//img.uscri.be/pth/9c2bfa7e6bf825b4038ed4722a1e3736e17ed278
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Portrait d'un artiste inconnu

De
153 pages
Brosser à l'aide de mots le portrait de l'autre relève du défi. En faisant le portrait de Christian, jeune Allemand passionné d'écriture, la narratrice découvre que plus elle tente de le saisir, plus son modèle lui échappe. Il prétend écrire mais n'écrit pas ou peu, il a peint mais ne peint plus, il a été acteur mais ne joue plus. Qui est-il et pourquoi cherche-t-il son amitié ? Leur passion commune pour l'art suffira-t-elle à les rapprocher ?
Voir plus Voir moins
Chantal COLOMB
inconnu Récit
Préface de Bernard Noël
Portrait d’un artiste inconnu
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww. harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03015-9 EAN : 9782343030159
Chantal COLOMBPortrait d’un artiste inconnu Récit lPréface de Bernard Noë
DU MÊME AUTEURQuai Mallarmé, Encres Vives, 1994. Sauf-conduit, entretien avec Roger Munier, Lettres Vives, 1999. Roger Munier et la «topologie de l’être», L’Harmattan, 2004. Direction d’ouvrage : Bernard Noël,Europe, n° 981-982, janvier-février 2011.
Préface
Je commencerai par une impression générale et constante :votre écriture m’a, durant toute ma lecture, enchanté par l’espace euphonique qu’elle dégage, sa parfaite musique, ses accords d’une belle justesse. C’est au point que je me demande si j’ai jamais éprouvé pareille jouissance rythmique, pareil plaisir verbal de lire au point que j’aurais pu m’y abandonner en oubliant récit et personnages. Il est vrai que la première partie : « Portrait d’un artiste inconnu» ajuste si heureusement tonalité et récit qu’elle permet de se glisser tout naturellement dans l’abandon que j’évoque. Oui, tout s’y combine avec une telle exactitude que le lecteur ne peut que se laisser emporter, ne peut qu’adopter le mouvement de la rencontre comme s’il résolvait de son entrain tous les problèmes. Une hésitation surgit au début de « Le Don de la voix » parce que, un moment, on se demande si le sujet n’a pas changé, mais l’histoire de la chanson est trop belle pour ne pas ranimer la grâce. Une clé nous est offerte peut-être dans la troisième partie quand vous écrivez :« …il ne se donnait que par aphorismes. Du blanc qui les séparait je ne savais que faire, j’y mettais tantôt de l’affection, tantôt des reproches…» Ces blancs vont devenir l’arrière-texte. Le dérangement qu’ils pourraient, qu’ils devraient provoquer est couvert par la scansion toujours aussi prenante de l’écriture si bien que tout en m’interrogeant sur Christian, sur vous, sur l’espèce de talent universel dudit Christian et son égocentrisme, j’ai toujours cédé au charme de l’écriture jusqu’à oublier tout ce que vous livriez de personnel. Bref,
9