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L'Illustre inconnu

de robert-laffont

Alexandra Zaba
Rive Rouge Roman
Couverture : © Fabienne Mullinghausen © L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-29124-6 EAN : 9782336291246
Rive Rouge
ÉcrituresCollectionfondéeparMaguyAlbetBoly(Vincent),Crime,murderetdelitto,2013.Hardouin(Nicole),Lessemellesrouges,2013.Lherbier(Philippe),Ourida,2013.Aguessy(Dominique),Lesraisinsdelamer,2013.Pommier(Pierre),Auboutdel’été,2013.Oling(SylvianeSarah),Tesabsentstunommeras,2013.LeroyȬCaire(Marjorie),Lemarchéauxinnocents,2013.Lebaron(Cécile),Unevieàl’œuvre,2013.Meyer(Florent),Maelström,2013.LeGuern(JeanȬMarc),Sillages,2013.Fabre(Paul),LeSolitairedeCostejourdes,2013.Castet(Noël),L’appeldularge,2013.Winling(François),Lamortenvie,2013.Ravi(Martin),Saigonjazz,2013.Zen(Claude),Secteurpostal14200,2013.***Cesquinzedernierstitresdelacollectionsontclassésparordrechronologiqueencommençantparleplusrécent.Lalistecomplètedesparutions,avecunecourteprésentationducontenudesouvrages,peutêtreconsultéesurlesitewww.harmattan.fr
Alexandra Zaba
Rive Rouge
Roman
L’Harmattan
À mes enfants, à leur patience… et à la mienne
Chapitre 1
e vent d’Est balayait le parc Alexandria, à la pointe ouest L de la Russie. Il faisait danser les ombres des arbres. Le prin-temps finissant les avait revêtus de dentelles verdoyantes que l’été étofferait. À plus de deux mille kilomètres de chez elle, une jeune femme se tenait penchée vers la grève. Jamais je n’aurais cru que les choses puissent tourner ainsi! Le prix à payer aura été beaucoup trop lourd! Anna en était là. Finalement, elle était revenue à cet endroit. C’est ici que ses pensées filaient, cabotant le long de cette digue de laquelle on entendait les vagues gémir dans un fracas étouffé. Anna s’était souvent perdue dans ce paysage marin. Il fai-sait désormais partie de son refuge intime. Aujourd’hui, ce lieu attaché à l’océan était tout ce qui lui restait, tout ce qui la retenait, tout ce qui la faisait replonger dans le tourbillon nauséeux de ses angoisses. De sa vie. La mer était calme ce soir. Anna aimait s’envelopper de la douceur lénifiante du crépuscule; c’était l’heure de la journée qu’elle chérissait le plus. Quelle que soit l’époque, il n’y avait guère plus que quelques badauds pour apprécier ces instants furtifs. Marchant le long du promontoire, son esprit, emporté par le vent impatient, voguait dans le lointain, au gré des lamentations inces-santes de ces vagues se brisant sur les pierres lissées par l’océan. Des ombres erraient au loin, à la recherche silencieuse de divers crustacés entraînés par la houle. Le cri des mouettes alternait avec celui des rouleaux s’écrasant sur le rivage. Une colonie de petits oiseaux noirs se chamaillait afin de dénicher quelques restes de nourriture rejetés par la mer. Les goulus, c’est ainsi qu’Anna, ne sachant pas leur nom, les avait autrefois baptisés. Dans le soir