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Résumé

Comme dans le premier opus de la Trilogie des pulsions Cicatrices, Plasma s'articule autour de six personnages. L'intrigue se déroule, tour à tour, chapitre après chapitre, à travers leurs yeux. On y retrouve l'enquêteur Serge Miller, le pisteur Franck Marshall et le psychanalyste Marc Dru qui nous accompagnent dans une sordide histoire qui explore, sans aucune censure, les émotions primaires et l'âme humaine torturée.
Ce deuxième opus de la Trilogie des Pulsions confirme le ton implacable d’une œuvre sombre et dérangeante qui n’épargne personne, et surtout pas le lecteur.

Jac Barron est un self-made man. À l’âge de 18 ans, il « monte » à Paris pour chercher du travail. Il y fait la connaissance de Bertrand Le Page, manager réputé, découvreur notamment d’Axel Bauer qui le soutien dans son envie d’écrire. Aujourd’hui, après avoir repris ses études, dont une année en criminologie, Jac Barron s’offre le luxe d’entamer sa carrière par une fascinante trilogie dans laquelle il impose un rythme nerveux et un style sans concession.

Du même auteur
Cicatrices, la Trilogie des Pulsions, Éditions Numeriklivres, 2016
Addictions, Éditions Numeriklivres, 2016

Jac Barron

 

PLASMA

La trilogie des pulsions, tome 2

THRILLER

Illustration de la couverture : Françoise Nielly

ISBN : 978-2-37733-039-3

numeriklivres.info

PROLOGUE

Je ne suis pas mon corps
Je suis celui qui l’habite.
Je ne suis pas ma vie,
Je suis celui qui la crée.
Ce que l’on appelle « vie »
N’est qu’une mathématique orchestrée, vulgarisée,
De croyances erronées,
De plaisirs, de peurs,
De morales, de sexe,
De douleurs,
De sang,
Et d’illusions…
Comment exister ?

Extrait du livre : « Les Comptes du Sablier Percé ».

Paris, de nos jours

« La liberté n’existe pas… Souviens-toi de ça, salope… »

Un crissement de sable croquant dans la bouche.

Une dent.

Le bruit sec et définitif sur l’émail du lavabo. Le son brillant et des mouchetis de sang qui s’éparpillent. La dent tourne, puis tombe dans le néant du tuyau.

Elle tousse, crache. Il y a comme une main dans ses boyaux qui la pousse de l’intérieur.

Elle étouffe. Respire bruyamment et vomit de la bile rougie.

Mais elle lutte. Ferme la bouche. Elle ne veut pas voir le trou dans sa gencive.

« Tais-toi ! Bordel, tais-toi !! »

La voix se fait plus douce, plus torturante encore, dans le fond de son crâne.

« La liberté n’existe pas… Souviens-toi de ça, salope… »

Marie se regarde dans la glace.

Elle est rouge, bouffie. Transpirante. Ahurie. Les yeux enfoncés dans les orbites. Des lianes de cheveux humidifiés puant la chaleur de la terreur qui s’échappe de son crâne. Une odeur, qui se colle sur son visage et son cou, glisse le long de ses cheveux et jusqu’à la pointe de ses seins. Elle s’incruste ensuite dans sa peau. Son corps entier. Marie essaie de la chasser en s’essuyant énergiquement. Puis elle reçoit un autre coup de poing dans ses entrailles, à l’intérieur.

— Maman ? C’est quoi ce bruit ?

Elle s’adosse à la porte de la salle de bain. La bouche gonflée. Dans son reflet, elle remarque les veines bleues de ses mains distendues : elles se violacent à vue d’œil. Son fils frappe doucement, gêné. Maladroitement, elle dépose tout son poids dans son dos pour empêcher quiconque d’entrer…

Quiconque ?

« Tu deviens folle ! Il n’y a que ton fils et toi, ici ! Marie, tu deviens folle ! Tu viens juste de perdre une dent ! Rien de plus !! »

— C’est rien, chéri ! J’ai failli glisser !

Je vais être en retard à l’école !

La sonnette de l’entrée.

La voisine vient chercher son fils.

Mentir.

— Chéri ! Vas-y, je suis toute mouillée ! Tu ne m’en veux pas ?

— Non, M’man !  Je file ! À tout à l’heure !

Derrière la porte, elle entend son fils partir.

Elle pleure. C’est la première fois qu’elle ne lui souhaite pas une bonne journée, qu’elle ne l’embrasse pas. Elle ne sait même pas s’il a bien fait ses lacets, s’il a pris toutes ses affaires, son goûter… Non, elle est là, à paniquer pour une dent tombée… et à entendre des voix !

Ressaisis-toi !

Un crissement de sable craquant dans la bouche.

Trois autres dents tombent sur sa langue.

Putain, qu’est-ce qui m’arrive ?

Avant d’avoir une réponse, elle la voit.

Devant ses yeux d’abord et tomber par terre ensuite.

Une longue et épaisse mèche de ses cheveux.

Et la petite voix.

« La liberté n’existe pas… Souviens-toi de ça ! »

L’oxygène entre soudain. La pression monte, la transpiration s’intensifie, une autre longue mèche de cheveux se sépare de son crâne...

À jamais.

Le gaz carbonique ne veut pas ressortir de ses poumons.

Les mots, susurrés par la petite voix, persistent dans sa conscience.

« La liberté n’existe pas… Souviens-toi de ça, salope ! »

Il y a quelque… quelque chose… en elle.

Sous l’emprise inouïe du dernier coup de poing dans ses entrailles, elle ouvre la bouche comme on respire  goulûment au-dessus de l’eau. En expirant, elle voit toutes ses dents s’éparpiller comme un jeu d’osselets sur le sol. Elle se passe alors une main sur la bouche et constate leur absence. Elle s’effondre sur le carrelage. Ferme les yeux. Un souvenir l’attend. « Il neige ! Il neige ! »

Marie reconnaît sa voix d’enfant, son émerveillement…

Elle ouvre les yeux.

Une mèche de cheveux poisseuse  se pose délicatement devant elle. Elle sait qu’elle ne reverra plus jamais son fils.

Puis un craquement dans ses entrailles. Et la voix :

« Salope ! » Un autre coup de pied dans le ventre.

Une force, une emprise, bien plus grande que la sienne.

Des images aussi :

… Des aiguilles à tricoter… Et le fœtus dans la cuvette des toilettes… La chasse d’eau… La… la… sensation d’être enfin débarrassée d’un poids… D’être… libre ?

Elle écarquille les yeux. Son premier avortement. Elle avait seize ans.

« La liberté n’existe pas… Souviens-toi de ça, salope ! » Une autre longue mèche de cheveux et cette voix.

« Salope ! »

La mort qui s’éparpille en elle.

« Il neige !  Il neige ! »

Sans doute possible.

LES ONDES
DU SOUVENIR

Lisa Gaspini

Dans mon immeuble, la plupart du temps, les corps se croisent en politesse, signes de tête ou sourires insignifiants, juste pour dire : « Je suis là ». Deux secondes plus tard, c’est la porte de l’ascenseur qui se ferme, qui couine et nous rejoue ses rengaines presque syndicales, protestantes, nous aspirant vers le sol.

L’immeuble est composé de cinq paires d’ascenseurs. Chacun dessert respectivement les étages pairs ou impairs sur quinze étages au maximum. Il y a deux appartements par étage… Comptons ensemble : dix ascenseurs, cent cinquante appartements. Et une masse grouillante, bouillante, métissée. J’aime ça !

Sur la porte coulissante en métal, des autocollants de boîtes de fromage en portions, délavés, usés, posés à hauteur d’enfant, délimitent un secteur qui n’appartient qu’à eux. Près de mon visage, par contre, trois messages bien moins anodins, en incrustations faites par des clefs ou des lames pointues : « Nadir est le roi », « Toutes des salopes » et un peu plus à gauche, le plus direct : « Je tue ».

Peut-on, un jour, placarder des images innocentes avec les mains d’un enfant rieur et, des années plus tard, avec le même sourire, écrire des insultes au cutter, deux niveaux au-dessus des premières ? Est-ce un indice d’évolution ?

Le territoire des adultes encagés et celui des enfants grandissant en cage… ne supportent peut-être pas de coexister dans le même ascenseur.

Derrière moi se trouvent deux personnes. Un vieil homme dont la respiration bruyante me fait penser à une fuite de chambre à air. Ce lieu est exigu. Il peut susciter chez n’importe qui cette panique typique. À côté, Malek, le jeune homme du dessus qui vit avec sa famille, danse d’un pied sur l’autre, impatient. Français, de culture kabyle, Malek est connu ici pour ses retours animés du « pays de son sang » comme il aime l’affirmer haut et fort. Alors, Malek fait une tournée de vente d’huile d’olive dans tout l’immeuble. Je n’ai jamais ouvert ma porte à son commerce. La loi est la loi.

Aujourd’hui, il est emmailloté dans une veste de Goretex et porte des baskets dont la semelle fait de la lumière à chaque appui du corps, un vif éclair métallique. La cabine s’arrête à l’étage 8. Un homme pâle, dont le regard est englouti par la visière d’une casquette Replay, entre avec son chien, un labrador noir, aussi mou et apathique qu’un phoque du zoo de Vincennes, tenu en laisse. Le chien se fraye un passage. Puis apercevant Malek, il s’éveille subitement, fonce directement vers lui, en frétillant de la queue, tout en bousculant le vieil homme. Malek le connaît bien, lui dit bonjour avec trois flashs compulsifs de chez Nike.

Étage 5.

Une femme apparaît. C’est madame Leila. Une Algérienne au visage dur et sec. Elle garde des enfants de l’immeuble pour pas cher, ce qui rassure beaucoup de familles, mais terrifie tous les enfants. Lorsque la porte de l’ascenseur lui fait découvrir tout ce petit monde, Leila fronce les sourcils.

— Ah non ! Je n’entre pas ici puisqu’il y a un chien ! Je viens de faire ma prière. Un contact avec cette sale bête inviterait le diable !

Elle agite ses mains, énervée, nous invitant soit à lui laisser la place soit à expulser le chien de la cage. De toute façon, les deux interprétations sont justes. Je perçois du mouvement derrière moi. Le petit vieux respire un peu plus fort encore.

— Alors, tu prendras le prochain ascenseur ! Continue de prier en attendant !

Un bras passe devant moi. Je sais que c’est Malek. Je reste toujours impassible. Sa voix est forte, rocailleuse, elle résonne encore. Son doigt est posé sur le bouton « fermeture des portes », l’autre main est sur la tête du chien qui, pour l’occasion, tire une langue baveuse et molle. La femme recule d’horreur en plissant ses yeux. Une cartographie de rides trahit une haine farouche. Sa vision est plus que palpable : transformant notre ascenseur en brasier… un âtre à bûches humaines… Une chaleur escalade mes jambes. Le bras de Malek se retire. Je fais face à la femme. Avant que la porte se referme, elle m’examine et me détaille : ma jupe courte, tout d’abord, mes collants noirs, mes chaussures de marche, ma veste de treillis, puis elle finit, sans intérêt, sur des détails tels que mes cheveux bruns raides et mon visage sérieux que mes racines italiennes portent au-dessus du col roulé noir de mon sous-pull avec fierté. Je lui offre mon sourire, histoire de lui donner un peu de douceur… Un truc qui va bien l’énerver. J’espère.

Les portes se ferment devant son visage décomposé et cramoisi.

Je me retrouve face à l’inscription : « Toutes des salopes ».

— — C’est une folle !

Malek n’a pas besoin de le souligner : on le sait tous. Il a peut-être le souci de justifier son geste anti-communautariste, mais je connais ce qui l’a vraiment motivé. Ce n’est pas la première fois qu’il me drague indirectement.

Avec une vivacité insoupçonnée, le chien joue avec les flashs des baskets du jeune homme. Le propriétaire du chien, lui, reste aussi vivant et réactif que la coulée de cire colorée d’une hépatite C. C’est à se demander qui promène qui ?

Étage zéro. Fin du voyage.

Il fait froid. L’hiver s’annonce rude. Une bise souffle sur les feuilles tombées et amassées des marronniers. Elles me font penser à des mains palmées, ocre et veineuses, s’entrechoquant dans un mouvement chaotique. Les vents rapides et saccadés, provoqués par le passage des voitures, les flanquent le long des trottoirs humidifiés par les engins lave rues. Des tas d’humus se forment par endroits, de la future boue… de la terre. Le grand recyclage.

Je passe sous un échafaudage qui se trouve là depuis trois ans. C’est le ravalement de façade le plus long et insignifiant que j’ai eu à voir, à ce jour, à Paris. Je croise des gens à l’allure d’épileptiques, devant la station de métro Jaurès. À croire que c’est la fin du monde : chacun se hâte, personne ne parle ! Paris est habité par une foule de campagnards recyclés en citadins, une foule humaine pressée de vivre des rêves qu’elle ne comprend pas. Elle court partout pour se donner l’impression d’être créative, se gave d’antidépresseurs pour prouver à quel point ne rien faire rend dingue. La jeunesse française ressemble à un saut de lit, vite coiffée, vite habillée, pas douchée, mais déjà impatiente de… rentrer chez soi. La fébrilité se consume à la terrasse des cafés. À Paris, elles sont toujours pleines.

Mon portable. Après un cri strident et interminable.

— Lisa ? Tu es où, bordel ?

J’ai envie de lui dire que je suis retournée en Italie.

— Pourquoi me cherches-tu ?

— Je suis à deux pas de chez toi.

— Et alors ? Je ne vois pas le rapport : tu n’as aucune place dans ma vie personnelle !

— Mais tu n’as aucune vie perso, Lisa ! Allez ! Rendez-vous au 148, boulevard de la Villette, étage 4. Ensuite, tu suis les uniformes !

— J’arrive. Prépare-moi une paire de gants.

Je ne supporte pas que mes activités professionnelles côtoient mon territoire intime. Je suis comme les félines : j’en deviens irritable, menaçante.

Je remonte le col de ma veste. Fais demi-tour.

Face au vent.

Belleville… Le quartier le plus riche d’origines diverses de la capitale. Les palettes, surchargées de fruits aux formes de racines et de légumes qu’on se prendrait bien en dessert par mégarde, attendent l’heure d’ouverture des boutiques asiatiques, indiennes, africaines, arabes.

Les façades des immeubles ont le grain de peau saumâtre des mauvaises vieillesses, leurs échines courbées, et nichent des clochards qui semblent, en contrepartie, soutenir leur base. Adossés en groupe, ils se montrent soucieux de cacher leur canette de taille XXL dans un sac en papier kraft pour que les enfants, qui jouent devant eux, ignorent la nature de leurs soifs.

À moins que ce ne soit pour eux-mêmes.

Le 148 est un immeuble en fond de cour. Une jeune femme corpulente, blonde, au visage poupin agressif, me nargue du haut de son uniforme qu’elle remplit disgracieusement : elle fait le guet.

Je choisis délibérément de l’ignorer en lui tendant mon insigne furtivement.

Elle me pète un garde-à-vous. Le sang neuf de la police est ainsi fait : obéissance aveugle à beaucoup trop de règlements hiérarchiques et pas assez de réactivité. Je perçois une odeur aigre comme celle d’un pied sale.

— Quel est votre nom ?

— Heu… Claire Louton !

Elle est intimidée à la vue de mon insigne. Elle devient totalement dévouée. Une limace rouge.

— Claire Louton ? Si vous voulez mon avis, ce n’est pas l’insigne qu’il faut regarder en premier, mais la photo. N’importe qui peut se fabriquer une plaque convaincante, de nos jours. Mais pas obtenir n’importe quel coup de tampon ! (Je lui montre l’auréole de la Préfecture sur le cliché.) Vous êtes seule à surveiller, ici ?

— Non... heu…

Une voix plus forte, virile, sort du coin de l’immeuble, un angle mort.

— Enfin ! J’ai réussi à le mettre plus loin ! Qu’est-ce qu’il pue, ce con !

L’homme a l’air aussi sûr de lui qu’un chien battu dans la boue. Trente ans à peine, ses muscles sont hypertrophiés, tout l’inverse, à mon avis, de son cerveau. Il enlève des gants en latex et les jette dans une poubelle. À eux deux, ils ont dû détruire la moitié des preuves, s’il y en avait.

Je lui tends mon insigne et, sans attendre de lui plus de curiosité que de sa limace de collègue, je me dirige vers l’angle du mur.

L’homme qui pue est assis sur une grille d’évacuation d’eau. Au-dessus de son genou replié, un robinet usé goutte sur son jean. L’homme a la tête appuyée contre le mur. Il est vêtu d’une chemise à rayures de couleurs marron et rouge continues aux épaules malgré les coutures, signe d’un travail de bonne facture. L’homme tient une chaussure à la main, l’autre est à son pied. C’est une Weston sur mesure, en peau de mouton.

Au milieu du pied déchaussé, juste après le gros orteil, une seringue est enfoncée dans la chair. L’odeur est horrible : l’homme est sale. Ses jambes portent les varices d’une femme, enceinte pour la dixième fois.

Un cadavre, encore en vie. Juste bien habillé. Un camé, version Gucci.

Je me tourne vers les deux mollusques décérébrés de la Police Nationale.

— Où était-il ?

Ma question ne tergiverse pas. Je suis en colère. C’est « Monsieur » qui cause. L’œil bovin.

— Ben… Dans l’escalier principal… en fait.

Je m’approche de lui. L’imitant.

— Ben… C’est super gentil de faire le ménage pour vos supérieurs ! On a soif de gravir des échelons… en fait ?

Personne ne me répond.

Limaces.

— Vous êtes des putains de ringards ! Et les indices ? Vous en faites quoi ? Appelez immédiatement une ambulance pour cet homme, si vos doigts sont capables de comprendre l’opération !

Et je plante là l’avenir de la sécurité française.

Je monte les quatre étages.

Je suis furieuse.

L’appartement sent l’huile d’olive refroidie. C’est un habitat simple, sans fioritures, avec des dessins d’enfant accrochés aux murs. J’éprouve instantanément la sensation infaillible que l’enfant qui vit ici est aimé. Je me dirige vers sa chambre.

Il y a des boules de pâte à modeler sur une table basse. Une figurine de ce qui aurait pu devenir un marsupilami, si la couleur jaune avait été mouchetée de noir. Un travail presque achevé. En m’approchant des autres statuettes modelées : un Dark-Vador, un Yoda et un éléphant, je remarque deux tailles de doigts : les empreintes d’un pouce d’adulte et celles de doigts d’enfant.