Un dernier jour, en Arménie

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Etienne, Jacques, Simon et les autres vivent leur vie côte à côte. Les amitiés se font, se défont au fil des ans, au fil du temps. Les nuages des uns ne sont pas toujours les nuages des autres. Partis sans trop savoir pouquoi sur la terre arménienne, ils vont se découvrir, se dévoiler. Si la médecine peut les unir, les réunir, parfois les diviser, l'Arménie, dont on ne revient jamais indemne, les réconcilie toujours.
Publié le : vendredi 1 novembre 2013
Lecture(s) : 15
EAN13 : 9782336329550
Nombre de pages : 200
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Robert LAURENT
Undernierour, en Roman
Un dernier jour, en Arménie
Robert LaurentUn dernier jour, en Arménie
Le présent roman est librement inspiré de faits réels
© L'Harmattan, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01009-0EAN:9782343010090
L’ami, d’abord, c’est celui qui ne juge point. (…) C’est celui qui ouvre sa porte au chemineau, à sa béquille, à son bâton déposé dans un coin et ne lui demande point de danser pour juger sa danse. Et si le chemineau raconte le printemps sur la route du dehors, l’ami est celui qui reçoit en lui le printemps. Et s’il raconte l’horreur de la famine dans le village d’où il vient, souffre avec lui de la famine.
 Antoine De Saint Exupéry 
CITADELLE chapitre LVIII
Sept décembre 1988, froid et vent règnent sur Stepanevan, petite ville au nord de l’Arménie; là-haut, pas très loin de la Géorgie, Stepanenvan se cache à l’ombre des montagnes du Caucase. Comme chaque matin, Hasming, toute jeune institutrice, formée par les bontés de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, quitte père et mère pour se rendre à son école. Hasming… difficile de lui donner un âge; pas très jeune, mais certainement pas plus de quarante années, quarante années de souffrance. Son visage reflète l’ambiguïté. Les traits marqués par la peine, la difficulté de sa vie de tous les jours, la lourdeur de la tâche à accomplir, contrastent avec un regard toujours puéril, brillant d’espoir, humide de bonheur à la simple promesse d’enseigner à ses petits concitoyens. Les sillons de ses rides, déjà bien tracés, ne voient même plus de larmes couler. A quoi bon pleurer? Qui essuiera les larmes d’Hasming ? Qui les reconnaitra ? Les larmes, à Stepanevan, se transforment bien vite en sel lorsque le soleil impitoyable brûle les peaux. Aussi vite que le
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