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Quantpunk

De
160 pages

Qu’est-ce que le Quantpunk ? C’est la question à laquelle les douze auteurs de ce recueil ont eu à répondre, dans une tentative de créer un nouveau genre, dérivé du cyberpunk et du steampunk, faisant appel aux découvertes de la physique quantique et des technologies qui en découlent, sans oublier la philosophie propre au mouvement punk.


Le résultat ? Onze textes plutôt disparates, preuve s’il en faut que l’exercice n’a rien d’évident. Le « Quantpunk », tout comme la mécanique quantique, résiste à la compréhension. Vouloir le définir, c’est laisser s’effondrer une foule de possibilités pour n’en conserver qu’une. Le regard de l’auteur influe sur son univers, et c’est particulièrement flagrant dans les textes qui constituent ce recueil.


Le Quantpunk est-il science-fiction, fantasy ou fantastique ?


Il est tout cela à la fois.


Est-il facétieux ou sérieux ?


Tout cela à la fois.


Jusqu’à ce que vous ayez tranché.

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QUANTPUNK Anthologie
SOMMAIRE
Avant-propos
L'homme au cerveaunivers
Le chat, les punks et la photocopieuse quantique
Cas de conscience
No past, No future, No Proust
Guanyin du sutra électrique
Le chat ne s'est pas échappé de la boîte, il n'y a jamais été
Mémoires mortes
Le prince est mort, vive le prince
L'homme fractal
Conflux
Transition
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AVANT-PROPOS Qu’est-ce que le Quantpunk ? C’est la question à laquelle les douze auteurs de ce recueil ont eu à répondre, dans une tentative de créer un nouveau genre, dérivé du cyberpunk et du steampunk, faisant appel aux découvertes de la physique quantique et des technologies qui en décou lent, sans oublier la philosophie propre au mouvement punk. Le résultat ? Onze textes plutôt disparates, preuve s’il en faut que l’exercice n’a rien d’évident. Le « Quantpunk », tout comme la méc anique quantique, résiste à la compréhension. Vouloir le définir, c’est laisser s’effondrer une foule de possibilités pour n’en conserver qu’une. Le regard de l’auteur influe sur son univers, et c’est particulièrement flagrant dans le s textes qui constituent ce recueil. Le Quantpunk est-il science-fiction, fantasy ou fantastique ? Il est tout cela à la fois. Est-il facétieux ou sérieux ? Tout cela à la fois. Jusqu’à ce que vous ayez tranché. Je vous souhaite un bon voyage au pays du Quantpunk : qu’il soit pour vous merveilleux, fascinant, perturbant, inquiétant. Et que cet avant-propos soit l’occasion pour moi de remercier tous ceux, de près ou de loin, qui ont participé à ce projet : le s auteurs au sommaire de cette anthologie, bien sûr, ceux qui ont participé à l’ap pel à textes et qui, même s’ils n’auront pas été retenus, n’auront pas démérité, le s membres du comité de lecture et les initiateurs du projet. Bonne lecture ! Floriane Moisan
L’HOMME AU CERVEAUNIVERS
Anthony Boulanger En descendant de la limousine, Shell réajusta la ca puche de son sweat dans son dos et fit craquer les articulations de ses doi gts avec application. Il leva les yeux sur le grand building, à la facture classique de verre et d’acier. Des projections serpentines couraient sur les fenêtres et les poutres, bien visibles à la lumière intrinsèque dont elles éclairaient la nuit, reflets des systèmes de protection intégrés à la structure. Dès le premier contact avec l’intermédiaire de son client, Shell s’était douté d’avoir maille à pa rtir avec un grand ponte, si ce n’était un membre de la Tri²Ade. Aujourd’hui, avec la protection qu’on lui assignait, le lieu où on le déposait, aux portes de China7own, il voyait ses hypothèses confirmées. Achevant de contempler le bâtiment, il découvrit que seul le dernier étage était illuminé. Les hommes de main de son commanditaire se positionnèrent aussitôt autour de lui pour l’escorter. e «Hé, les gars, on est au XXIII siècle, pas la peine de la jouer cliché», lâcha-t-il en fourrant les mains dans la poche ventrale de son sweat. D’un pas insolent, il se dirigea vers les quelques marches qui reliaient le trottoir au building, tout en tripotant la fiole pour laquel le on l’avait payé une moitié de petite fortune. Ce soir, il allait enfin recevoir le complément. Tout est bon?résonna soudain la voix d’un télépathe dans sa tête. «(d)er nous a montré laOui, répondit un homme de main à haute voix. Le Min marchandise.» Shell sentit des tentacules spirituels fluer autour de lui mais barricada son crâne en un réflexe développé depuis des années. Le Psy chercha une faille pendant quelques secondes, puis sa présence disparu t tandis que les portes du bâtiment s’ouvraient.
* «La prospection n’a pas été trop… ardue?» Le Chinois était assis derrière son bureau, jaugeant Shell de ses petits yeux qui ne cillaient pas. Il avait placé ses mains sous son menton, prolongeant un peu plus le cliché mafieux qui s’était imposé à l’espri t du Min(d)er. Cliché? se demanda-t-il un instant, ou une impression de déjà- vu bien durable? Peut-être avait-il miné et intégré des échos de cet instant l ors d’une de ses précédentes fouilles? Depuis l’unification des réalités quantiques suba tomiques et de la physique macroscopique à laquelle avait succédé l’a pparition des Psys et des Min(d)ers, le temps avait tendance à afficher une certaine élasticité déroutante. «La routine, répondit Shell. Le temps de trouver le filon, de l’exploiter, et de ramener ça au bercail», conclut-il en portant le doigt à sa tête. Rabaissant la main, le Min(d)er en profita pour adr esser un salut moqueur
accompagné d’un clin d’œil à la télépathe aux côtés du Chinois. «Puis-je le voir? — Bien sûr, ça vous appartient, après tout.» Shell tira la fiole de sa poche et la tint devant l ui, sur le plat de sa main. Elle contenait un étrange fluide noir qui se déplaçait d ans l’enceinte de verre en défiant les lois newtoniennes. Il s’écoulait, sautait contre le bouchon, modifiait sa forme pour prendre l’aspect d’une sphère puis pour se couvrir d’épines l’instant suivant. Le Min(d)er sentit l’emprise d’un télékiné siste sur l’objet et referma sa prise dessus. Un deuxième Talentueux dans le bureau , s’étonna-t-il en se retournant pour chercher des yeux le Psy. Ce Chinoi s savait décidément bien s’entourer. «Ne venez-vous pas de dire que cela m’appartenait, William Case? — Oh, excusez-moi, je n’avais pas fini ma phrase», répliqua Shell sans tiquer sur l’utilisation de son véritable patronyme. «Je disais donc : bien sûr, ça vous appartient après tout à moitié. Notre transaction certifiait une livraison dépendante du paiement. — Mais pour que nous soyons sûrs qu’il s’agisse là des informations pour lesquelles je vous paie, j’ai besoin de lire votre compte-rendu de mission dans votre esprit. Et Miss Taon ici présente m’a informé que vous étiez réfractaire à son examen. — Je vois. Ces informations, vous ne comptez pas le s ingérer pour vous les approprier. Vous allez les revendre… Eh bien, Miss Taon devrait savoir qu’on ne viole pas le palais mental d’un Min(d)er. Vous avez vos secrets, j’ai les miens; nous avons notre accord de confidentialité, tout co mme j’en ai avec d’autres clients. Personne ne se balade chez moi. Vous savie z comment je fonctionnais avant de m’embaucher. Je vous avais prévenu.» Des frottements de pieds sur la moquette du bureau mirent la puce à l’oreille de Shell. Il jeta un coup d’œil rapide, constata que les gorilles s’étaient rapprochés de lui et estima ses options. Se battre? Il n’aurait pas parié sur lui à huit contre un, avec le handicap de son physique de poids plume. Fu ir en se jetant par la fenêtre? Le télékinésiste s’occuperait d’empêcher la gravité de remplir son office. Se laisser faire par la télépathe? Il pouvait toujours circonscrire son intrusion aux pièces de son palais mental qui ne concernaient que la mission du Chinois, mais si elle laissait une pensée-moucharde, elle pourrai t revenir comme bon lui semblait sans qu’il ne s’en rende compte. Les chances étaient minces qu’il ne soit pas obligé de se plier à une telle fouille, toutefois. «Vous voulez vraiment utiliser la force contre moi? relança Shell. Je vous fournis une came de premier ordre, qui n’existe plu s ailleurs dans l’univers si ce n’est dans cette fiole, à mes risques et périls, et voilà comment vous me traitez ? Vous m’insultez et vous insultez ma réputation. Vous savez comment fonctionne l’esprit d’un Min(d)er, je pourrais diffuser ce que vous voulez garder secret à mes confrères, et ce qui est unique pour le moment se r etrouverait aussitôt dupliqué en centaines d’exemplaires. Ne me forcez pas à ce genre d’extrémités.» L’homme misait sur le fait que personne, à part un autre Min(d)er, ne comprenait comment un tel esprit fonctionnait ou à quelles règles l’information obéissait dans ce monde contaminé par les quanta. Le Chinois leva la main pour
arrêter ses hommes et se trémoussa sur sa chaise, pour finir par se lever. «Je comprends l’outrage que je fais à votre honneur, tout comme vous devez comprendre ma position. Si vous faites cela, je serai obligé de vous faire souffrir puis de vous tuer. Puis de vous ranimer, et de recommencer. La patience de mes bourreaux est infinie, je les paie bien et la plupa rt est passionnée par le travail que je leur demande. Une petite inspection mentale, ce n’est rien. — Et les cinq millions que vous me devez ne sont pa s grand-chose non plus pour vous… Ce n’est pas une menace, mais sachez tou tefois que vous flirtez avec les limites de ma patience.» Au moment où deux hommes de main se saisissaient de Shell pour l’immobiliser, l’air vibra derrière le crâne du Min(d)er et produisit un son grave qui s’acheva dans les aigus en quelques instants. Le Ch inois et ses employés se plaquèrent les mains sur les oreilles tandis qu’une énorme masse de métal jaillissait de l’os soudainement mis à nu. L’air se tordait, chatoyait tandis que l’ivoire et l’acier se mêlaient en une impossibilité physique qui aboutit toutefois à la matérialisation dans la pièce d’un robot humanoïde, aux bras armés de pinces et de scies rotatives. La créature se tourna aussitôt vers le gorille le plus proche et le réduisit sans autre forme de procès à sa plus simple expression organique, une tête sur un tronc, avant de passer au suivant. Puis au suivant, puis au suivant. Shell sentit bien un assaut mental lancé pour le re ndre inconscient, mais qui rebondit sur ses barrières et s’évanouit pendant qu e son robot écrabouillait Miss Taon. Il perçut un ralentissement des mécanismes qu and le télékinésiste, qui s’avéra être le Chinois en personne, chercha une faille dans le garde du corps du Min(d)er, mais la puissance psychique de l’homme ne put arrêter plusieurs tonnes de métal entraînées à excaver de la matière noire e t du diamant. Le robot excavateur, vainqueur de la manche contre les humains par cinq à zéro, se saisit du petit homme et le porta à bout de bras. Shell, toujours debout au centre de la pièce, chercha un espace vierge de matière organique pour poser ses pieds et ne pas salir ses chaussures. «ant finalement deEh bien, mon cher… Ping Lee, dit Shell en s’approch l’homme maîtrisé par son robot. Ce n’est pas tous les jours que vous verrez un de mes mineurs de si près. — Comment connaissez-vous mon nom? répondit le Chinois en gardant un calme tout à fait impressionnant. — J’ai assigné une partie de mes robots à l’accumulation de matière noire liée à cet instant et ce lieu précis. Et je remonte le filon. Je suis alimenté en direct et j’en apprends un peu plus chaque minute. Alors, voi ci le nouveau deal. Je suis réglo, alors je vous laisse l’information que vous m’avez demandée contre cinquante millions. Si vous ne vous acquittez pas d e la somme dans deux minutes, j’aurai suffisamment de matériel sur vos planques d’armes et de drogues pour les négocier avec vos concurrents. Sauf si vou s me payez cinq-cents millions. Vous avez compris le schéma ou je vous explique les maths?» Shell s’étonna lui-même de la facilité avec laquelle les mots coulaient entre ses lèvres. Quand il avait été embauché, il s’était fait la remarque qu’il mouillait peut-être dans une affaire qu’il ne devait pas prendre. Mais le paiement était alléchant, Miss Taon mignonne, et le défi à la hauteur de ce q u’il cherchait quand il
s’immergeait dans la matière noire. Maintenant, il était conscient de jouer au-dessus de son niveau, qu’il devrait tuer le Chinois, mais il n’était pas un assassin. Il allait devoir changer de planète, peut-être alle r dans l’autre bras de la galaxie. Peu importait. Tout ce qu’il possédait était son pa lais et ses robots, et il les emportait avec lui où qu’il aille. «Quarante-millions, pas plus, négocia Ping Lee. Vous ne pouvez pas me tuer, ajouta-t-il aussitôt tandis qu’une des scies du rob ot s’approchait de son crâne. Il n’y a que moi qui peux vous programmer le virement! Que moi!» Le petit homme s’évanouit soudain entre les appendi ces mécaniques du mineur de Shell, mais le Min(d)er ne l’exécuta pas pour autant. Un de ses robots venait de miner une information de premier choix : le GBI avait mis la tête du mafieux à prix pour plus de deux millions et avec tout ce qu’il avait engrangé par ailleurs sur les planques, il allait pouvoir faire fructifier son pactole sans beaucoup de peine. * En arrivant dans son antre, Shell enleva son pull puis son T-Shirt à l’effigie du Neuromancer, le premier Psy recensé et arrêté par le gouvernement terrien, élevé au statut d’icône aujourd’hui. Il fit une boule gro ssière de ses vêtements et les balança à l’autre bout de son studio, ce qui mit au ssitôt en branle l’intelligence artificielle asservie au studio. «Comment ça s’est passé, gros? demanda le robot insectoïde qui se détacha du mur. — Rien à signaler. Je suis tombé sur un mauvais payeur, il va apprendre à ses dépens qu’on ne joue pas avec moi.» Tandis qu’il se laissait tomber dans le fauteuil in forme qui constituait le seul mobilier du lieu, Shell regarda son appartement. De s moisissures décoraient de leurs couleurs organiques le plafond et les murs, le papier peint se décollait par endroits, révélant des reliquats des peintures des précédents locataires. Au sol, des restes de repas jonchaient les quatre coins du plancher. «Tu n’es pas censé nettoyer tout ça? demanda l’humain en barrant du pied le passage au robot. — Tu n’es pas censé payer un abonnement pour que je le fasse? rétorqua la créature en escaladant la chaussure. Sois déjà cont ent que je veille sur tes vêtements en les passant sur le forfait de ton voisin, espèce de rebut sanitaire. Si tu n’es pas content avec la propreté, fais un effort pour balancer tes snacks à la poubelle au lieu de les disperser au sol et peut-êt re la descendrai-je à l’incinérateur.» Shell émit un petit rire. Le monde physique n’était rien pour lui, ce qui comptait à ses yeux était son palais mental et, se laissant couler dans son fauteuil, il s’empressa de s’y immerger. Un sentiment d’urgence qu’il n’avait jamais expérimenté lui commandait de se rendre sur place. Aussitôt, il arriva dans une clairière nichée au cœ ur d’une épaisse forêt. Les arbres s’ouvraient devant lui en un chemin de terre qu’il s’empressa d’emprunter sans prêter attention aux essences végétales qui l’ entouraient. Comme toutes
choses en ce lieu, les arbres étaient l’incarnation de tout ce qu’il avait min(d)é et recueilli dans son esprit, en une intrication quantique de l’information qui subsistait dans la matière noire de l’univers et ses réseaux d e neurones. Shell ne s’était intéressé à la théorie derrière sa capacité qu’au d ébut de sa carrière, quand il voulait comprendre ses limites pour dépasser ses co ncurrents. À en croire les scientifiques qui s’échinaient sur les manifestatio ns psys et le minage d’informations, aucun d’eux ne pouvait exister. Les phénomènes quantiques qui sous-tendaient l’ubiquité de certains, la mort-et-v ie d’autres, la télépathie, le minage, tous auraient dû rester à des niveaux d’eff et microscopiques et être balayés à l’échelle macroscopique par la décohérence et autres joyeusetés. «Grosse journée, Shell?» Le Min(d)er leva les yeux. Assis sur un banc, Niels Bohr, visage jeune et avenant, lisait un ouvrage, une cigarette qui n’émettait aucune fumée à la bouche. «Salut, Niels. On peut dire ça.» Bohr était une des personnalités qui hantaient son palais mental. Il était arrivé justement à l’époque où il avait cherché des explic ations sur ce qui lui arrivait et Shell ne l’avait pas éliminé. Par amusement autant que par excès de collectionite, le Min(d)er avait ainsi réuni tous les scientifiques du cinquième congrès Solvay et ceux-ci nourrissaient leurs discussions des informa tions qui venaient enrichir le palais mental au fur et à mesure des missions de Shell. «Tu lis quelque chose d’intéressant? ajouta le jeune homme. — Oui, un ouvrage sympa, pour faire passer le temps. Ça s’appelleQuantpunk, une espèce de digression science-fictionnelle de plusieurs auteurs, pas si loin de mon époque, sur la physique quantique. Ça parle de toi et de moi, par exemple. Et de cette conversation.» Shell ne releva pas la dernière phrase de son interlocuteur et continua sa route. À l’urgence qui avait accompagné son retour à son a ppartement, s’ajoutait à présent une certaine insécurité. Cela n’était pas lié à Ping Lee. Son robot l’avait toujours sous la main, prêt à le livrer au GBI. Auc un de ses sous-fifres ne l’avait suivi et à l’heure qu’il était, ils avaient sûremen t d’autres chats à fouetter. Ce ne pouvait pas être non plus une espèce de mouchard qu e la Psy aux ordres du Chinois lui aurait collé, ceux-ci s’évanouissaient avec la mort de leur télépathe… À force de marcher, il déboucha du chemin sur une n ouvelle clairière qui se contentait d’accueillir une structure sombre parallélépipédique. Une ouverture se découpa à l’approche du Min(d)er et celui-ci y rentra, faisant face à un panneau de contrôle. En face de numéros apparaissaient de grandes catégories, allant de "Faune et Flore" à "Missions", de "Comptes bancaires" à "Messages du Futur?". Après avoir hésité à appuyer sur le bouton "Amphith éâtre", il pressa finalement celui du hangar. En se retournant, Shell n’avait pl us sous les yeux la clairière mais une structure métallique au sein de laquelle allaient et venaient des dizaines de robots. Certains transportaient des masses noire s, qui se présentaient aussi bien sous forme solide en blocs épars que liquide. D’autres réceptionnaient la matière et la dévidaient en fines pelotes d’informations qui venaient grossir, après un tri et de façon inconsciente, les étages du pala is mental du Min(d)er. Les dernières créatures s’élançaient du fond du hangar vers l’espace, l’infini, le vide, le cosmos, l’univers, à la recherche des mines de m atière noire. Ils quittaient
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