mme Brunet quitta la grange et les filles remplirent d’eau les petits arrosoirs. En travaillant, elles parlaient doucement aux écureuils, aux souris et aux hérissons.

— Ils sont si nombreux ! s’exclama Manon.

Mais Lili ne répondit pas. Quelque chose bougeait dans la dernière cage.

« C’est bizarre, pensa Lili. Maman a dit qu’elle était vide. »

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Elle ouvrit la porte et découvrit un chat blotti bien au chaud !

— Manon… murmura Lili. Viens voir…

Le chat dressa les oreilles dès qu’il vit les filles.

— Mais comment a-t-il fait pour entrer ? s’étonna Manon.

— Par magie ! répondit Lili, et elles éclatèrent de rire.

Le chat se leva d’un bond et miaula. Sa fourrure était toute dorée et ses yeux aussi verts que les feuilles au printemps.

— Il est beau ! s’écria Manon.

Elle lui caressa la tête et demanda à Lili :

— Tu ne trouves pas qu’il ressemble à la chatte qui avait une patte blessée, l’année dernière ?

Lili observa le chat.

— Oui ! Ce pourrait être elle ! Allons regarder son dossier dans l’ordinateur…

Lili consulta le fichier des patients et poussa un cri de surprise :

— Oh ! Regarde, Manon !

Il était écrit :

Patient : chat femelle,

pelage doré et yeux verts.

Chat perdu : pas de collier.

Notes : une patte blessée, bonne cicatrisation.

Adore Lili et Manon !

Le patient a soudain disparu.

Il y avait aussi une photographie de la chatte dorée.

— Manon, tu avais raison ! dit Lili. C’est elle !

À ce moment, la chatte, qui avait sauté au bas de la cage, vint se frotter aux jambes des filles en ronronnant.

— Elle n’a pas l’air malade, s’étonna Lili. Pourquoi est-elle revenue ? C’est un vrai mystère !

La chatte se dirigea lentement vers la porte de la grange. Elle s’arrêta, jeta un regard aux filles et fila dehors.

— Vite ! s’écria Manon. Attrapons-la avant qu’elle ne disparaisse encore !