Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Tremblement

De
163 pages
Comme tous ceux qui ont «la pulsation», Faith Daniels et Dylan Gilmore possèdent des pouvoirs télékinésiques: ils peuvent déplacer des objets par la pensée. Mais il existe dans le monde cinq personnes dotées de la «seconde pulsation» qui détiennent un pouvoir encore plus grand. Presque rien ne peut les blesser. Ils sont pratiquement indestructibles. Faith et Dylan possèdent tous deux la seconde pulsation, mais leurs adversaires l’ont aussi et ils se sont entraînés en vue d’une guerre qui se prépare depuis leur naissance. Alors que Dylan met en oeuvre un plan visant à infiltrer le camp ennemi, il sera confronté à sa seule faiblesse — et à un secret de famille qui menacera jusqu’à sa vie. Ensemble, Faith et Dylan représentent le seul espoir qu’il reste à l’humanité, mais pour exécuter leur plan, ils doivent suivre des voies différentes. Leur amour survivra-t-il? Avec des personnages bien en chair et des scènes d’action à couper le souffle, le deuxième tome de la trilogie Pulsation de Patrick Carman poursuit cette histoire post-apocalyptique d’amour et de vengeance.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Éloges pourPULSATION
« Envoûtant et original, bourré B’action tréiBante et mettant en scène une histoire B’amour bouleversante. »
O — PITTACUSLORE,AUTEURÀSUCCÈSN1DUNEWYORKTIMESETAUTEURDENUMÉROQUATRE
« Imressionnant ! Fascinant et stimulant. » — JAMESDASHNER,AUTEURÀSUCCÈSDUNEWYORKTIMESETAUTEURDELATRILOGIEMAZE
« L’amalgame réussi Be susense et B’amour se conjugue à Bes revirements Be situations inattenBus our tenir le lecteur en haleine Bu Bébut à la fin. » KIRKUSREVIEWS
« Un bonB en avant imressionnant en matière Be roman ost-aocalytique. » PUBLISHERSWEEKLY
« Cativant et remli Be susense. »
SCHOOLLIBRARYJOURNAL
Copyright © 2014 Patrick Carman Titre original anglais : Tremor Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette puqlication est puqliée en accord avec HarperCollins Puqlishers, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous QuelQue forme Que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critiQue littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Guy Rivest Révision linguistiQue : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulomqe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © 2014 vimark/Max Mitenkov Mise en pages : Séqastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-341-1 ISBN PDF numériQue 978-2-89752-342-8 ISBN ePuq 978-2-89752-343-5 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 BiqliothèQue et Archives nationales du uéqec BiqliothèQue Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, qoul. Lionel-Boulet Varennes, uéqec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 EscalQuens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 BelgiQue : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du uéqec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Carman, Patrick
[Tremor. Français] Tremqlement (Pulsation ; 2) Traduction de : Tremor. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89752-341-1 I. Rivest, Guy. II. Titre. III. Titre : Tremor. Français. PZ23.C37Tr 2015 j813’.6 C2014-942486-8
Conversion au format ePuq par:
www.laqurqain.com
Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l’a engendré. — Albert Einstein
Première partie
La route d’octobre
Chapitre 1
Départ en avion à réaction
Bien avant que Faith Daniels et Dylan Gilmore se soient rencontrés aux limites irrégulières du monde chaotique de l’extérieur, une femme gisait seule sur son lit, songeant à quitter la personne qu’elle aimait. L’idée ressemblait à celle qu’elle avait eue longtemps auparavant, et elle en était surprise parce que, vraiment, au cours de toutes les années écoulées entre les deux, elle ne lui avait jamais traversé l’esprit. « Qu’adviendrait-il de moi si je quittais cet endroit et ces gens ? » Mais une fois l’idée apparue et rebondissant sur les parois fragiles de son esprit comme une abeille piégée dans un sac de toile, elle sut que le temps passé avec ces gens approchait de sa fin. Elle en conclut sans l’ombre d’une émotion que c’était la grossesse. C’était ce qui l’avait menée à cette abeille agitée dans sa tête : un geste qui ferait davantage que piquer si son imagination se laissait aller à y céder. Le temps venu, il répandrait beaucoup de sang. Étrangement, c’était cette même idée qui, une dizaine d’années plus tôt, l’avait conduite à Hotspur Chance au départ. C’était à une époque de sa vie au cours de laquelle elle possédait deux qualités essentielles : elle était tout à la fois impitoyablement intelligente et déplorablement imprudente. Elle ne partageait pas l’avis de ses parents à propos de ce que l’avenir leur réservait, non seulement pour eux, mais pour tous les gens. Et quand elle discutait avec ses collègues, elle émettait ses opinions avec audace et vigueur. En fin de compte, personne n’avait plus voulu argumenter avec elle et, après un certain temps, elle était devenue plus ou moins solitaire. Alors qu’elle serrait un billet dans sa main et essayait d’imaginer ce que ce serait de voler dans les airs, son intelligence hors du commun et son manque d’expérience étaient sur le point de lui causer de graves problèmes. À cette époque, il y avait encore un petit nombre d’avions qui volaient entre les aéroports, et elle s’était retrouvée à fredonner une très ancienne et mélancolique chanson tandis qu’elle volait loin du lieu de sa naissance et de ses parents. La chanson concernait une fille, ou du moins le croyait-elle, qui partait sur un avion à réaction et espérait que celui qu’elle aimait serait toujours là si jamais elle revenait. Elle savait que c’était une chanson d’amour et elle s’était apitoyée sur son sort, car elle ne laissait personne en partant. Malgré toute son intelligence, elle n’avait pas réussi à attirer la bonne personne au bon moment. L’amour était comme un écrin de velours verrouillé au moyen d’une combinaison indéchiffrable. Cet aspect essentiel de la vie d’adulte lui avait complètement échappé et avait engendré chez elle une sorte de tristesse frémissante dont elle ne parvenait pas à se débarrasser. Elle avait essuyé ses larmes dans l’aéroport presque vide et avait tenté de se concentrer sur le fait que dans un monde devenu fou, elle avait au moins été choisie, et non pas par le premier venu, mais par l’homme qui avait imaginé les États et qui, de l’avis de tous, était en bonne voie de sauver la planète. Malgré ce qu’elle avait espéré, il ne l’attendait pas à la barrière quand elle était arrivée. Quelqu’un d’autre était présent. Il avait à peu près son âge, une chevelure noire et il affichait un grand sourire gêné. — Je suis tellement heureux que vous ayez décidé de vous joindre à nous, vraiment. Vous serez tellement ravie. Ils s’étaient présentés, puis avaient échangé des plaisanteries, et il l’avait escortée jusqu’à une camionnette blanche du type de celle qui prenait habituellement à son bord ceux qui
voulaient entrer dans l’État de l’Ouest. De plus en plus de gens arrivaient dans les États en laissant simplement tout derrière eux, sans se retourner. Et il n’y avait pas de place dans les États pour un camion de déménagement rempli d’effets personnels. Cela faisait partie de l’entente avec les États : venez comme vous êtes, apportez votre Tablette, abandonnez tout le reste. Ses propres parents avaient parlé de partir, et elle s’était soudainement rendu compte tandis qu’elle se tenait à l’extérieur, sur l’asphalte fissuré, qu’elle pourrait ne jamais les revoir. Elle pourrait retourner chez elle et découvrir qu’eux aussi avaient quitté le monde extérieur sans elle. La camionnette blanche l’avait déposée dans le désert, où le jeune homme au sourire radieux lui avait ouvert la porte, lui touchant doucement le coude en pointant un doigt en direction d’un immeuble bas complètement isolé. La chaleur du désert lui avait coupé le souffle, comme si elle venait de pénétrer dans un sauna, et elle avait espéré que l’immeuble était climatisé. Elle n’oublierait jamais à quel point la couleur blanche de la camionnette était éclatante par rapport à l’étendue sablonneuse infinie au moment où elle s’éloignait et la laissait derrière. — Il n’y a aucune règle ici. Vous ne pouvez imaginer comment il est, ce qu’il a accompli. — Je ne sais pas. J’ai une imagination assez fertile, avait-elle répondu. — Pas à ce point. Et il s’était trouvé qu’il avait raison. Hotspur Chance, l’homme qui avait résolu le problème du réchauffement climatique et conçu les États avait tourné son attention vers la biologie et l’esprit humains. Quand une personne aussi brillante que Chance commençait à jouer avec l’ADN, les résultats ne pouvaient qu’être renversants. Chance avait entendu parler de l’idée qui prévalait selon laquelle les humains ne se servaient que de dix pour cent de leur cerveau. Il savait que cette affirmation était absolument fausse parce que n’importe quelle partie du cerveau non utilisée meurt rapidement. Les gens ne se servent que de dix pour cent dupotentielleur cerveau. Il n’en était pas ainsi pour Hotspur de Chance. Il utilisait quatre-vingt-dix pour cent de ce potentiel, et on disait qu’il aidait les autres à faire de même. Et ce n’était pas au moyen de drogues qui augmentaient les capacités du cerveau ou d’un recâblage cérébral ou d’une thérapie de choc. Il savait tout simplement comment déverrouiller des niveaux remarquables du potentiel humain chez certains individus. * * *
que vous accepteriez mon invitation. Je suis très heureux que vous ayez décidé J’espérais de vous joindre à nous. Venez. Asseyez-vous. Ce furent les premières paroles que lui adressa Hotspur Chance à son arrivée. Réflexion faite, elles étaient étrangement semblables à l’accueil que lui avait réservé l’homme qui l’avait prise à l’aéroport. Quand Chance mentionna l’invitation, elle se souvint de la façon dont elle avait fini par se retrouver ici au départ. Elle avait passé un test inhabituel sur sa Tablette, une épreuve qu’on demandait à tous, et apparemment, ses résultats étaient prometteurs. Il s’agissait de regarder des objets sur ce qui semblait être une image statique sur une table. Il y avait une pomme verte, une balle rouge, une Pièce, un couteau, une image. Elle devait faire bouger des objets avec son esprit et, tout en supposant qu’il s’agissait d’un truc quelconque, elle l’avait réussi. Elle avait même envoyé voler le couteau dans les airs, l’avait fait se retourner et retomber pour finalement se planter dans le bois de la table. — Voyons voir si vous ne pourriez pas le faire dans la réalité. Hotspur Chance semblait lire ses pensées, comprendre ce qui lui traversait l’esprit. Ou peut-être était-ce seulement évident, compte tenu qu’elle était assise à la même table qu’affichait le test avec les mêmes objets devant elle. À quoi d’autre aurait-elle bien pu penser ?