Un bouquet de bruyère

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Un soir d'été dans les Cévennes ardéchoises, sauvages et tranquilles, deux randonneurs ne finiront pas leur nuit sur la plage d'une rivière sous le vieux Pont de la Brousse. Le meurtre et le viol l'abrègeront trop vite. Mais il y a un témoin. Qui ne parlera pas, mais avouera à un confident les raisons intimes de son silence. Ce sera son tour de porter le secret, d'en subir les tourments, pris dans les nasses de son indécision. Un roman sur le silence, la justice où se croisent les vérités humaines de personnages simples à la part d'humanité complexe.
Publié le : mardi 5 mai 2015
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EAN13 : 9782336376233
Nombre de pages : 212
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AlainPARODI
Un bouquet de bruyère
Roman
Un bouquet de bruyère
Alain Parodi
Un bouquet de bruyère
© L'HARMATTAN, 2015 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04879-6 EAN : 9782343048796
À ma famille
« Le monde n’est pas mauvais parce que des hommes font le mal, mais parce que d’autres regardent et laissent faire. » Albert EINSTEIN
CHAPITRE I
Jérémie et Pascaline voulaient un bel été. Les deux jeunes étudiants s’étaient rencontrés dans un hiver venteux de Montpellier. Autour d’un café pour lui, d’un thé pour elle ; le thé c’est souvent pour les filles. L’étudiante en lettres aimait la science de l’étudiant en biologie, mais préférait le futur biologiste lui-même. Il lui avait communiqué en quelques mois son amour des fleurs et des coléoptères et dévoilé des secrets de la vie qu’elle soupçonnait à peine. Leur printemps avait parcouru les hautes plaines du Larzac et les châtaigneraies de l’Aveyron. Leur été avait commencé, pour elle, dans les vapeurs écœurantes d’une friterie et, pour lui, dans l’odeur âcre des encres d’imprimerie. Il fallait bien, comme les fourmis, sacrifier une part de liberté estivale pour que l’hiver étudiant soit moins de disette. Ils avaient gardé quand même une semaine de fin août pour profiter un peu. Elle avait envoyé bouler le chefaillon de son snack « saucisses frites ». Il avait quitté presque avec regret la camaraderie virile des ouvriers du Livre. Ils iraient traîner leurs godasses dans l’Ardèche cévenole, âpre et mystérieuse.  Ils avaient laissé leur vieille 4L à l’ombre d’un chêne, en contrebas du cimetière. Saint-André-Lachamp est un village du bout du monde, inondé de forêts. Une île dans un océan de bois. Ils étaient remontés par Alès jusqu’à Joyeuse. Ils s’étaient souri, tout au long de l’étroite route qui les avait menés dans ce village, réduit à une bâtisse servant de mairie, un vieux cimetière, une église autour de laquelle s’agglutinaient quelques maisons de pierre. Il n’y avait pas urba-nisme plus simple. La descente à pied vers la vallée de la Drobie avait été éprouvante. Ces forêts de bois de coupe n’avaient pas satisfait en biodiversité le biologiste. Ils avaient hâte de se retrouver sur les berges de la rivière où ils trouveraient fraîcheur et réconfort et, certainement, une plage où 9
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