Sabine

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Sabine a perdu sa mère à l'âge de neuf ans. Son père s'est remarié avec une jeune femme très belle. Sabine est devenue une très séduisante jeune fille que sa belle-mère considère comme une rivale. Elle ira jusqu'à chercher à séduire le fiancé de celle-ci. Une conclusion dramatique ramènera la paix et le bonheur à tous les membres de la famille.
Publié le : mardi 5 avril 2016
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EAN13 : 9782140007767
Nombre de pages : 116
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Rose Péquignot
Sabine Roman
Sabine
Rose Péquignot SabineRoman
Du même auteur, aux éditions L’Harmattan Safari, 2015. Dure comme un diamant, 2014. L’amour encore et toujours, 2014. La blessure secrète, 2013. Le choix de Myriam, 2012. Une deuxième vie, 2012. Oriane, 2011. Juliette mon amour, 2010. L’aventure autrichienne, 2010. Abou et le léopard, 2009. Myrto et les hommes, 2009. Le poison du doute, 2009. Les demoiselles de la maison des loups, 2008. Le démon du soir, 2007. L’oubli… peut-être ?, 2006. La merveilleuse histoire de la petite Hou, 2006. Nina, la nièce du curé, 2006. La Croisière, 2004. Nous étions heureux…, 2004. © L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07671-3 EAN : 9782343076713
CHAPITRE 1
Renaud Parny trouva une place inespérée pour ranger sa voiture, une Bentley gris fer, sobre et somptueuse. Il chercha un ticket qu’il glissa sous le pare-brise et ainsi en règle, se dirigea d’un pas rapide vers la galerie où l’appelait un vernissage. C’était un homme assez grand, sûrement plus d’un mètre quatre-vingt, mince et élégant, à l’allure désinvolte et sportive. Il avait trente-deux ans. Ses cheveux bruns étaient coupés courts et se rebellaient quelque peu. Ses yeux gris pouvaient devenir très tendres si le jeu en valait la peine ou alors jeter des lueurs d’acier qui laissaient deviner un caractère entier et même violent. Il n’aimait pas la contradiction et pouvait devenir cin-glant, si l’on s’opposait à sa volonté. Cependant quand il était amoureux, il pouvait rivaliser avec tous les Roméos possibles ! Alors sa voix devenait chaude et merveilleu-sement tendre et peu nombreuses étaient les femmes qui fussent restées de marbre s’il avait décidé de leur plaire. Pour l’instant il était dans un état de « vide » entre deux passions et il s’ennuyait.
Renaud et son frère Didier, de trois ans son cadet, possédaient en commun un magasin d’antiquités, spécialisé surtout dans les tableaux du 17ème et 18ème siècles. Leurs affaires étaient prospères malgré « la crise » car les beaux objets, les tableaux, les meubles anciens sont une valeur aussi sûre que l’or et nombreux sont les amateurs qui investissent, se méfiant des cours de la monnaie qui peuvent s’effondrer comme en 87 ! Ils avaient acquis à Neuilly une maison, entourée d’un petit jardin. Renaud habitait le deuxième et dernier étage, laissant le premier et le rez-de-chaussée à son frère, qui lui, était marié et déjà pourvu de trois enfants. Sa jeune femme, à peine âgée de vingt-six ans, en voulait « beaucoup » ! Cinq ou six au moins ! C’était une fille simple et gracieuse, gaie et d’une activité débordante, fort jolie de surcroît ! En plus de ses occupations de maîtresse de maison et de mère de famille, elle jouait du violon avec passion de longues heures chaque jour. Sans être virtuose, elle avait un talent incontestable. Renaud, lui, était célibataire et pas prêt à changer sa vie indépendante contre les responsabilités d’un ménage ! Mais il adorait les femmes et se passait très difficile-ment de leur compagnie ! Le jeune homme entra dans la galerie où déjà une foule élégante se pressait, surtout dans la première salle où une grande toile attirait tous les regards. Renaud dé-cida de visiter d’abord les salles suivantes. Alors qu’il se penchait pour lire un cartouche près d’un tableau, il sentit avec délice, un parfum raffiné près de lui. Aussitôt en alerte, il se redressa et vit, non loin de
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là, une élégante jeune femme vêtue d’un vison tourmaline et dont les cheveux d’un blond très pâle, « platine », étaient coiffés en un beau chignon surmonté d’une toque de même fourrure que celle de son manteau. Elle avait de longues jambes ravissantes et portait des escarpins à talons vertigineux. Elle donnait une impression d’intense féminité et Renaud se sentit fortement intéressé par cette séduisante créature. Il la regardait, jamais à court d’idées pour entrer en contact, mais se donnait un peu de temps, profitant, en jouisseur raffiné, de ce moment « d’avant », encore plein de promesses incertaines. Se sentant observée, la femme, trente, trente-cinq ans, se retourna et Renaud reçut le choc de deux yeux verts très largement fendus en oblique comme ceux des chats. Les cils très longs, mais qui devaient être blonds comme les cheveux, car ce n’était à coup sûr pas une couleur artificielle, étaient noircis par un mascara qui accentuait l’air étrange de ce visage parfait. Une peau très blanche sans défaut, une bouche un peu grande mais d’un dessin sensuel, tout cela en faisait l’image même de la séduction. Renaud, de plus en plus attiré, s’apprêtait à lui sourire et, toujours sûr de lui, à entrer en conversation. D’autant plus qu’elle n’avait pas l’air très farouche et qu’elle était seule. À son grand dépit, le directeur de la galerie, vint le saluer et bavarder avec lui. Son air déférent montrait que Renaud était un client qui « comptait » ! Lorsqu’ils eurent échangé quelques phrases, l’inconnue avait disparu. Renaud eut beau parcourir toutes les salles, il ne la
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