Mutanda à la recherche de Namondo

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Ce livre est une traduction fidèle de Mutanda Oyom Namondo du feu E. E. Nkana, professeur nigérian. Cette épopée, qui est un récit d'événements fascinants qui mènent à la trouvaille des objets rituels qu'il faut pour apaiser les forces cosmiques afin de retrouver Namondo, fils unique du Chef Mutanda, a obtenu un prix de l'administration coloniale britannique en 1933.
Publié le : jeudi 1 octobre 2009
Lecture(s) : 27
EAN13 : 9782296210608
Nombre de pages : 99
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MUTANDA A LA RECl-IERCl-IE DE NAMONDO

(Q L'HARMATTAN, 5-7, rue de l'École-Polytechnique;

2008 75005 Paris

http://www.librairieharrnattan.com diffus ion. harrnattan@wanadoo.fr harmattan I@wanadoo.fr

ISBN: 978-2-296-06760-8 EAN : 9782296007608

Margaret Mary P. Okon

MUTANDA A LA RECHERCHE DE NAMONDO

Traduction

francaise de
j

MUT ANDA OYOM NA1'vl0NDO

de E. E. Nkaiia

II/ L' H !'armattan

L.HARMATTAN.ITALIA Via Oegli

L'HARMATTAN HONGRIE Konyvesbolt; Kossuth L u. 14-16 1053 Budapest L'HARMATTAN BURKINA FASO Rue 15.167 Route du PÔ Patte d'oie 12 BP 226 Ouagadougou 12 (00226) 50 37 54 36 ESPACE L'HARMATTAN KINSHASA Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives BP243, KIN XI ; Université de Kinshasa L'HARMATTAN GUINÉE Almamya Rue KA 028 En face du restaurant le cédre OKS agency BP 3470 Conakry (00224) 60 20 85 08 harmattanguinee@yahoo.fr L'HARMATTAN CÔTE D'IvOIRE M. Etien N'dah Ahmon Résidence Karl / cité des arts Abidjan-Cocody 03 BP 1588 Abidjan 03 (00225) 05 77 87 31 L'HARMATTAN MAURITANIE Espace El Kettab du livre francophone N° 472 avenue Palais des Congrès BP 316 Nouakchott (00222) 63 25 980 L'HARMATTAN CAMEROUN Immeuble Olympia, face à la Camair BP 11486 Yaoundé (237) 458.67.00/976.61.66 harmattancam@yahoo.fr

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Artisti

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10124

Torino

DÉDICACE

A Pius mon bien-aimé

PREFACE
En 1933, le gouvernement colonial au Nigéria, dans l'effort d'encourager l'écriture et l'emploi des langues indigènes, institua le tout premier concours littéraire. Il y eut une longue liste de concurrents. Mais, l'ounage A1utanda Oyom Namondo de E.E. Nkaiia, devint le premier lauréat au Nigéria. Le fait qu'il fut écrit en une langue indigène était un avantage aussi bien qu'un désavantage. Désavantage dans la mesure ou cela ne permit pas aux nombreuses personnes qui ne lisaient ni parlaient efik d'avoir accès au riche héritage classique que le livre présentait. Tout de même, l'avantage restait: le fait que le livre fut écrit en langue indigène, préservant ainsi son originalité et son contenu culturel pour la postérité. En 1967, le livre a été adopté pour l'étude de la langue et de la culture efiks dans les écoles au niveau national, et les examens de « West African Examinations Council» sur la langue et la culture efiks étaient basés sur ce livre. La toute première version anglaise du livre a été traduite par Sam Eyo-Abidua et publiée en 1984. Il faut noter dès le début qu'à l'époque où le livre fut écrit, il n'y avait aucune différence entre les peuples efik et ibibio. Ils yécurent ensemble pendant des siècles en tant qu'un peuple de la même souche. Tous les traits anthropologiques, linguistiques et culturels montrent qu'ils sont de la même ascendance. Mais avec la création, en 1989, de deux F~tats séparés pour les Efiks d'un côté, les Efiks se sont attribué une nouvelle identité politique distincte en tant que peuple de l'F~tat de Cross River tandis que les Ibibio aussi se sont attribués une identité rehaussée en tant que peuple de l'F~tat d'Akwa Ibom. Cependant, la culture en question telle qu'elle est dépeinte par les adages, les proverbes et les chants, le conseil des anciens et les poursuites judiciaires sont très communs aux deux peuples les Efiks et les Ibibios. Par exemple, quelques noms, soit des dieux, soit des personnes, soit des lieux mentionnés dans

l'ounage sont encore aujourd'hui repérés parmi les Tbibios d'Ahva Ibom. Qui plus est, une étude soigneuse de l'ounage montre que l'histoire est dominée par les hommes, ce qui est plus un trait culturel des Ibibios que celui des Efiks, dont la culture est plutôt dominée par les femmes (matriarcal). L'insistance sur le fait que Mutanda doit laisser un fils héritier dans la famille est encore un trait particulier de la culture ibibio. Dans la culture propre aux Efiks, la préférence est accordée à la fille plutôt qu'au garçon à cause de leur système matriarcal. De quelque manière qu'il soit envisagé, l'ouvrage 1I1utanda Oyom Namondo possède des éléments culturels communs aux Efiks et aux Tbibios. Sur la question de savoir pourquoi le line est resté si longtemps sans que personne n'essaie de le traduire en d'autres langues, la réponse se trouve dans le fait que les Efiks sont de fiers gardiens de leur riche héritage culturel. La croyance et la conviction que, si on essaie de traduire l'ouvrage, il perdra son originalité et sa richesse culturelle, a servi d'obstacle. Les proverbes, les expressions idiomatiques, les chants et les incantations ne sont pas naiment traduisibles. Néanmoins, de nos jours nous avons constaté qu'une accumulation de connaissances qui ne peut pas être partagée même d'une manière limitée sinon complètement, reste impuissante, stérile et seulement un mythe. C'est à cet égard que l'effort de Margaret Mary P. Okon à traduire Mutanda Oyom Namondo en français est une ouverture à la popularisation du riche héritage culturel efik. Pour cette raison, Margaret Mary P. Okon est une pionnière de la recherche dans l'étude de Mutanda qyom Namondo en particulier et l'étude culturelle efik en général. i\ la différence de la plupart des romans africains de l'époque comme Thinp Fall Apart (Le monde J'effondre) (1958) de Chinua Achebe, The Voice (u Voix) (1964) de Gabriel Okara (à l'exception de The Com"ubine, La comubine, 1966, d'Elechi Amadi) qui sont basés sur le thème de la rencontre et le conflit entre la culture africaine et la culture européenne, l\1utanda Oyom Namondo est un chef-d'œuvre culturel pur et sans mélange. Puisqu'il est un ounage pré-indépendance, il n'a pas été 8

écrit comme revendication à une influence coloniale perçue. Il est autonome dans sa perception; il raconte la culture du peuple efik sans la tentation de la mettre en contraste avec celle de l'Occident. L'histoire commence dans le contexte d'une tragédie nationale. Le fils unique de Mutanda, le roi de Bokondo, est disparu dans le ruisseau du village. Pourquoi cela est-il arrivé? Les dieux devraient en être responsables, croyait le peuple. Cet événement était comme un défi à la communauté entière. Le roi et son peuple étaient décidés à retrouver à tout prix au moins le cada\Te de Namondo s'ils ne pouvaient pas le trouver vIvant. L'incapacité de retrouver le cada\Te a rehaussé la conviction que Namondo n'était peut-être pas mort, mais qu'il a été plutôt capturé par un esprit d'eau quelconque et emmené au monde des esprits. Avec cette nouvelle conviction, le roi Mutanda et le peuple de Bokondo étaient encore plus décidés à chercher même dans le monde des esprits pour leur fils, d'où le titre de l'ouvrage: Mutanda Gyom Namondo (1Vlutanda à la recherchede Namondo). Namondo était un fils unique hors de prix. Non seulement son père mais la communauté entière ferait tout pour le ramener vivant. Rien que de penser au fait de ne pas laisser un fils au monde à sa mort a rendu impossible pour Mutanda d'accepter le désastre imminent si Namondo n'était pas retrouvé. Il était décidé à faire n'importe quoi afin de retrouver son fils unique, vivant. Mutanda était un bon roi qui valait la peine que l'on meurt en son compte. C'est pourquoi les citoyens se risquaient à aller au monde des esprits à la recherche de Namondo. Ce thème de la gentillesse donnant naissance à un autre acte de gentillesse revient souvent dans le texte. Les gens feraient n'importe quoi pour Mutanda parce qu'il était gentil. Et la gentillesse de Mutanda lui-même résonne dans tous les chapitres de l'ou\Tage et finit par sa générosité à un mendiant étrange qui en fait était Atim Okpoebot 0a messagère-déesse de la grande déesse efik) déguisée. Sa générosité à l'étrange mendiant infirme a aboutit à son accès aux objets rituels les plus difficiles

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