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Scanner

De
186 pages
Tate et son paternel ne s’entendent pas vraiment. Du point de vue de Tate, son père a des attentes extraordinaires excessivement élevées pour qu’il soit le meilleur — dans tout. Tate apprend fnalement ce pour quoi on le préparait lorsqu’il vole une des inventions bizarres de son père et que des mercenaires tendent une embuscade à son école. Ils tuent son père et Tate doit s’enfuir d’extra-terrestres à l’apparence humaine. Toutes les connaissances de Tate — comme la façon de fabriquer des armes avec des oranges et de l’essence à briquet — pourraient ne pas suffre à le sauver alors qu’il est plongé dans un confit secret entre-espèces qui se poursuit depuis des siècles.
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Commentaires élogieux pourScanner
« Un livre à sensations fortes explosif… une approche cinématographique et Pe l’action ininterrompue ! Ce roman captivant vous comblera. » Publishers Weekly
« Explosions massives, fusillaPes mortelles et évasions éprouvantes font Pe ce livre une lecture passionnante pour les garçons. » — VOYA
« Les lecteurs n’en savent pas plus que Tate, et ils s’amuseront bien en essayant Pe résouPre l’énigme. Un roman Pivertissant pour un moment P’évasion. » — SLJ
« Avec le moment Pe suspense Pe la fin, les lecteurs réclameront à granPs cris le prochain épisoPe Pe cette fascinante série. » — Booklist
«Scanneroffre Pes sensations fortes ininterrompues et remplies P’action. Je n’ai pu le nous mettre Pe côté. »
Copyright©2014WalterJury Titre original anglais : Scan opyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Penguin Group LLC, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Renée Thivierge Révision linguistique : Féminin pluriel rrection d’épreuves : Nancy Coulombe Conception de la couverture : Matthieu Fortin Illus ration et design de la couverture : © 2015 Tony Sahara Photo de la couverture : © Shutterstock.com Mise en pages : Sébastien Michaud papier 978-2-89767-332-1 PDF numérique 978-2-89767-333-8 ISBNePub 978-2-89767-334-5 Première impression : 2016 Dépô légal : 2016 nationales du Québec Bibliothèque et ArchivesCanada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada phone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide fi ancière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pournos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publicatio de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Jury, Walter [Scan. Français] Scanner (Scanner ; tome 1) Traduction de : Scan. ISBN 978-2-89767-332-1 I. Fine, Sarah. II. Thivierge, Renée, 1942- . III. Titre. IV. Titre : Scan. Français. PS3610.U79S3214 2016 813’.6 C2016-940776-4
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
— Morgan Rhodes Auteure à succès duNew York Timespour la série Falling Kingdoms
À Mel
DN
d ans mon mone, les choses sont simples. du moins, elles le sont en ce moment. Tout ce bue contient ma tête, c’est le rythme ur et palpitant e ma musibue. Mes muscles sont lâches. Mes pies nus sont posés à plat sur le Bois ur. Mes fesses sont sur ce Banc e métal, mais pas pour longtemps. d’ici buelbues secones, ils vont m’appeler. Je suis prêt. Quan Chicão me tape sur l’épaule, je lève la tête. Il me fait signe ’enlever mes écouteurs Boutons. J’oBéis, et les Bruits u tournoi remplissent mes oreilles, es cris et es acclamations résonnent sur les très hauts murs e l’immense gymnase. — Les pois légers viennent e terminer, Tate, it-il, son accent portugais plus fort bu’à l’orinaire. Les emi-finales es pois moyens commencent. Tu es le prochain. Ses cheveux Bouclés sont gonflés autour e sa tête, comme s’il avait passé plusieurs fois ses mains à travers. Mon entraîneur est plus nerveux bue moi, mais je ne sais pas pourbuoi. Toute la journée, j’ai Botté le cul e mes aversaires, et je suis sur le point e le refaire. — on, is-je. Il est temps. Je laisse tomBer mon iPo ans mon sac, je me lève et je m’étire. Je reresse mongiBlanc impeccaBle et je tire sur ma ceinture noire pour la serrer.Perfeito. Dn autre match à gagner, et je serai en finale. dix minutes avant la victoire. Mais je oute bue j’aie Besoin ’autant e temps. Mon oBjectif ? Cinb minutes. Même pas. Je verrai à ce bue ce gamin tape sa main sur le tapis en un rien e temps. Il le faut. Je ne veux pas voir l’expression sur le visage e mon père si je ne réussis pas. Avec ce trophée, il me laissera peut-être tranbuille. Il me laissera peut-être ormir passé buatre heures penant buelbues jours. Ou Bien il me permettra e manbuer à ma iète en mangeant u poulet frit sans bu’il se mette à panibuer. Ça pourrait l’amener à me prêter sa voiture ; comme ça, je pourrai conuire buan je sortirai avec Christina. Peut-être va-t-il sourire et me ire bue je suis assez Bon pour porter le nom es Archer. Pour porter la « responsaBilité familiale » es Archer, comme il le it toujours. Mais j’en emane peut-être trop. de l’autre côté u tapis, en train e regarer le premier match e emi-finale es pois moyens, il y a mon aversaire. Ses Bras longilignes se Balancent ’avant en arrière. Il tape es mains evant. Il tape es mains errière. Il sautille sur la pointe e ses longs pies. Il roule sa tête sur son cou. SongiBleu est froissé, et il y a es cernes somBres autour e ses aisselles. Il est évient bu’il a porté ce truc toute la journée — il n’aurait pas pensé à apporter buelbues pièces e rechange ? Je plisse le nez. Il vauraitmieuxbue notre match se termine rapiement, sinon la puanteur pourrait me faire mourir. Il lève les yeux vers les miens. Ils sont grans et Bruns, avec e longs cils. Comme ceux ’une vache. Il passe oucement sa main sur ses cheveux noirs presbue rasés. Son expression est tellement grave. Pommettes aux angles austères. Lèvres minces et serrées. Il a peur. Mes lèvres se courBent en un sourire préateur penant bue le match evant nous est gagné par points. L’arBitre lève la main u vainbueur, et le gamin ne peut retenir son sourire. Il ira en finale. J’applauis à buelbues reprises tout en le jaugeant. Il a un méchant Balayage en ciseaux,
et je vais evoir me préparer. Chicão s’avance plus près et hoche la tête vers le type aux grans yeux. — Ce gamin. Celui contre bui tu te Bats maintenant. Il gagne par soumission. Aujour’hui, c’est arrivé à tous les coups. RemarbuaBle. Mais là encore, nous sommes en emi-finale u championnat Tri-State e jiu-jitsu Brésilien, alors s’il n’était pas impressionnant, il se serait trompé e putain ’événement.Je me suis entraîné es années pour en arriver ici. J’ai travaillé chabue jour penant es heures. J’ai été formé par les meilleurs. — Pas cette fois, is-je. Chicão croise les Bras sur sa poitrine en forme e tonneau. — Pas cette fois, convient-il, puis il me tape ans le os. des cris ’encouragement et es sifflets fusent roit sur moi penant bue je traverse la ligne e émarcation. J’entre ans l’aire e comBat et je me concentre sur le gars evant moi. derrière la clôture Blanche bui sépare les spectateurs es concurrents, la foule n’est bu’une masse chaotibue et anonyme. de toute façon, es buelbues visages bue j’aimerais voir, aucun n’est ici. L’arBitre e la rencontre récite toutes les règles bue j’ai éjà entenues un million e fois, puis il recule, me laissant avec mon aversaire aux grans yeux. Il fait trois ou cinb centimètres e plus bue moi, et tout est ans les jamBes. Mais j’ai les épaules plus larges, et je sais exactement comment m’en servir à mon avantage. Nous nous penchons vers l’avant pour une rapie poignée e main, et c’est parti. Nous exécutons notre petite anse en cercle penant un certain temps, aucun e nous ne faisant vraiment rien ’autre bue ’attenre bue l’autre fasse buelbue chose e stupie. Je feinte eux fois, et il se laisse avoir eux fois avant e se rattraper. Puis je suis fatigué ’attenre. Mon univers a la taille e ce tapis, et il est temps e construire un empire. Je lui frappe le poignet et le cou, et j’attrape à pleines mains sa manche et son col trempé e sueur tanis bue je lui coince mon pie ans la hanche. Je l’immoBilise en le saisissant par le torse, et je me laisse tomBer sur le os en l’entraînant avec moi. Il est complètement penché au-essus e moi et ésébuiliBré. Ses oigts cherchent ma jamBe à tâtons alors bu’il essaie e s’éloigner, mais j’ai une trop Bonne emprise sur lui. Je fais Basculer son corps sur le côté, et penant bu’il tomBe par-errière, j’épingle une e ses jamBes entre les miennes et j’accroche son autre pie, le pliant comme un Bretzel contre son corps. Le souffle bui explose e ses poumons alors bue je l’immoBilise fermement est le truc le plus satisfaisant bue j’ai entenu e toute la journée. Chicão hurle es instructions e la ligne e touche, mais je ne l’écoute pas. Je suis tout seul avec Grans-Yeux, et il est tout à moi. Je lève Brusbuement ses jamBes vers le haut et je l’étens à plat sur le os. Ce mec est à un Blocage ’épaule e Brailler pour sa maman. Je suis à trente secones es finales. Je le contourne pour prenre le contrôle e… Et je pers le contrôle. Grans-Yeux saisit les extrémités e mes manches et me tor les mains vers l’intérieur jusbu’à ce bue je pere ma poigne sur lui. Je saute sur mes pies pour reprenre l’avantage, mais avant même bue je n’aie le temps e retrouver mon souffle, son pie s’élance entre mes jamBes et il me Botte littéralement le cul. Je tréBuche vers l’avant et je viens près e tomBer sur lui tanis bue Chicão crie : «Caramba ! Luta direito porra !» Je m’accroupis pour essayer e garer mon ébuiliBre, mais Grans-Yeux ne m’en onne pas la chance. de la façon ont il se tortille, bue muscles et force, il est comme un mauit alligator. Étenu sur le os à mes pies, il faufile un Bras autour e l’une e mes chevilles et il coince son
pie contre l’autre. Je ne peux pas empêcher le son e sortir e ma Bouche alors bu’il est pratibuement en train e me faire faire le gran écart. N’ayant aucun effet e levier pour le comBattre, je peux facilement me faire rouler au sol. C’en est pathétibue. Je finis sur le côté, et je veux attraper sa jamBe e pantalon, sa manche,bordel, n’importe buoi, mais il se éplace trop rapiement. Lorsbue ses longues jamBes s’enroulent autour e ma taille comme un anacona, je sais bue je suis ans le pétrin. Parce bu’il a une prise ferme ’une emesjamBes bu’il tient contre sa poitrine. Dne explosion ’éclairs e ouleur atroce éclate le long e ma jamBe roite alors bu’il cale ses chevilles errière mes hanches et bu’il se penche vers l’arrière, faisant crier mes articulations bui se plient ans es irections bu’elles n’étaient jamais censées prenre. Maintenant, Chicão est en train e hurler, et c’est comme si sa voix était ans ma tête.Vai tomar no cú porra meu caralhotu n’es pas assez bon, Tate Archer,tu n’asmême pas la moitié de ce qu’il faut. Je me éBats, mais ça ne sert à rien. Je serre les ents penant bue la ouleur s’éternise, et bue les hurlements e Chicão s’éternisent, et bue les cris e la foule s’éternisent, et tout le mone sait ce bue je ois faire, mais je ne le ferai pas. Je ne peux pas.Je ne le ferai pas. Je le fais. Comme si elle n’en faisait bu’à sa tête, ma main liBère sa vaine emprise sur la manche e mon aversaire. Ma paume plane sur le tapis penant ce bui semBle être un million ’années, mais il ne se passe en fait bu’une emi-secone. L’espace entre ici et là. La istance entre l’espoir et le ésespoir, entre la victoire et la éfaite. Et puis elle escen. donne une clabue sur le tapis. Grans-Yeux me liBère. La ouleur ans ma jamBe isparaît. Partout ailleurs, la ouleur ne fait bue commencer. C’est terminé. Grans-Yeux se penche sur moi. Il me ten la main. Je cligne es yeux vers lui et vois le visage e mon père. Je le laisse m’aier à me lever, et par la torsion e ses lèvres, je vois le peu ’estime bu’il a pour moi. Je ne peux vraiment lui en vouloir en ce moment. Je comprens bue j’ai peru, et ça résonne ans ma tête. Ça tourBillonne en couronnes ’or autour es lumières fluorescentes au-essus e moi. Ça s’élève u tapis et ronge les plantes e mes pies. L’arBitre a maintenant pris mon poignet, et il le tient en Bas penant bu’il lève très haut celui e Grans-Yeux ; je le laisse me traîner comme un zomBie, saluant ans chabue irection pour bue nous puissions prononcer ma nullité aux buatre coins e la salle. Vers tous ces gens anonymes. Et vers une personne bui n’est pas ici. Surtout vers lui. Lorsbue l’arBitre a enfin terminé avec toute cette parae e honte, je marche vers le Banc, mongitout retroussé et entrouvert, ma ceinture très serrée contre ma peau nue. Je ressemBle à ce bue je suis. Dn perant. Je me jette sur mon iPo penant bue Chicão me it : Puta que pariu, Tate, tu as peru ta concentration. Tu ne t’es pas protégé. J’ouvre la Bouche pour protester, mais tout ce bui en sort, c’est : Me perdoe.Paron, je suis ésolé. Il secoue la tête et sort ses clés e sa poche. — Prens ton sac. Je vais chercher la voiture. — Non, is-je. Je n’ai pas encore terminé. Grans-Yeux est ans le coin ; il parle à son entraîneur avec un sourire e satisfaction. — Il faut bue je voie les finales. Il faut bue je comprenne ce bui s’est passé.