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Un cheveu sur la soupe

De
214 pages
Les révélations de tata Simone m'ont laissé bouche bée. Je comprends à présent que Béatrice est, en réalité, la semence qui a fait germer une grande partie des désaccords. Béatrice est le cheveu sur la soupe du besoin légitime de ma mère d'avoir un enfant, mais surtout sur celle des obscurs désirs de mon père et de la jalousie de ma belle-mère. Une jalousie qui s'est transformée en haine qui a failli, cette année, détruire toute la famille Ada.
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© L’Harmattan, 20145-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02398-4 EAN : 9782343023984
Sommaire
1. Nuisanceset chamailleries..........................................................7
2. Sansesprit de famille................................................................27
3. Réjouissanceset jouissances.....................................................49
4. Nuitsd’insomnie solitaire.........................................................67
5. Desmalheurs et des joies..........................................................87
6. Yvotte… comme Javotte. ......................................................103
7. Premierweek-end à la mer. ....................................................119
8. Ilfallait s’y attendre ! .............................................................135
9. Desbeaufs … et Nathalie. ......................................................151 10. Desnuits d’insomnie solitaires en perspective.....................169 11. Uncheveu sur la soupe.........................................................187
1. Nuisances et chamailleries
Ce n’était pas encore le jour, même si, comme de coutume dans notre pâté de maisons, tous les signes annonciateurs de l’apparition imminente du soleil se succédaient. Les coqs avaient chanté, à tour de rôle d’abord, puis tous ensemble, poussant des coquericos éclatants et ô combien nuisibles au confort des sommeilleux. Cette aubade des gallinacés provenait comme d’habitude de la concession voisine de la nôtre. En effet, chez les Etoundi, autochtones depuis plusieurs générations du quartier Essos, la modernité ambiante n’avait toujours pas entamé la cohabitation entre les hommes et leurs animaux domestiques, les premiers dormant parfois à côté des seconds dans une indifférence complète, tout comme les seconds poussaient les premiers hors de leurs nattes et de leurs grabats à l’approche du jour par un concert jamais décrié de bêlements, d’aboiements et de piaillements.
Les gamins pleurardsavaient ensuite pris le relais des animaux et la nuit s’était alors remplie d’une cacophonie de sanglots, de gémissements et de lamentations. Il est vrai qu’ils étaient nombreux, les jeunes enfants chez nos voisins, la fécondation étant un acte naturel chez les six filles de la famille Etoundi, tandis que leurs cinq frères se glorifiaient de leur virilité en récupérant tous les gosses qu’ils faisaient à leurs concubines. Et puis, les enfants ne chialaient pas pour rien. Recevoir une fessée à cinq heures du matin parce qu’on avait mouillé sa natte, être chargé aux aurores d’accompagner ses plus jeunes cousins se soulager dans les latrines perdues au milieu de quelques plants de manioc, rechercher en vain la tendresse d’une mère qui est rentrée tard après une
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