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Sur le chemin de Bagdad

De
122 pages
Le 19 mars 2003, l'ultimatum du président Bush vient de s'achever et la guerre d'Irak commence. Olivier, un jeune journaliste français, décide de se rendre à Bagdad pour témoigner de la situation. Bloqué à la frontière entre la Turquie et l'Irak, il découvre, au milieu des champs de mines, que le chemin de Bagdad est devenu celui de la mort. Dans un paysage grandiose de hautes montagnes et de vallées profondes, ce roman suit un itinéraire à la croisée de plusieurs mondes qui se heurtent et se mêlent les uns aux autres sur fond de guerre et d'amour.
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Mehmet Akar
Sur le chemin de Bagdad Roman
Sur le chemin de Bagdad
collection Amarante
Sur le chemin de Bagdad
Amarante Cette collection est consacrée aux textes de création littéraire contemporaine francophone. Elle accueille les œuvres de fiction (romans et recueils de nouvelles) ainsi que des essais littéraires et quelques récits intimistes.
La liste des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site www.harmattan.fr
Mehmet Akar Sur le chemin de Bagdad Roman
Du même auteur Bir Ikindi Vakti, Éditions Aram (Turquie), 2006.
Gazap Rüzgarlari, Éditions Ceylan (Turquie), 2008.
Rêve noir, Éditions L’Harmattan, 2012.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-10959-6 EAN : 9782343109596
Remerciements
Ce livre n’aurait pas existé sans la précieuse collaboration de Pascale Corcier. Je tiens à lui exprimer ici toute ma gratitude et mon amitié, à la remercier chaleureusement pour nos heures d’échange et pour l’enthousiasme dont elle a fait preuve tout au long du travail de réécriture.
1.
Aujourd’hui 19 mars 2003. Je suis resté éveillé toute la nuit, Claire n’est pas rentrée. Je ne suis pas parvenu à la joindre, son portable est resté éteint. Depuis quelques jours, des nuages sombres s’étirent dans le ciel comme des ombres humaines qui se seraient perdues. Dans la soirée, j’ai appelé quelques amis communs, mais en vain, aucun ne l’avait vue. Hier, mon père a été hospitalisé pour ses artères bouchées. Au bout de trente ans, les deux paquets fumés chaque jour ont eu raison de sa santé, et, aujourd’hui, il va passer la matinée au bloc opératoire. Les quarante-huit heures d’ultimatum du président Bush viennent de s’achever. Pauvre maman, à cette heure-ci, elle est probablement sur le trajet de l’hôpital, elle aussi a dû veiller cette nuit, mon père est le seul homme qu’elle ait aimé.
Préoccupé par l’absence de Claire, j’ai failli oublier l’appel de mon patron, qui veut me voir dès la première heure ce matin. Je dois avouer que le ton familier, totalement inattendu chez lui, ne m’a pas trop plu.
Pressé, j’avale mon café, debout, devant la fenêtre de la cuisine, puis claque la porte. La rue me renvoie des effluves de printemps. Malgré l’heure assez matinale, le mouvement et le bruit ont déjà pris possession de la ville ; la brume douce qui s’allonge à l’horizon a avalé la
9