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Talleyrand-Delacroix Correspondances (1822-1838)

198 pages
Ces correspondances invitent à découvrir et partager les arcanes qui lient le prince de Talleyrand et Eugène Delacroix, depuis les singulières conditions entourant la naissance du peintre jusqu'aux protections dont ce dernier a constamment et étonnamment joui. Imaginées, elles ne sont pourtant pas imaginaires : les faits et propos y concordent étroitement avec les événements contemporains ainsi qu'avec les écrits laissés par les deux hommes.
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Talleyrand-Delacroix Correspondances (1822-1838)
Établies par François Nelidov
Préface de Jean Tulard de l’Institut
Éditions S.P.M.
TALLEYRAND-DELACROIX
CORRESPONDANCES
TALLEYRAND-DELACROIX CORRESPONDANCES 1822-1838
Établies par
François Nelidov
Préface de Jean Tulard de l’Institut
SPM 2014
© SPM, 2014 ISBN : 978-2-917232-19-4
Editions SPM 34, rue Jacques-Louvel-Tessier 75010 Paris Tél. : 01 44 52 54 80 - télécopie : 01 44 52 54 82 courriel : lettrage@free.fr
DIFFUSION – DISTRIBUTION : L’Harmattan 5-7 rue de l’Ecole-Polytechnique 75005 Paris Tél. : 01 40 46 79 20 – télécopie : 01 43 25 82 03 site : www.harmattan.fr
A la mémoire de Marguerite Yourcenar « On ne doit plus craindre les mots lorsqu’on a 1 consenti aux choses»
2 Scribitur ad narrandum, non ad probandum Prosper de Barante Témoin des dernières volontés de Talleyrand et auteur de son éloge funèbre à la Chambre des pairs (8 juin 1838).
1.Cf.lettre du 30 avril 1838. 2. Celivre est écrit pour raconter une histoire, pas pour la démontrer. Histoiredes ducs de Bourgogne(cf.lettre du 30 décembre 1828).
Préface
Deux scrupules retiennent l’auteur de cette préface avant de la signer. Est-il certain que Talleyrand ait été le père du peintre Eugène Delacroix ? Des problèmes physiologiques – un kyste mal placé – avaient fortement limité les espoirs de paternité du prédécesseur de Talleyrand au ministère des Relations extérieures, Charles Delacroix. Le fait est avéré. Mais il fut opéré sept mois avant la naissance du futur peintre. A-t-il voulu tout de suite faire profiter son épouse de sa virilité retrouvée et Eugène Delacroix serait-il alors un « prématuré » ? Ou l’épouse aurait-elle été infidèle un peu avant une opération à laquelle elle ne croyait pas ? Dans tous les me cas rien ne prouve que Talleyrand ait eu une liaison avec MDelacroix. me L’idée en fut lancée par MJaubert dans des mémoires publiés seulement en 1881. Aucun témoignage contemporain n’en fait mention. Depuis la publication par Loppin en 1965 d’Eugène Delacroix, l’énigme est déchiffrée, les historiens, de Léon Noël à Emmanuel de Waresquiel, ne croient pas à une telle paternité. A l’ADN de trancher. L’autre scrupule du préfacier relève d’une exigence de rigueur. Peut-on cautionner une correspondance apocryphe, même si elle s’avoue comme telle ? Après avoir passé au crible tant de faux mémoires, de Joséphine à Louis XVIII, est-il possible de recommander un ouvrage qui pourrait égarer les esprits ? Pourtant il n’y eut pas d’ambiguïté pour les fameuxMémoiresd’Hadrien. Et sans doute n’y en aura-t-il pas pour cette correspondance inventée, pastiche très réussi du style de Talleyrand, bel exercice de style et témoi-gnage d’une vaste connaissance de la période. Alors, laissons-nous emporter par l’imagination de l’auteur et n’allons pas réveiller Clio ! Jean Tulard de l’Institut