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Giacomo Palumbo
Quelques mots Giacomo Palumbo d’amour Correspondance amoureuse
Que/lLqituerasturmeots d’amour
Rue des Écoles
QUELQUES MOTS DAMOUR
Rue des Écoles Le secteur « Rue des Écoles » est dédié à l’édition de travaux personnels, venus de tous horizons : historique, philosophique, politique, etc. Il accueille également des œuvres de fiction (romans) et des textes autobiographiques. Déjà parus
Fernandes (Aurore),Celles qu’ils n’ont jamais pu oublier, récit, 2017. Heutte (Soufyan),Mes poings sur les I, roman, 2017. Nyiraneza (Marie-Chantal), Netter (Gérard),Témoignage d’une petite fille rwandaise, récit, 2017. Gaillet (Lydia),En sursis, roman, 2017. Lallement (Anne-Marie),Une vie travelling, récit, 2017. Caudron (Hervé),Aux portes de l’oubli, roman, 2017. Mothes (Patrick),Lieu-dit « Beau-soleil »,roman, 2017. Solvas (Éric),C’est là-bas qu’il faut aller, récit, 2017. Laclaverie (Marie-Thé),À la septantaine, je te raconte…, récit, 2017. Cerf-Verny (Catherine),Les ailes de Nathan, roman, 2017. Jolly (Raymond),Le roi des pêcheurs, récit, 2017. Benoit (Jean-Louis Gabriel),Rue des rêves, roman, 2017. Ces douze derniers titres de la collection sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Giacomo Palumbo
Quelques mots d’amour
Correspondance amoureuse
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12003-4 EAN : 9782343120034
À vous qui m’avez tant aimé
PRÉTEXTE Au premier regard, au premier contact, je sentais grandir en moi une présence agissante. Je n’y prêtais pas une attention particulière. Je fréquentais des milongas, lieux de bal où l’on danse le tango argentin. J’arrivais sapé comme unporteño. Je tanguais. Je partais. J’oubliais vite par la suite ces femmes que j’avais serrées une soirée entière dans mes bras. Il n’y avait rien de convenu entre nous. Sinon un mouvement de tête pour l’invite. Je ne me souviens ni dans quel ordre ni à quelle cadence ces situations se répétaient. Je partais. Je revenais. Après avoir échangé quelques mots, dansé une série detandasplusieurs suites, c’est-à-dire d’enchainements de trois ou quatre tangos, je disparaissais. Parfois, nous échangions des courriels ou nos numéros de téléphone. La plupart du temps, je filais à l’anglaise. Je ne laissais l’occasion à aucune d’entre elles de me raccompagner jusqu’à la porte afin que nous puissions nous revoir en privé. Après mon départ, je me retrouvais dans la solitude d’un no man’s land avec tristesse, mais rassasié affectivement. S’il m’arrivait d’écrire à l’une d’entre elles pour lui exprimer mon envie de la revoir, je manquais la plupart du temps le rendez-vous. Inconscience qui me laisse perplexe — je porte très bien le masque de l’innocence. Il arrivait que quelques-unes me répondent, désappointées, exprimant avec désarroi ce qu’elles ressentaient.
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