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Victor Daller veut disparaître de sa vie, à l'aide d'une organisation qui lui propose une existence moins misérable. Ce n'est pas si compliqué. Les relations humaines sont devenues éphémères. Mais pour s'assurer que personne ne cherchera à le retrouver, il doit s'isoler pendant plusieurs mois dans un pays lointain. Après avoir vendu tout ce qu'il possédait, Victor commet l'erreur d'acheter un billet pour la Colombie. On l'avait prévenu : le seul risque, c'est de vouloir y rester.
Publié le : jeudi 8 octobre 2015
Lecture(s) : 39
EAN13 : 9782806108043
Nombre de pages : 188
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Hugo Poliart
Superflus
Roman
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Livres libres collection dirigée parMarc Bailly
Une collection où vivent plaisir, liberté, imaginaire et qualité. Le plaisir de la lecture.Trop souvent oublié dans un monde qui file à la vitesse du numérique, le plaisir de la lecture offre pourtant une fenêtre sans limite sur le monde qui nous entoure. Pour certains synonyme d’apprentissage, d’élitisme, de difficulté, la lecture plaisir a trouvé sa collection. La liberté. De ton, de style, de genre, d’écriture. Une collection qui se veut sans barrière, sans limite, sans étiquette. Les auteurs seront libres de développer leur univers, d’exploiter leurs idées, de faire naître aux détours des pages, des galeries de personnages fascinants… Pour des lecteurs qui pourront, en toute liberté se plonger dans des récits riches, joyeux, tristes, dangereux, excitants, bondissants, drôle, terrifiants… L’Imaginaire au pouvoir ! Qu’estce que l’Imaginaire ? Mais finalement, qu’estce qui n’est PAS Imaginaire. Une collection qui se permet tout, ne se refuse rien et qui ouvre grandes les portes d’une véritable aventure littéraire aux parfums exquis ! La qualité. Livres Libres se veut une collection de qualité et exigeante, qui ne publiera que le meilleur, au service d’une littérature de qualité (mais accessible), et d’un lectorat tout aussi exigeant... Livres Libres propose des ouvrages inédits d’auteurs belges qui partagent une volonté tant de qualité que de divertissement. Livres Libres, finalement n’est pas une collection ! C’est une expérience littéraire.
HUGO POLIART
Superflus
R O M A N
La collectionvivent plaisir, liberté et imaginaire.
D/2015/4910/45
© AcademiaL’Harmattan s.a. Grand’Place, 29 B1348 LOUVAINLANEUVE
ISBN : 9782806102485
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit.
www.editionsacademia.be
En mémoire de Georges et Béatrice Poliart-Sirault
« Le seul risque, c’est de vouloir y rester. »
Chapitre 43
Melbourne semblait particulièrement paisible ce jeudi matin-là. Victor avait aperçu cette grappe de buil-dings au loin, depuis l’avion qui effectuait son intermi-nable descente sur la plus grande île du monde. Il pensait atterrir dans une métropole bruyante, au rythme infernal, une sorte de New York la tête à l’en-vers. Mais l’atmosphère était presque relaxante dans le centre de la ville. Était-ce la douceur de la température, la quasi-absence de vent ? Tout semblait même trop calme, mais comme personne autour de lui n’avait l’air de s’en étonner, Victor se dit qu’au fond, il ne connaissaitpas cet endroit. Il avait entendu parler d’une certaine nonchalance dans le comportement de l’Australien de base, qui à ses yeux n’était qu’une sorte d’Anglais resté trop longtemps au soleil, mais il ne pouvait dire si le Melbourne de ce matin-là, c’étaitbusiness as usualou non,simplement parce que c’était la première fois qu’il y met-tait les pieds. Peut-être, imaginait-il, que quelque chose de particulier, une fête officielle, un deuil national, expliquait ces scènes urbaines ressemblant à un décor de cinéma avant l’arrivée de l’équipe de tournage. Pour-tant, nous étions bien jeudi en pleine semaine active et il était neuf heures vingt. La plupart des employés avaient probablement déjà rejoint leur tour de verre, profitant de l’air conditionné pour souffler un peu et faire sécher leurs costumes suintants à deux cents dol-
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