Pour l'amour de Liam

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Walya a seize ans, elle vit à Montréal dans un milieu très privilégié. Mais Walya étouffe dans son cocon familial. Son univers va être bousculé par l’arrivée au collège de Liam.
Une histoire d’amour au-delà des apparences !
Publié le : vendredi 8 avril 2016
Lecture(s) : 5
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782897700300
Nombre de pages : 123
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MARISOL OUELLETTE Pour l’amour de Liam
MARISOL OUELLETTE
Pour l’amour de Liam
Catalogage avant publîcatîon de Bîblîothèque et Archîves natîonales du Québec et Bîblîothèque et Archîves Canada Ouellette, Marîsol, 1982-Pour l’amour de Lîam Pour les jeunes de 12 ans et plus. ISBN 978-2-89579-731-9 I. Tître. PS8629.U367P68 2016 jC843’.6 C2015-942104-7 PS9629.U367P68 2016 Dépôt légal – Bîblîothèque et Archîves natîonales du Québec, 2016 Bîblîothèque et Archîves Canada, 2016
Dîrectîon édîtorîale : Nîcholas Aumaîs, Gîlda Routy Révîsîon : Sophîe Saînte-Marîe Mîse en pages et couverture : Interscrîpt înc. Illustratîons de la couverture et de l’întérîeur : © Shutterstock © Bayard Canada Lîvres înc. 2016
Financé par le gouvernement du Canada Funded by the Government of Canada
Nous reconnaîssons l’aîde inancîère du gouvernement du Canada par l’entremîse du Fonds du lîvre du Canada (FLC) pour des actîvîtés de développement de notre entreprîse.
Nous remercîons le Conseîl des arts du Canada de l’aîde accordée à notre programme de publîcatîon. Cet ouvrage a été publîé avec le soutîen de la SODEC. Gouvernement du Québec – Programme de crédît d’împôt pour l’édîtîon de lîvres – Gestîon SODEC.
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Imprîmé au Canada
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MARISOL OUELLETTE Pour l’amour de Liam
Chapitre 1
Bîp ! Bîp ! Bîp ! « Ouî, ouî ! Je me ève ! » Moî, Waya, j’aî seîze ans et je déteste me réveîer sî tôt ! J’aîmeraîs mîeux rester au ît et dormîr tard. Un jour de semaîne, on oubîe e projet ! ï est sîx heures quarante-cînq et, comme tous es jours, je m’habîe et je Fonce à a cuîsîne me Faîre à déjeuner pour ne pas manquer e bus. Je regarde par a Fenêtre : e cîe est grîs et es branches des arbres se baancent sous a Force du vent. Pas de a puîe ! ï peut depuîs troîs jours ! Ce seraît beaucoup pus motîvant de se réveîer avec un magnîIque soeî que d’avoîr à endurer ce temps pourrî. Grrr !
J’écoute dans ’espoîr de percevoîr un petît bruît dans a maîson. Eh non ! Encore seue, comme tous es matîns. Je voîs pus souvent notre Femme de ménage, Anîta, que mes parents. Mon père est avocat dans ’une des pus grandes Irmes de Montréa, et ma mère est archîtecte à son compte, donc înutîe de précîser qu’îs sont rarement à a maîson. Magré cea, je suîs bîen pus proche de ma mère que de mon père. Au moîns, avec ma mère je peux avoîr des conversa-tîons à ’occasîon, tandîs que mon père est bîen trop occupé pour dîscuter avec moî ! Sî je devaîs décrîre eur reatîon, je dîraîs que mon père est e patron. Ma mère agît de Façon dîférente orsque mon père est présent. Comme sî ee ne
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vouaît pas e décevoîr. J’aî e droît d’învîter des amîes quand bon me sembe, du moment que mon père a toutes es înFor-matîons nécessaîres sur ees. Quî sont eurs parents ? Ont-îs une bonne réputatîon ? Sont-îs Fortunés comme nous ? Habîtent-îs notre quartîer ? Ces questîons n’ont, pour moî, aucune împortance, maîs pour uî, ees sont Fondamentaes ! Sî a réponse est ouî à toutes ces questîons, mes amîes sont es bîenvenues chez moî.Autrement, înutîe d’en parer ! Mes parents me donnent pas ma d’argent de poche, et je peux m’acheter ce quî me pat. Les înconvénîents ? Ouî, ouî, î y en a ! Je ne peux me dépacer qu’avec Bryan, notre chaufeur. On pourraît croîre qu’î est mon garde du corps, î est sî împosant ! Toujours en costume et très sérîeux ! Maîs depuîs e temps qu’î me conduît, j’aî apprîs à bîen e connatre et, au Fond, c’est un gros « nounours ». On s’entend bîen, tous es deux. Mes parents veuent savoîr où je vaîs et où je suîs. L’unîque moment où j’aî a chance de me dépacer seue, c’est orsque je prends ’autobus pour me rendre à ’écoe. Eh ouî ! Cea peut paratre bîzarre, maîs je déteste ce rège-ment ; j’aîmeraîs bîen pouvoîr aer au cînéma à pîed ou même au dépanneur sans être accompagnée. C’est împos-sîbe. ïs ont peur que je me Fasse attaquer ! ïs sont aussî très sévères quant à mes Fréquentatîons. Pas questîon d’avoîr un petît amî quî n’est pas de notre mîîeu ! Mîs à part ces res-trîctîons, je Faîs ce je veux et je passe e pus caîr de mon temps toute seue. Mes amîes airment qu’ees aîmeraîent avoîr des parents comme es mîens. Moî, je ne me paîns pas, même sî, quequeFoîs, j’aî bîen envîe d’avoîr des parents pus détendus avec quî je pourraîs parer e matîn. Maîs bon ! On ne peut pas tout avoîr !
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ï y a aussî Chary, notre joî poîsson rouge. Mes parents détestent es anîmaux, îs sont obsédés par a pro-preté.Tout est banc chez nous, donc împossîbe d’avoîr un anîma de compagnîe autre qu’un poîsson ! Peut-on avoîr une dîscussîon pausîbe avec un poîsson ? À moîns d’être Fou, je ne croîs pas.
Ce matîn, j’apporte un bo de céréaes dans a sae de baîn, hîstoîre de gagner un peu de temps, ce que je ne Feraîs jamaîs devant mes parents. ï Faut toujours évîter es dégâts, répète souvent ma mère ; c’est pourquoî j’en proIte orsque je suîs seue. Parmî mes autres obîgatîons, î y a : ne jamaîs manquer ’écoe et sortîr vêtue împeccabement de a maîson. Cea sîgnîIe aussî que je doîs m’être brossé es cheveux, et pas questîon d’envîsager de porter du maquî-age ! Après tout, je ne suîs qu’une jeune Ie. Ça, c’est a Façon dont mes parents me voîent. ParFoîs, j’aî ’împressîon qu’îs me prennent encore pour eur petîte Ie adorée de dîx ans. Maîs bon, î parat que tous es parents sont comme ça, înutîe de vouoîr qu’îs changent d’avîs.
Une Foîs prête, je retourne à a cuîsîne déposer mon bo dans ’évîer. Je regarde ’heure sur ’îmmense horoge pacée au mur (hérîtage de mon grand-père). ï est sept heures quînze. Je prends mon sac, mon manteau et je sors de a maîson. Et je ne doîs pas oubîer de mettre e système d’aarme et de reFermer a grîe à ’entrée de a proprîété.
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