N.I.X

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Deborah Alexander, étudiante en arts plastiques, Cole Brukenmeyer, professeur de sciences à l’université d’Howard et Nicholaï Radovski, propriétaire d’un bar branché de Washington, n’ont a priori rien en commun. Leur destin bascule le jour où un accident de la circulation les réunit : à l’hôpital, les médecins découvrent qu’ils sont des Pronix, des humains créés par un scientifique désireux de démontrer au monde entier son génie. De simples citoyens, ils deviennent des parias de la société. Ils décident alors d’unir leurs forces pour fuir ensemble et retrouver leur créateur afin qu’il les aide. Poursuivis sans relâche, leurs chances de réussite semblent bien minces… D’ailleurs, leur ennemi est-il vraiment celui qu’ils croient ? Et au milieu de toute cette confusion, qui est ce mystérieux Buffer, joueur de golf invétéré et franchement timbré, qui ira jusqu’à les kidnapper afin de les ramener à Washington ?

Publié le : jeudi 1 novembre 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782364751750
Nombre de pages : 136
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Extrait

N.I.X
Lydie Blaizot

  PROLOGUE

    La Terre, année 2057.

  Le monde avait changé. Tout était allé très vite. Trop vite. L'Homme avait brûlé les étapes, persuadé de détenir enfin LA solution. Il avait misé son avenir – et celui de la planète – sur une ligne directrice : le progrès technologique. Ce qui, en 2015, était apparu comme une évidence se transforma en erreur monumentale aux environs de 2040.
À ce moment, si les pays les plus développés avaient réussi à améliorer leur industrie et à stabiliser leur économie, ils se heurtèrent à des problèmes de taille : la surpopulation, l'urbanisation excessive et la pollution. En effet, les avancées médicales avaient permis de vivre plus vieux et en meilleure santé, provoquant l'explosion de la démographie et, malgré des lois pour limiter les naissances, rien n'y avait fait. Les gens vivaient les uns sur les autres, l'habitat en ville n’était plus adapté et les déchets générés par la population devenaient difficiles à recycler. La situation se révéla alors si alarmante que l'Europe, les États-Unis et l'Asie organisèrent un sommet exceptionnel afin de trouver un accord sur un plan d'action à grande échelle. Ils mirent leur savoir-faire en commun et ont travaillé à l'élaboration d'une véritable politique adaptée aux exigences de leur situation.

Deux ans plus tard, l'O.C.L (Optimized Community Lodging) était né. Il s'agissait d'immeubles étudiés pour abriter une zone de vie commune – ou plusieurs, en fonction du nombre d'étages – qui permettait de limiter la taille des appartements. Elle regroupait la cuisine, plusieurs lave-linges et lave-vaisselles ; ainsi qu'un espace détente. Cette révolution permit de loger convenablement les habitants des villes tout en améliorant les contacts humains, rendus incontournables par le système. Les déchets devinrent moins nombreux, les dépenses d'énergie moins importantes et les villes économisèrent de l'espace devenu une denrée rare. L'idée, très simple, fut toutefois longue à mettre en œuvre car elle nécessita de nombreux travaux et, donc, des dépenses énormes.

  En 2046, on assista à l'explosion de la robotique et de la cybernétique. Le robot domestique V1, à forme humaine, s’installait dans les zones communes des O.C.L afin d'alléger les tâches quotidiennes des familles qui l'utilisaient. Les implants mécaniques firent leur apparition en médecine et devinrent très vite à la mode. Dans les pays les plus riches, les gens n’hésitèrent pas à se faire couper un membre pour le remplacer par une cyber-prothèse. L'amélioration de l'individu se plaça au centre des préoccupations de nombreux chercheurs qui voulurent abolir les limites du corps humain.
Parmi eux, Nathan Ian Xanthrop, généticien décrié par ses pairs, affirma qu'il pouvait créer des Humains en laboratoire, sans avoir recours à des méthodes de fécondation. Personne ne le prit au sérieux et cette annonce le mit juste davantage au banc de sa profession. Mais, un an plus tard, un milliardaire excentrique lui fit une proposition alléchante que Xanthrop ne put refuser : en échange du financement de ses recherches, son mécène exigea qu'il fabrique une équipe de football américain incassable.
En 2049, les Boston Torpedoes entrèrent dans la Ligue. Leur ascension fut fulgurante, ils se qualifièrent pour le Super Bowl dès leur première année de compétition. Mais plusieurs événements étranges déclenchèrent les rumeurs les plus folles. Des joueurs, blessés en cours de match, revenaient quelques minutes après s'être reposés sur le banc de touche. Les instances du football – et les propriétaires des équipes adverses – réclamèrent une enquête. En peu de temps, la supercherie fut découverte. Les scientifiques découvrirent alors le coup de génie de Xanthrop et la nouvelle se répandit comme une trainée de poudre. Dès lors, le gouvernement, mais aussi la Mafia ainsi que plusieurs groupuscules terroristes s’intéressèrent de près à ceux que l'on nommait désormais les Pronix (concaténation de Products of N.I.X). Ils voulurent connaître le secret de leur extraordinaire capacité de régénération. Les Boston Torpedoes furent envoyés dans un centre médical sécurisé et, pendant ce temps, la police perquisitionna le laboratoire de Xanthrop. Le chercheur s'enfuit, détruisant au passage toutes ses notes concernant ses travaux. Mais il fut très vite évident que ce dernier ne s'était pas contenté de créer quelques joueurs de football... d'autres Pronix erraient dans la nature. Les autorités tentèrent alors d'étouffer l'affaire...
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