Mosaïque des autresses

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Pourquoi les femmes sont-elles dupes dans les jeux de l'amour ? Comment se fait-il qu'on soit si loin des contes de fées qui colorent encore la vision des Autresses éternellement délaissées, violentées, et pourtant toutes-aimantes ? Pourquoi semblent-elles s'accommoder de leur sort ? Un univers drolatique où l'on prétend que "technologie et épanouissement sexuel marchent la main dans la main". Où les héroïnes des contes meurent de leur destin "bienheureux" : "On la pleure beaucoup, mais on ne la comprend jamais". Un nouvel univers littéraire dont personne ne sort indemne.
Publié le : jeudi 1 octobre 2009
Lecture(s) : 60
EAN13 : 9782296683112
Nombre de pages : 232
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Mosaïque des autresses

Essai

De la même autrice

Décoloniser l’imaginaire, Paris, L’Harmattan,2007.

« Universalité etcréation féminine », dansDésireuse de plus avant
enquerre… Christine de Pizan, Paris, Honoré Champion,2008.

« Rêver, c’estconstruire », dansUtopies féministes et expérimentations
urbaines, Rennes, Presses Universitaires de Rennes,2008.

Poésie et théâtre

o
Extraits deRonronnementdansFriches, n100, décembre2008 etdans
Verso,2010.

L’Arbre Huluppu, spectacle adapté des premierstextes de l’humanité,
joué à Montpellier, Centre Rabelais,7mars2009.

Katherine Roussos

Mosaïque des autresses

roman

L’Harmattan

Le 11 septembre 2001, un homme d’affaires se rend à
son bureau dans les Tours Jumelles, mais décide en route
d’aller voir sa maîtresse. Ils ferment les volets, éteignent
leurs portables, et restent au lit une bonne heure ou deux,
puis se rhabillent, rallument les portables. Ça sonne de suite
et Monsieur répond…ben, je suis au bureau, chérie, où
veux-tu que je sois ?

AGNESSES

Opéra

ġLes hommes ne connaissent plus leur place !
ġAujourd’hui, les femmes veulent être des hommes.
ġÇa ne peutpas marcher !
ġJ’aitoujours respecté le jugementde mon mari.
ġLes hommes ne saventplus qui ils sont!
ġDieua créé les deuxsexes, mais il les a créés di-ffér-ents.
ġJe n’ai jamaisvouluqu’on me libère !
ġQuand je pense àtous ces pauvres hommes…
ġIlya même des femmes qui les battent– c’estcontre
natuIlre !ya même des femmes qui ne respectentpas les
vœuxmatrimoniaux…
ġIl faudraitles lapider, c’estécrit.
ġIl fautse méfier des femmes !
ġEntre nous çava, mais les autres – elles peuvent toujours
convoiter nos maris.
ġIl fautles protéger, les pauvres, de latentation !
ġLes femmes d’aujourd’hui ne connaissentplus aucune
limite, on levoit tous les jours à latélé.
ġÇava de mal en pis !

Absolution

Madame, je vois que vous souffrez...
Chut, faut que personne me voie… Ils sont à mes
trousses…Monsieur, par pitié !Ils sont venus chezmoi, ils
ontenlevé mon bébé !
Mais non ! Il est là votre petit agneau !
C’estson frère. Le premier ils ontpris... N’appelez
pas la police, jevous en supplie !!
Racontez, mon enfant, que Dieuabsoutvospéchés
aussigravesqu’ilsoient maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Chaque soir mon mari m’enferme dansun coffre, il a
très peur – cen’estpas pareil ici– que j’aille avec d’autres
hommes ;moi, ça ne m’embête pas qu’il m’enferme, je me
sens bien dans cette boîte, c’estcommeun petitnid, je me
sens protégée, ce monde est trop dur pour les femmes, on
n’estpas faites pour aller à l’extérieur, qu’est-ce que
j’yferais ?Quand ilveutavoir des accouplements, il me sortet
m’attache aulitetaprès il me remetdans la boîte, qu’il
fermetoujours avecune petite clé jolie qu’il garde autour du
cou; maisune nuitnous nous sommes endormistous deux
aulitetaumatin il était très en colère, il a ditqu’un homme
est venupendantson sommeil pour avoir des copulations
avec moi, il m’a examinée, il a ditqu’ilyavaitdujus et
quand j’ai ditque c’étaitle sien il m’a giflée etquand c’était
trop fortj’ai crié; mon fils s’estréveillé, puisunevoisine a
appelé la police etils sont venus me demander ce qui se

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passe ;ils ont regardé la chambre, la cuisine... ils m’ont
regardée, moi, toute sanglante, et ils ont dit que je n’étais pas
en état d’élever mon enfant…
Lorsque l’on vous insulte ou que l’on vous persécute,
soyez heureuse, mon enfant, car ceci plaît au Seigneur.
Un an après, j’ai eu celui-ci. Ce matin, la même
chose s’est passée, sauf que quand j’ai entendu arriver la police
je me suis évadée avec mon fils, regarde comme il dort
(comme si la vie était simple, si simple!) par l’ascenseur
alors qu’ils montaient par l’escalier.Jeveuxjuste garder
mon fils, mon mari peutaller audiable ! Detoute façon je ne
suis pas la seule avec qui il a des accouplements…

Pourquoi ne retournez-vous pas chez votre mari ? Si
vous mourez sous ses coups, le Seigneur vous récompensera.
Si vous le quittez, vous brûlerez aux Enfers. Le choix doit
être si évident, mon enfant: concours vain au bonheur sur
terre pour quelques années, ou la glorieuse souffrance qui
mène au Paradis éternel ?
Dans mon pays je travaillais avec ma mère etmes
sœurs àtenirun petitje pecafé –uxretourner là-bas, si j’y
arrive… si j’y arrive…

Vespresse

u dois te balader complètement à poil. Puis ilya les
T
visites médicales– c’esttoi qui dois payer pour qu’ils
te sortentleurs petites blagueste scrutent te palpent te
fouillent te fouinent te fourragent t’épluchent te bavent dessus te
boivent desyeux louchent sur toi tecontrôlent. Des fois tu
vois les mêmes venir te sauter le soir mais cette fois-ci c’est
eux qui payent– salauds !
C’estennuyeux.
J’aimerais être ailleurs, n’importe oùailleurs. Faire
autre chose.
Je souhaiterais presqueune apocalypse nucléaire pour
que quelque chose arrivpoe enfin– sinonur me sauver, au
moins pour qu’on soit tous surun pied d’égalité – morts ou
vivants – etrecommencer. Je n’aime pas mon débutetje
n’aime pas ce que j’ai faitdepuis. Ce n’estque le
débutdiraientcertains innocents, je peuxencoretourner la page, si
seulementje croyais que je le pouvais…
Oùjevais, ça colle à moi.
C’estquoi, ailleuJe srs ?uis enfermée dans ce corps
avec mes peurs dégoûts inerties blocagesterreurs duprésent
horreurs dupassé etfatigues…
Je cours, ça me rattrape. Je ne parle pas d’eux, c’est
plus facile de s’évader d’euxque de retrouver ce petitanimal
que j’ai mis dansun petitcoin pour le protéger mais je ne

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sais plus où je l’ai mis ou on me l’a volé et sans qui je ne
peux pas courir.
C’est quoiailleurs? J’ai oublié.
Je me dis que j’aimerais fonderune famille,
n’importe quelle fille rêve de ça, mais quel homme
épouserait une… Entoutcas, pas le genre d’homme que j’aimerais :
quelqu’un de douxetinnocent, etbrillant. Mais qui suis-je
pour décider, fantôme, ersatzde poupée en plastique, ersatz
de fantôme.
Mes clients sont tous mariés.?Mes clientsClients ?
Mariés ?J’attends qu’ilyen ait un –un seul – qui
s’intéresseun peuà moi, comme dansun film. Même s’il
s’intéressait untoutpetitpeu, je ne le ferais même pas payer,
peut-être… Un peudetsendresse – maisur le coup je n’en
veuxpas jeveuxjuste qu’iltermine ; je me mets ailleurs, je
me dis qu’il le faut, qu’il fautgagner savie… que c’estbien,
j’aiun petitstudio je ne dors pas dans la rue, j’ai de quoi me
payer la bouffe et un jour je partirai envacances. C’est
quand je dors etquand je me réveille seule (seule !) que
j’imagine cettetendresse mais je sais maintenantqu’ilya
deuxcatégories de femme etmerde !j’aitoutloupé je ne
suis pas dans la bonne.
Je suis bête : je rêve encore. Je confonds rêve
etprojet, je ne sais pas ce qui dépend de moi etce qui dépend des
autres etce qui dépend dubon Dieus’ilyen aun.

Cinéma

e l’ai vu cet après-midi… On a fait l’amour…Etpuis on
J
a regardéun film, etc’étaitbeau!!! On s’est tenula main
dans la main, comme des ados, etdetemps entemps il
respiraitdans mon oreille, puis faisaitcomme si rien n’était. Il est
trop classe, ce mec,vachementromantique. C’était un
documentaire sur les suicides. Les gens
racontaientleurstentatives etonvoyait une simulation et chaque fois qu’ils étaient
en train de mourir il me serrait la main encore plus fort!
C’est ça l’amour, non ? se sentir proche de lavie etla mort,
comme si lavie netenaitqu’àun fil.

Oui, c’était un bon film, etpuis il était vraiment très
amoureuxcette fois-ci. Oui ! Il m’a ditjet’aime et touteton
a faitl’amour etil avraimentpris letemps, puis c’était un
bon film, etil m’a donnéun livre que je convoitais depuis
trop longtemps! Etil m’a demandé ce que je fais demain et
si jevoulais qu’on fasse quelque chose ensemble, parce qu’il
esten sabbatique,tusais… Il écrit un roman… ben, je n’y
comprends pas tout, qu’est-ce qu’il est mystérieux! mais je
suis sûre que beaucoup de gens l’achèterontparce que moi
entoutcas je l’achèterai parce que même si on ne comprend
pastoutetqu’il y a beaucoup de répétition et aucun
protagoniste, c’est intéressant. Il dit que les protagonistes sont
désuets, qu’il faut tourner la page et que bientôt il écrira un
roman sans mots. Quel génie ! Nous savons que les éditeurs
vontrefuser son roman, mais c’est toutde même plus
romantique comme ça.Ça se passe dans le métro. Toutle monde
parle dans son portable. Mais moi je prends le métro et

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j’entends personne qui téléphone comme ça, c’est plutôt
dans le bus, je ne sais pas si je lui dis ou non.Enfin, ce n’est
pas ça qui metracasse. S’il fait un roman, il fait un roman,
c’estsavie. Detoute façon, je n’aime pas les romans, je
préfère le cinéma.
Mais il y a une petite chose qui m’embête un peu… Il
m’a invité àune soirée oùil y aura un psychologue qui a
écrit plein de livres sur la sexologie, etil
esthyperrévolutil croiionnaire :tque l’acte sexuel de pénétration
estrétrograde etque même les singes ne le fontplus, presquile ;
faudraitplutôtdévelopper le frottage etle léchage etcetera et
il a fait une simulation qui illustre abstraitementles3300et
quelques façons de s’yprendre. Il a quasimentfondé àlui
seulle mouvementanti-coït. Je ne suis pas partisane, mais
quand même! j’aimerais bien le rencontrer. Mais le souci,
c’estqu’ilyaura sa femme. Ilyaura lui, moi, elle, le
sexologue… enfin, pas grand monde c’est une petite soirée
intime. Alors, je me présente, enchantée madame, etje suis qui,
à partmoi-même ?je ne le connais que par le sexe, nous
avons commencé par baiser ensemble etmaintenantnous
sommes amoureux. Elle sera là, sa femme, la femme qu’il
baisetous les soirs depuistantd’années. Etmoi ? Je ne suis
ni anti-coïtiste, ni celle qui coïte comme il faut. Je ne sais
d’ailleurs même pas le faire. Non, c’est vrai. Si j’avais à le
fairetoute seule… à prendre le dessus comme les filles dans
Cosmo, ben, je n’aurais aucune idée. Envérité, je ferme les
yeux. Je ne sens presque rien. Je n’aime pas sentir, ça gâche
l’amour. Alors, qu’est-ce que je fais ? Etpourtant, je ne dois
pas être la première femme à qui ça arrive !Pourquoi
personne ne ditrien ?

Feuilleton

ourquoi dans son lit? Qu’il me paie l’hôtel !Ça ne me
P
dérange pas qu’il bave qu’il éjacule oùilveutaprèstout
j’ai besoin de lui etje suis reconnaissante. Mais ilya ses
affaires à elle, son odeur. Elle laissetraîner ses bas etmême
ontrouve des slips dans le litsi pareils auxmiens. Il me
demande si je n’ai pasun petitcopain etça l’excite pour je ne
sais quelle raison. Ça l’excite sûrementque je letrompe que
je sois comme lui infidèle. Mais est-cetromper ouplutôt
business. Qu’est-ce qui compte ? Je n’ai jamais rien compris.
C’estpour ça que j’en ai pastrouvéun pour m’épouser ?
Estce que ça revientaumême ? Sûrementpas, elle rapporte plus
gros que moi. C’est vrai qu’avantje me fichais de l’argent,
mais maintenantce n’estplus pareil. Je négocie,touta son
prix, je ne me fais plus avoir. J’aime l’argent, c’est vrai, c’est
plus fortque moi. Quand je m’en fichais, c’étaitl’argentqui
tyrannisait. Maintenantje le possède, le maîtrise etle
mobilise pour régner ensemble dans ce monde. Ces gens qui
disentque ça ne faitpas le bonheur sontniais dans leur
surestimation dubonheur ; bonheur n’égale pas Grandeur, bien au
contraire. Si je suis dansune position abjecte maintenant,
attends cinq ans etj’auraitoutcar je commence à déchiffrer
ce jeude lavie etje peuxenfin gagner. Que j’étais niaise
quand je faisais les petits boulots etallais dans des soirées !
Je ne me faisais jamais bien baiser etj’étaistoujours aussi
pauvre. J’aitourné la page etc’estmieuxmaintenant, chaque
jourun peumieux.

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=

Il m’imagine autrement, comme il veut. Ça faitpartie
dujeu. Je n’aimerais surtoutpas qu! Il’il me connaisse
m’imagineune pauvre fille honnête, mais je ne suis pas
honnête, etil doitsavoir que je ne suis plus pauvre. Lui qui estsi
attentif auxgrosses sommes d’argentne l’estpas en ce qui
me concerne. Très étrange. Audépart, il l’était, avantque je
ne prenne letruc en main. Sauf pour l’histoire dulit. Il aime
le risque, évidemment.
J’ai besoin de ça, je n’ai rien d’autre. Je ne mevois
pas chercherune autre situation, car moi, je n’aime pas le
risque. Je le déteste. Il joue avec mavie. Qu’est-ce qu’elle
fera ? Elle doitle savoir. C’estincroyable ce que les gens se
débrouillentpour ne pasvoir, ne pas (sa)voir.
Je dis à mes parents que jetravaille chezQuickyet,
detoute façon, ils n’ontjamais eupour moi de plus grandes
ambitions. Quicky. Restauration rapide.Vite, vite !Parfois il
prend sontemps. Pourquoitrouve-t-il ça agréable ? Il n’en a
même pas l’air. Sonvisage est toujourstourmenté quand il
me le fait. Contorsionné etrouge. Il me semble fâché, ou
bienune caricature de lui-même. Parfois j’ai envie de rire.
Parfois je ris. Ce sontdes rires que je ne peuxpas partager,
etc’est très étrange. Les rires ne sortentpasvraimentquand
on rit. Ils sortentquand on se regarde rigoler lesuns les
autres. Sinon ça s’accumule eton se sentlégère etbizarre.
Personne ne me regarde. Je peuxrire autantque jeveuxquand il
s’amuse sur mon corps, parce qu’il estailleurs, etil neveut
surtoutrienvoir ouentendre de moi. Il me semble que c’est
ce qu’il aime dans ce monde. Mais c’est un amour précaire,
sur lequel il ne peutpas compter etdonc qui lui faitpeur…
C’estpar les peurs profondes qu’on manie l’autre…

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Il dit qu’il est très juste avec moi. Moi aussi, je suis
très juste avec lui. J’ai à endurer lavie encore des siècles, me
semble-t-il. Quand rien neva bien,tout va bien. Nous
courons à notre perte maistantmieux, ça finira plusvite.

Ça ne finitpas comme ça. Ilyaura sa femme, cette
fin dumonde qui ouvre la porte. Elle m’insultera, sûrement.
Elle aura envie de moi, elle aussi. Elle aura peut-être même
envie de lui. Je ne peuxpasvraimentl’imaginer, mais
peutêtre. Crachera-t-elle su? Me jer moittera-t-elle à la porte
toute nue ?? PoDans la neigeur me fairevioler ?J’en sais
rien, mais il me reprendra, etil payera l’hôtel.
Toutrecommencera. N’est-ce pas qu’ilyatoujoursune apparition de
commencement.

Contesse

est trop beau! C’est comme un conte de fées. C’est
C’
même comme après le conte de fées quand tout
commence à aller bien, qu’ils se marient et qu’ils vivent
heureux jusqu’à la fin de leurs jours. Tu ne peux pas savoir
comme c’était beau! Personne ne comprendra.Jevis mon
amour avec mon amour seuls aumonde etil n’y a pas
d’autre monde que nous.
Mais j’ai besoin de raconter, je ne sais pas pourquoi,
j’ai toujours ce besoin de partager ma joie, je te raconte :
Il a une caravane derrière lazone artisanale, c’est
magnifique! entourée de fleurs sauvages etd’anciens pneus
toutcraquelés par les éléments. Dedans, ilyaun matelas
antique qui s’estdéjà plié à la forme d’un corps humain, de
sorte que lorsqu’on s’allonge, on ne faitqu’un seul corps.
Toutchezlui estartisanal. Nous buvons dans des pots de
confiture – ah, l’eaudouce de la pluie quitombe sur sontoit
ets’accumule dansuntonneauenjolivé parune rouille
chaleureuse ! De belles algues s’accumulentsur le bord, envert
émeraude. Des pneustassés fontoffice d’ingénieuse cuvette.
Nousviv: ce qons dans l’abondanceui reste sur lestables
dans le resto routier, juste pour nous, emballé dans de jolis
sacstoutnoirs placés devantnotre porte. Nous avons l’odeur
des éléments sur leur chemin pour redevenirterre etfleur.
Ah que j’aime chezlui ! Ah que je l’aime !
J’ai fugué de chezmes parents. J’habitetoutletemps
chezlui. Souventil n’estpas là parce qu’il a sontravail etsa

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famille au centre ville, dans une vraie maison à laquelle
j’essaie de ne pas penser, tellement ça doit manquer de
charme ! Dès qu’il revient, c’est toujours le printemps ! Il ne
sait pas encore, mais je crois attendre son bébé. Un bébé plus
beau que les autres, le nôtre; il viendra. Il habitera toujours
ici et ne me quittera plus jamais.

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