Monstera deliciosa

De
Lynda Dion a fait une entrée remarquée dans le monde des lettres par la publication de deux romans au rythme très effréné et au « je » très assumé. Avec Monstera deliciosa, elle délaisse la narration à la première personne au profit de la troisième dans un style tout en retenue où chaque mot participe à la dissection d'un couple, d'une erreur de parcours. Si au départ la proposition peut surprendre, le lecteur se rend vite compte que ça marche. Ça marche parce que Lynda Dion ne sait pas faire autrement que d'être entièrement dans une vérité où il n'y a pas de place pour la concession. Et c'est ce qu'on aime de son écriture.
Lynda Dion a un parcours atypique. Enseignante de français et de création littéraire au secondaire, sa passion pour l'écriture la pousse à fonder Sors de ta bulle !, un concours qui permet à de jeunes écrivains de voir leur première oeuvre littéraire publiée. Depuis quelques années, elle reprend « le temps perdu » en se consacrant à l'écriture de romans. En quatre ans, elle a fait paraître chez Hamac La Dévorante (2011), La Maîtresse (2013) et Monstera deliciosa (2015).
Publié le : mardi 17 février 2015
Lecture(s) : 3
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782896649068
Nombre de pages : 148
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Lynda Dion
Monstera
deliciosa
romanMONSTERA DELICIOSADe la même auteure
La Maîtresse,
roman, Hamac, 2013
Finaliste Prix Alfred-DesRochers 2014
Finaliste Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke 2014
La Dévorante,
roman, Hamac, 2011
Finaliste Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke 2012Lynda Dion
Monstera
deliciosa
romanLes éditions du Septentrion remercient le Conseil des Arts du
Canada et la Société de dévpelopement des e ntreprises
culturelles du Québec (SODEC) pour le soutien accordé à leur
programme d’édition, ainsi que le gouvernement du Québec
pour son Programme de crédit d’impôt pour l’édition de
livres. Nous reconnaissons également l’aide financière du
gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre
du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.
Hamac est une division des éditions du Septentrion.
Direction litérair: Ér eic Simar d
Révision : F leur Neesham
Correction d’épreuv : M es ar ie-Michèle Rheault
Mise en pages et maquete de la couver: Pturierer e-Louis Cauchon
Photographie de la couver: © Mturear ie-Charlote Aubin
(mariecharloteaubin.blogspot.com)
Si vous désirez être tenu au cour ant
des publications de HAMAC
vous pouvez nous écrire par courrier,
par courriel à info@hamac.qc.ca,
par télécopieur au 418 527-4978
ou consulter notre catalogue sur I : nternet
www.hamac.qc.ca
© Les éditions du Septentrion Difusion au Canada:
1300, av. Maguire Difusion Dimedia
Québec (Québec) 539, boul. Lebeau
G1T 1Z3 Montréal (Québec)
H4N 1S2
Dépôt légal :
Bibliothèque et Archives
nationales du Québec, 2015 Ventes en Europ :e
ISBN papier: 978-2-89448-810-2 Distribution du Nouveau Monde
ISBN PDF : 978-2-89664-905-1 30, rue Gay-Lussac
ISBN EPUB : 978-2-89664-906-8 75005 ParisÀ mes sœurs de sang,
Francine et Suzanne
À ma sœur d’encre,
CamilleLe temps est à couteaux
Tirés dans ma mémoire
L’oubli est un manteau
Qui chaufe en vain l’histoire
D’une vie de bateau
Ancrée dans l’au revoir
Ma voix comme un cadeau
Survit aux désespoirs
Extrait de la chanson « Ma v oix»,
Catherine Major et MoranElle. Déjà le sujet.
Le sujet de l’histoire. Une autre à venir.
Qui vient malgré.
Non, pas à veni: pr assée-présente. Dans le sens
du moment présent, l’instant. L’arrêté du temps.
À l’origine des heures, fgée, les mains posées à
plat sur le clavier, l’événement de la rupture, la fn
du couple.
Une histoire vieille comme le monde.
Commune. Presque banale à force.
11C’est un dimanche, fn janvier.
Dehors, une température glaciale. Avec de grands
coups de vent mauvais. De temps en temps une
trouée de lumière. Puis re-ciel gris, pesant, à
donner des envies monochromes. Une envie
d’acier, en fnir avec cete vie-là.
Le corps allongé sur la peau du divan, elle regarde
par la grande fenêtre du salon. Les murs terracota
et l’abondance de végétation autour d’elle, le
contrastéte d onne R. assure.
Avec les plantes, respirer. Ne rien faire d’autre.
Devenir une de ces plantes vertes.
12Dans la pièce terracota, elle apprivoise la vie
nouvelle qui arrivera avec le printemps. Seule,
vraiment. Pour de bon.
Il est devant son écran pla de 52 pt ouces, réfugié
dans la cave avec le foyer au gaz et sa Xbox.
Je préfère entendre le vent sifer dehors.
Je, il ne faut pas. Écrir à côte é: la troisième pe-r
sonne, c’est mieux pour ce qu’il y a à dire. Consentirmaintenant
la lourdeur d’jeun
traîne à la vue
j’aurais voulu être légère presque
vide
(être ne coïncide pas avec ce projet fabuleux)
Isabelle DumaiLa cs, ompromissionJanvier, le premier jour de l’année.
Il y a eu le froid. Aflé comme une lame de rasoir.
Et la douleur grimpante dans la gorge. Le foulard
autour du visage. Pour la longue traversée.
Elle scrute les dunes de cristaux blancs, oublie la
fenêtre et le salon. Le vent transperce sa peau, le
noyau sec, le cœur du fruit glacé. Gelé dur.
Dans l’éclat du jet de lumière, atraper la chaleur,
l’enrouler autour du corps transi. Lentement elle
tisse son cocon sur le divan en cuir brun. C’est
temporaire. Ce divan, cete maison, ce salon, rien
n’est à elle.
S’en défaire plus tard.
Le temps est du verre taillé. Précieux.
Et cassant.
19L’événement de la rupture entre quatre murs.
Des mots seulement.
C’est fni entre nous.
20Lynda Dion a fait parler d’elle
…pour son roman La Maîtresse…
« D’emblée, nous sommes
ici, dans la litérature. À la fois
dans l’écriture souveraine,
cete coulée de conscience
délivrée, non censurée, et
dans la confdence intime
calculée. La ponctuation
a sauté, les barrières aussi,
qui séparaient la femme
qui écrit, de la Maîtresse du
titre. Dans ce “roman de
prof ”parfaitement assumé, la
sincérité est inséparable de la technique litéraire. L’écriture
auto-réfexive installe un style, c’est irrésistible, on est saisi
par le mouvement. Une autofction, sans doute, où les
concours de litérature s’appellent Grand Prix litéraire de
la Ville de Sherbrooke. Mais aussi, et surtout, une plongée
réussie dans les splendeurs et misères de la création, et
leurs lointaines recompenses.»
Louis Hamelin,
Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke
« Deux ans après la parution salué La Dée de vorante, son
premier roman, Lynda Dion afrme son flon et sa voix en
publiant La Maîtresse. Habilement écrit dans un soufe emporté, le récit a son rythme propre et singulier. Les
dédales empruntés par l’auteure nous égarent parfois, mais
celle-ci tresse au fnal tous les fls ensemble et boucle son
récit avec doig » té.
Karine Trembla La Ty, ribune
« Ce dernier roman est une lecture pour temps de pluie.
Une lecture qui réchaufe, dans laquelle on se perd, on se
trouve, dans laquelle on emmitoufe ses pieds comme dans
une couverture de laine. Une histoire qui pique un peu, qui
dérange, mais qui sait chasser la grisaille ambiant» e.
Anne-Marie DuquetLe Moe, uton noir
« La Maîtresse nous absorbe par sa forme glissante sans
aspérités de ponctuation, nous dérange par la mise à nue
sans complaisance de l’âme tourmentée de Lynda Dion.
Pour tous ceux qui s’intéressent à la litérature, c’est
une lecture à deux niveaux. Il y a à la fois énormément
d’intensité émotive mais aussi de rigueur dans la démarche
d’écriture. »
François Richar d,
CKRL (Les Matins éphémères)…pour son roman La Dévorante…
« Le soir où je l’ai ouvert
je l’ai gardé près de moi,
lutant contre le sommeil
fnalement remplacé par le
magnétisme qui se déployait
progressivement au contact
de ses pages, jusqu’à ce que je
l’aie fni. Il n’est retourné sur
la malle qu’une fois dévoré.
En lambeaux. Comme si la
déesse égyptienne Ammout,
dévoratrice de cœurs et des
morts, était passée par là après s’être penchée sur l’autopsie
in vivo d’un féminin confronté à ses abysses, inévitables
autant qu’inconfortables. »
Aline Apostolsk BSC Na, ews Magazine
« La Dévorante est un récit intimiste et criant de vérité qui
plonge le lecteur, l’espace d’un été, au cœur du quotidien
de la vie d’une femme de près de cinquante ans qui éprouve
toujours, malgré les blessures du passé, le désir brûlant de
partager sa vie avec un homme. Bien que le roman soit
composé de courts fragments sans ponctuation, la prose
de Dion est fuide, rythmée et sans temps mor» t.
Maude CouturQue, ébec fançais« Roman à l’écriture emportée, sans ponctuation, présenté
sous forme de fragments, qui aboutit à un véritable délire
de la phrase La Dé, vorante est une première œuvre alerte,
rageuse, rieuse. »
Suzanne GiguèreLe De, voir
« L’humilité et la sensibilité de l’écriture, l’absence de
ponctuation et le rythme efcace du roman servent
habilement ce propos sans doute commun porté par une
voix singulière et intellig»ente.
Marie-Michèle GiguèLetrre, es québécoises
« Ce qui l’est moins, banal, c’est l’écriture rageuse et
lucide, les phrases sans ponctuation, mais disposées en
strophes comme en poésie, la douleur qui afeure partout
dans ces chapitres divisés en thèmes, telles les pièces d’un
casse-tête. Un premier roman prometeur, dur comme un
refet trop cru dans le mir »oir.
Annick DuchatelEn, tre les lignes
« Tantôt drôle, tantôt dramatique, elle nous amène sur les
chemins sinueux de l’amour, de la solitude qui erre dans
les cœurs jour après jour. C’est un mal qui vous ronge, qui
vous dévore. Intimiste et touc ! »hant
Caroline LaroucheLe Li , braire
« Un roman qui se lit posément comme une suite de
courts fragments, ou d’une seule traite, comme le vent fou
et fuide d’un été tourme»nté.
Steve BergeroLa Tn, ribuneDans la même collection
Splendeurs et misères La Baleine de parapluie
de l’homme occidental Stéphane Libertad, 2012
Pierre Gobeil, 2015
Un léger désir de rouge
Histoire d’un bonheur Hélène Lépine, 2012
Geneviève Damas, 2015
Chaque automne
Les bonnes manières j’ai envie de mourir
Geneviève Damas, 2014 Véronique Côt é
et Steve Gagnon, 2012
Saccades
Maude Poissant, 2014 L’Hiver à Cape Cod
Pierre Gobeil, 2011
Le Vertige des insectes
Maude Veilleux, 2014 Depuis les cendres
Emmanuel Bouchard, 2011
La Maîtresse
Lynda Dion, 2013 La Dévorante
Lynda Dion, 2011
Le Mouvement naturel des choses
Éric Simard, 2013 Déjà
Nicolas Bertrand, 2010
Passagers de la tourmente
Anne Peyrouse, 2013 La Pureté
Vincent Tibault, 2010
Si tu passes la rivière
Geneviève Damas, 2013 La Trajectoire
Stéphane Libertad, 2010Être Enthéos
Éric Simard, 2009 Julie Gravel-Richard, 2008
La Louée La Deuxième Vie de Clara Onyx
Françoise Boufère, 2009 Sinclair Dumontais, 2008
Au passage
Emmanuel Bouchard, 2008Dans la collection hamac-carnets
Tout foutre en l’air J’écris parce que je chante mal
Simon Lanctôt, 2013 Daniel Rondeau, 2010
Les Chroniques d’une flle indigne Passion Japon
Caroline Allard et Valérie Harvey, 2010
Francis Desharnais, 2013
Les Chroniques
Détails et dédales d’une mère indigne 2
Catherine Voyer-Léger, 2013 Caroline Allard, 2009
Voyages et rencontr es Un taxi la nuit T-II
en Franco-Amérique Pierre-Léon Lalonde, 2009
Dean Louder, 2013
Lucie le chien
Avant Eden Sophie Bienvenu, 2007
Barthélémy Courmont, 2013
Les Chroniques
Soleil en tête d’une mère indigne 1
Julie Gravel-Richard, 2012 Caroline Allard, 2007
Pour en fnir avec le sexe Un taxi la nuit
Caroline Allard et Iris, 2011 Pierre-Léon Lalonde, 2007Entièrement consacrée à la fct ion,
Hamac propose des text es
profondément humains qui bril lent
par leur qualité litéraire.
Si vous avez aimé celui- ci,
nous vous invitons à découv rir
les autres titres de notre cat alogue.
Ils vous plairont sûrement.
Pour soumetre un manuscrit ou obtenir plus d’informations,
visitez le site www.hamac.qc.ca
Hamac est dirigé par Éric Simard.
Vente de droits
Mon agent et compagnie
Nickie Athanassi
173 et 183 Carré Curial
73000 Chambéry, France
www.monagentetcompagnie.com
help@monagentetcompagnie.comTous les livres de Hamac sont imprimés sur du
papier recyclé, traité sans chlore et conte% de fnant 100 bres
postconsommation, selon les recommandations d’ÉcoInit iatives
(www.oldgrowthfree.com/ecoinitia tives).
En respectant les forêts, Hamac espère qu ’il reste
toujours assez d’arbres sur terre pour accrocher des hamacs.
composé en arno pro corps 13
selon une maquete réalisée par pierre-louis cauchon
et achevé d’imprimer en janvier 2015
sur les presses de l’imprimerie marquis
à montmagny
pour le compte de gilles herman
éditeur à l’enseigne du septentrion

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant