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3e épisode de la série Les Loups de Huntsville

Julia est une louve oméga. En général, elle est plutôt de nature soumise. Devant le danger, elle fuit ; face à un dominant, elle cède. Malgré sa répugnance pour Huntsville, ville qui grouille de chasseurs, elle se plaît dans la meute atypique de Zac, Émeric et Annabelle. Elle s’y croyait même en sécurité, jusqu’aux récentes tueries qui ont touché les humains et les loups-garous. De tels évènements forcent les lycanthropes à redoubler de vigilance, et c’est sans parler de la curiosité de certains habitants et l’arrivée d’une nouvelle meute, bien décidée à tirer ces meurtres au clair...

24 000 mots (novella)


Publié le : jeudi 26 mai 2016
Lecture(s) : 3
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924624166
Nombre de pages : non-communiqué
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LoupsEp3

Résumé

Julia est une louve oméga. En général, elle est plutôt de nature soumise. Devant le danger, elle fuit ; face à un dominant, elle cède. Malgré sa répugnance pour Huntsville, ville qui grouille de chasseurs, elle se plaît dans la meute atypique de Zac, Émeric et Annabelle. Elle s’y croyait même en sécurité, jusqu’aux récentes tueries qui ont touché les humains et les loups-garous. De tels évènements forcent les lycanthropes à redoubler de vigilance, et c’est sans parler de la curiosité de certains habitants et l’arrivée d’une nouvelle meute, bien décidée à tirer ces meurtres au clair…

De la même auteure
aux Éditions Laska

La Princesse et le Dragon

Les Loups de Huntsville - épisode 1 : Changement de peau

Les Loups de Huntsville - épisode 2 : L’un contre l’autre



LES LOUPS DE HUNTSVILLE - ÉPISODE 3 :
OMÉGA

Ivy Clark

Éditions Laska
Montréal, Québec
Courriel : info@romancefr.com

Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive.

Tous droits réservés
© Samira Naghmouchi, 2015

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Design de la couverture : Ivy Clark

ISBN : 978-2-924624-16-6

Page titre

Droits d’auteur

Oméga

Merci !

La Princesse et le Dragon (extrait)

L’auteure

Oméga

De l’avis général, Eliott était un jeune homme discret et bien élevé. Sur la photo posée au-dessus de son cercueil, le garçon aux cheveux d’ébène et à la peau blanche presque translucide sourit timidement. Il est décédé depuis une semaine et, pourtant, il a l’air de dormir. Les compétences du thanatopracteur ont été essentielles pour le rendre présentable, étant donné l’état dans lequel il a été retrouvé. Étrange d’assister à l’enterrement d’une personne que l’on n’a pas connue. Julia ne se sent pas légitime d’occuper l’espace. Si ça ne tenait qu’à elle, elle serait ailleurs ; aux Bahamas, en Antarctique, mais certainement pas dans l’église de Huntsville.

Les amis et la famille d’Eliott se sont réunis pour lui faire leurs adieux. D’après la police locale, le garçon a été victime d’un loup enragé. L’animal l’a éventré, et le médecin légiste affirme qu’il manque le foie et une partie du gros intestin. Si les autorités ont évité les détails sordides à la famille, les chasseurs, eux, ont été mis dans la confidence.

Pour les initiés, ce comportement trahit la présence d’un loup-garou dépassé par sa nature bestiale, vivant sans l’aide d’une meute pour le ramener dans sa peau humaine, autrement dit : un lycanthrope solitaire. D’habitude, Julia a de l’empathie pour les bêtes malades et se sent moins proche des chasseurs, mais la violence de l’attaque et le jeune âge de la victime ont choqué tous les habitants de la région, même les plus aguerris.

La jeune femme recule pour laisser passer une vieille dame qui renifle bruyamment. Son eau de Cologne au chèvrefeuille lui chatouille les narines. De l’autre côté de la salle, Émeric, en compagnie de Zac, lui lance une œillade qui se veut réconfortante. Julia lui répond d’un sourire forcé et se tourne vers Annabelle. En tant qu’alpha, cette dernière est censée veiller sur la meute. Mais la rousse a une fâcheuse tendance à aller au-devant des ennuis les plus sérieux, comme les obliger à assister à un évènement qui réunit tous les chasseurs de la ville.

Annabelle déambule avec aisance dans sa robe noire d’un autre âge en saluant tout ce beau monde. Elle nage dans ses fringues, comme d’habitude. Zac et Émeric ont mis un simple costume et Julia porte une robe moulante bleu nuit. Les gens alentour lui lancent des regards intrigués, quand ils ne sont occupés à relater des anecdotes qui les mettent en scène avec le fraîchement mort. Annabelle l’a présentée comme une amie. Selon elle, si les chasseurs l’aperçoivent en sa compagnie, Julia échappera au soupçon qui pèse sur chaque nouvelle âme qui s’installe dans la région. Il en va de même pour Émeric. La meute fait preuve d’une extrême vigilance depuis la mort d’Eliott.

L’Église évangélique de Huntsville jouit d’un bâtiment spacieux et moderne. Derrière l’autel, l’orgue gris métallisé scintille entre deux haut-parleurs dernier cri. Même les vitraux sont recouverts de motifs abstraits à la gloire du Seigneur. Une ribambelle de scouts et de jeannettes à l’air maussade entrent en prenant soin d’essuyer leurs bottes boueuses. Un courant d’air glacial traverse la nef. Julia ressert son manteau de laine et tente de masquer son inconfort.

Dans la foule qui se rassemble, elle capte un visage familier. Même sans sa tenue d’officier, elle reconnaît Tony. Il est accompagné d’une femme plantureuse. Colère et tristesse ont l’air d’avoir entamé les traits de son visage. En faisant claquer bruyamment ses talons dans l’allée, elle se dirige droit sur Annabelle. Celle-ci redoutait les retrouvailles avec sa cousine Debbie.

« Va-t-elle remarquer mon changement ? a-t-elle demandé la veille à Julia.

— Non, ne t’inquiète pas, tu as toujours l’air aussi fade ! » a répliqué l’oméga.

Julia ne fait aucun effort pour s’entendre avec son alpha. Émeric le lui a reproché à plusieurs reprises, mais c’est plus fort qu’elle. Il s’agit d’une stratégie de survie. Son expérience avec les louves dominantes lui a appris que, pour garder leur rang, elles ne peuvent s’empêcher d’entrer dans une compétition malsaine où l’oméga de la meute finit toujours par se faire humilier.

Contre toute attente, Debbie se jette dans les bras de sa cousine. Elle sent le parfum de luxe, et sa poitrine menace de se jeter du haut de son décolleté. Annabelle a l’air soulagé.

« Je suis heureuse de te voir, Debbie ! Comment tu vas ?

— J’étais inquiète, Anna ! Où étais-tu passée ? Il faut qu’on enterre un des nôtres pour que tu sortes de ton trou ?

— Je suis très occupée avec mes cours en ce moment. Tu sais comment c’est…

— Tu aurais au moins pu m’appeler. Ce pauvre Eliott ! J’en suis malade ! Tony n’en dort plus depuis une semaine. »

Debbie caresse la joue fraîchement rasée de son mari. Les cernes de l’officier de police témoignent de ses nuits d’insomnie, qui lui ont fait perdre quelques kilos. Ses joues creuses lui donnent un air morbide derrière sa moustache soigneusement taillée. Julia pense que Tony pourrait apprécier les talents du thanatopracteur.

Après des embrassades en bonne et due forme, Annabelle fait les présentations. Durant un bref instant, Julia craint la réaction de Debbie. Celle-ci la jauge dans un état d’immobilité inquiétant, puis se décrispe.

« Bonjour, Julia, dit-elle poliment avant de se détourner d’elle. Anna, je suis déçue par ton comportement !

— Je suis désolée, Debbie, vraiment ! s’excuse la rousse en déglutissant.

— Tu me caches des choses aussi importantes ? Je croyais que tu avais confiance en moi ! Tu te rends compte que je l’ai appris par ton père ?

— Debbie, on peut en parler plus tard… Ce n’est pas l’endroit idéal.

— Tu as peur que tout le monde le sache ?

— Chérie, intervient Tony, peut-être qu’Anna n’a pas envie que tout Huntsville soit au courant.

— Mais pourquoi donc ? Il est plutôt beau garçon, glousse-t-elle en jetant un coup d’œil en direction de Zac.

— Tu parles de Zac ? s’étonne Annabelle.

— Ben oui, vieille cruche ! Tu as d’autres secrets ?

— Je te le présenterai plus tard. Viens, ça va commencer. »

Annabelle a les mains qui tremblent. Elle se rapproche de Julia et l’invite à prendre place sur un banc comme les gens éparpillés dans la salle. Les deux louves s’asseyent et échangent un regard complice en arborant un air soulagé. Peu importe leur inimitié, si ça tourne mal, elles se retrouveront dans la même galère.

Derrière l’autel, un homme de taille moyenne, autour de la trentaine, bedonnant et aussi imberbe qu’un poupon, allume le micro. Le pasteur s’apprête à faire un prêche en hommage au garçon disparu. Derrière lui, une gamine d’à peine douze ans monte sur l’estrade avec l’aisance de l’habitude. Elle porte une jupe plissée noire et un chemisier à col rond sous son gilet. Ses cheveux coupés en un carré strict encadrent son visage pâle.

« Qui est-ce ? demande Julia à Annabelle.

— Le pasteur, John.

— Et la fille avec lui ?

— C’est Molly. La meilleure amie d’Eliott.

— Elle a l’air malade. »

Annabelle est gênée, mais elle prend le temps d’expliquer à Julia :

« Ses parents sont morts l’an passé. Depuis, sa santé s’est fragilisée. Perdre Eliott a dû être particulièrement difficile pour elle.

— Ils sont morts comment ?

— Comme Eliott. »

Julia se recroqueville sur elle-même et observe Molly. Ses yeux sont rougis par les pleurs et elle se triture les doigts nerveusement. Subir des pertes aussi violentes à cet âge-là ne devrait pas être permis. Mais que fait le Seigneur ?

Le pasteur entame la lecture d’un passage du livre de Job qui parle de Satan. D’abord ennuyeux, le récit change de rythme. Les mots sont scandés avec plus de force et de conviction. En écoutant son contenu, les poils de Julia se dressent sur ses bras. Le message belliqueux convient étrangement à une assemblée de chasseurs qui se conçoivent comme des guerriers investis d’une mission sacrée. S’ils se rendaient compte que les démons sont dans la salle, parmi eux, elle ne doute pas de leur réaction. Les lycanthropes sont subtilement comparés à l’adversaire le plus tenace de Dieu : Satan. Le pasteur arrive à la fin de son sermon et referme son livre saint pour conclure :

« … Job, cet homme si profondément éprouvé, qui avait tout perdu. Mais, dans son malheur, il lui reste la foi et l’espérance. Je vais laisser maintenant la place à Molly, qui va nous lire un passage du livre de la Sagesse. Molly ? »

Sans transition, la fille commence sa récitation d’une voix fluette, les yeux rivés droit devant elle, dans le vide, sans aucune intonation. Elle connaît le texte par cœur.

« La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n’a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas s’est imaginé qu’ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés, on les croyait anéantis, alors qu’ils sont dans la paix. Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment, mais par leur espérance ils avaient déjà l’immortalité. Ce qu’ils ont eu à souffrir était peu de chose auprès du bonheur dont ils seront comblés, car Dieu les a mis à l’épreuve et les a reconnus dignes de lui. Comme on passe l’or au feu du creuset, il les a accueillis. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur comprendront la vérité ; ceux qui sont fidèles resteront avec lui dans son amour, car il accorde à ses élus grâce et miséricorde. »

Le silence de la communion encombre l’atmosphère avant que les amen retentissent. Une douce ferveur parcourt l’échine de Julia. Les discours terminés, tout le monde se lève. Elle les imite quand des chants emplissent l’église. Julia n’a pas l’habitude des chorales, et encore moins des louanges au Seigneur. Prise au dépourvu, elle remue les lèvres en observant autour d’elle. Des voix graves, cristallines ou grinçantes s’élèvent ; certaines sont plus timides. Tous s’engagent dans cet exercice en arborant un air mystique. Quelques-uns versent une petite larme en chantant. Une rangée de jeunes hommes, le dos bien droit, semble déclamer un hymne guerrier. Au premier rang, les parents d’Eliott ne se lâchent pas d’un pouce. Le père aide la mère à se lever. La gorge nouée et le corps vidé par les pleurs, elle a du mal à tenir debout.

Julia ne voit plus Molly devant l’estrade. Seule la face ronde et rassurante du pasteur lui apparaît au loin, entre deux silhouettes. L’homme a revêtu son masque de chef spirituel. Il semble si fier de sa congrégation ! Annabelle marmonne les derniers couplets. À la fin du cantique, Julia prie pour que la séance de torture s’achève. Dieu merci, ils ont fini !

Annabelle et Zac sortent les premiers et cheminent dans l’allée principale. Julia est plus réticente. Elle attend un instant que la vague humaine soit passée et agrippe Émeric pour qu’il lui tienne compagnie. Les lycanthropes n’aiment pas la foule, et le contact physique imposé à cette occasion les rend doublement nerveux.

À la sortie, Zac se fait aborder par un blond du même âge et un peu moins bien bâti que lui. L’un de ceux qui chantaient tel des soldats.

« Zac ! Ça fait un bail ! Qu’est-ce que tu deviens ?

— Toujours le même. Et toi, Rob ?

— J’allais bien jusqu’à la semaine dernière… Il va falloir qu’on parle, mec. Tiens, Anna ! »

Le type affiche un air faussement surpris. Annabelle n’a pas l’air particulièrement enchantée de le croiser. Un garçon propre sur lui, ce Rob : de grands yeux bleus foncés qui lui donnent un air faussement ténébreux, une mâchoire carrée et une dentition parfaite. Il serait nettement plus séduisant sans sa coupe au bol tout à fait inopportune. Une raie sur le côté sépare une chevelure très lisse qui apporte une touche efféminée à cet ensemble trapu.

« Vous vous connaissez ? »

Anna s’adresse à Zac, mais c’est Rob qui répond :

« Évidemment qu’on se connaît ! On a suivi le même programme. »

Le « programme » est l’initiation au cours de laquelle des chasseurs professionnels enseignent aux enfants de bonne famille de la région à tirer sur les espèces menacées et diabolisées.

Les deux mâles se saluent en se serrant la main. Une façon très virile, amorcée par Robert. Zac cache mal son envie de le plaquer au sol pour lui montrer qui est le dominant. L’autre ne comprendrait pas le message.

« Tu ne participes pas, cette année ? le questionne Rob.

— Je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment.

— Toujours avec tes livres ?

— Ouais… »

Zac se gratte l’arrière du crâne, comme à chaque fois qu’il est embarrassé.

« Les gamins ont besoin de nous. Si on ne passe pas notre savoir aux nouveaux, qui va protéger les futures générations ?

— Je sais, Rob. Mais tu as toujours été plus doué que moi pour ça.

— C’est vrai !

— Anna ! »

Un type roux de deux têtes de plus qu’elle la prend dans ses bras et la soulève pour l’embrasser. Une silhouette élancée à la peau laiteuse clairsemée de taches de rousseur : pas de doute, il s’agit de son frère. Un modèle plus petit apparaît à sa suite ; il doit avoir quatorze ans, pas plus, et semble avoir hérité de tout le charme des Redhood.

« Quand est-ce que tu reviens à la maison ? demande-t-il à sa grande sœur.

— Bientôt, Shane !

— Je voulais t’appeler, dit le grand. On a besoin de gars pour faire les rondes. Je n’ai pas vu ton nom sur le tableau. Et devine quoi ? »

La louve sursaute, cligne lentement des yeux et se tourne vers son frère aîné. Il est aussi bavard et agité que le petit est réservé et observateur. Annabelle serre les dents.

« Oui, Théo ?

— Je vais passer le concours d’entrée dans la police !

— Ah bon ?

— Tu sais bien : il faut qu’on soit sur le terrain ! T’es pas contente ? »

Théo gratifie sa sœur d’une frappe à l’épaule malvenue. Annabelle fronce les sourcils et se force à sourire.

« Si ! Bien sûr, Théo ! C’est génial ! »

Julia donne un coup de coude discret à Émeric, et le bêta intervient :

« Excusez-moi, on doit vous quitter. Julia ne se sent pas très bien. Tu veux profiter du voyage, Anna ?

— Tu ne vas pas déjà t’en aller ? s’exclame Théo.

— Je vais les accompagner à la voiture. Je reviens. Bouge pas ! »

La louve sort de l’église d’un pas nerveux. Sans hésiter, Émeric et Julia la suivent, laissant Zac face à Rob.

« Merci, glisse la rousse à Émeric. J’ai besoin de respirer.

— C’était ton ex ?

— Oui. Rob. Grosse erreur de jeunesse !

— Encore un ex ? demande Julia. Zac est au courant ?

— Non. Je ne savais pas qu’ils se connaissaient aussi bien. Vous voulez vraiment partir ?

— On ne se sent pas vraiment à notre place ici, explique Émeric. Zac et toi, vous avez l’air de bien vous en sortir, mais pour nous, c’est mieux si on ne reste pas trop longtemps.

— Je comprends. Je suis désolée de vous imposer ça. Cela dit, vous vous en êtes bien tirés.

— Parle pour toi, lâche Julia.

— Disons que c’était instructif, rebondit Émeric. On va manger un hamburger dans le centre ; vous nous rejoignez après ?

— Dès que j’ai fini la corvée familiale, je vous y retrouve.

— En un seul morceau ?

— On va essayer ! »

Annabelle fait demi-tour et retourne d’un pas décidé à l’intérieur du bâtiment. Julia lui envie sa hargne et sa capacité à défier la Terre entière, mais pas sa robe informe ni sa tignasse hirsute.

« Je vais chercher la voiture. Ça t’évitera d’avoir de la boue jusqu’aux genoux. »

Émeric se dirige vers le parking en enjambant les flaques d’eau et les nids de poule qui...

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