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Un enfant du village

De
168 pages
"Le Tétréné-Gbaté va arriver et te prendre, si tu ne te tais pas, alors, tu ne verrais plus ni ton père ni ta mère," disait-on à l'enfant qui pleurait. Et pour le convaincre, les deux parents avouaient leur impuissance face au diable des murs, si jamais, il arrivait là. Ils lui faisaient comprendre que personne ne pouvait résister à Tétréné-Gbaté , une fois qu'il décidait d'emporter un enfant qui pleurait dans la nuit...
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GUIKOUBILETZAFLA
Un enfant du village
Un enfant du village
Nouvelles
Ecrire l’Afrique Ecrire l’Afrique
UN ENFANT DU VILLAGE
Écrire l’Afrique Collection dirigée par Denis Pryen Romans, récits, témoignages littéraires et sociologiques, cette collection reflète les multiples aspects du quotidien des Africains.Dernières parutions Gaston M’BEMBA NDOUMBA,Escale à Brazzaville, 2016. Moussa CISSE,Tombouctou à tout prix. Récit d’une passion pour le Mali, 2016. Joachim OLINGA,Les métis de ma mondialisation, 2016. Gaston M’BEMBA NDOUMBA,Escale à Brazzaville, 2016. Mamadou DANTÉ,Moi, l’étranger… Le Mali en mémoire, 2016. Aimé NOUTCHÉ,La route de l’exil, La veste du demandeur d’asile, 2016. Prosper GUBARIKA WA MUDI-WAMBA VANELLA,Péril en la demeure, 2016. Michel Dieudonné VOHITO,Polokamba. Hippopotame et esprit sur l’Oubangui, 2016. Alfred Diban KI,L’œil ouvert. Nouvelles, 2016.Aichetou CAMARA,Au-delà des frontières, 2016.Adrien POUSSOU,Black bizarre, 2016.Jeanne de Chantal WODOBODÉ, Où est le pont ? 50 ans après l’indépendance, 2016.Alphonse ONGAGOU-DATCHOU,L’oraison silencieuse, 2016.Stéphane SCRIVE,Quand le Niger marchait au pas…, 2016. Judicaël-Ulrich BOUKANGA SERPENDE,Dunia, 2016. Marilaure GARCIA-MAHE,Dignes, libres et puissantes, 2016. Jean-Yves EPAILLY, Bangui, Fauves, amour et chirurgie, 2016. Kouadio Koffi Richard KARA,Koléma, Itinéraire d’une femme de l’Afrique à L’Europe, 2016 Adama FANKÉLÉ TRAORÉ,Kady, une indigente chaste, 2016 Lucien BALOSSA,À Magniongui, un enfant est né,2016. Michèle MALDONADO,La bonne parole, Une coopérante en Afrique anglophone,2016. Abderahim AHMAT,Un parcours difficile,2016. Joachim OLINGA,Les métis de ma mondialisation,2016. Henri MOUTOUBE,Les Scieurs de Branches, Un manager dans l’engrenage infernal du monde professionnel,2016.
Guikou Bilet ZaflaUN ENFANT DU VILLAGENouvelles
Du même auteur
I am a Black, therefore an idiot, Createspace, 2016 Je suis un Noir, donc un idiot, Edilivre, 2016
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww. harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-10208-5 EAN : 9782343102085
La vie dans un village d’autrefois, telle que vécue par un enfant, qui y a passé toute son existence.
À la mémoire de
Pohiri Lou N’Guessan,
Mon incomparable grand-mère
 Toi, Pohiri Lou, la fille de Pohiri. Toi, Pohiri Lou La Vérité, la femme sans parti-pris. Toi, la femme qui déteste le mensonge. Mais surtout toi, Tchêmalou. Ma Tchêmalou, puisque tu m’y avais habitué. Oui, tu m’avais habitué à t’appeler par ce nom, au lieu deGnian, signifiant maman ou grand-mère.  Merci d’avoir fait de moi un homme. Je veux dire : un homme de cœur. Quelqu’un, qui ne pleure pas devant les difficultés. Quelqu’un, qui n’envie point les autres, mais qui se contente toujours du peu en sa possession.  Chaque jour, ton image est dans mon esprit. Je dis bien : chaque jour. Tu es là, en moi et à jamais. Tu me manques plus que quiconque. Paix Eternelle, chère mère et chère grand-mère. (Décédée le 10 janvier 1985).
À la mémoire de mon père,
Goh Zouzoua, alias Doucko Gnaoré
 Pour tout ce que tu m’as donné, fait pour moi et fait de moi, quand ton neveu, mon vrai père, m’a renié toute mon enfance. Tu m’as adopté, couvert de ton amour et tu t’es complètement voué à mon bonheur. Grâce à toi, je ne me suis plus senti comme un orphelin de père, ni abandonné aussi par toute la famille, après avoir été rejeté par celui qui m’avait engendré. Tu m’as aussi instruit sur ma famille, me permettant ainsi d’aimer cet univers d’où, pendant longtemps, j’avais semblé avoir été banni.  Merci,Attoh, comme j’aimais t’appeler affectueusement. Merci, même si tu es parti au moment où tu m’as le plus montré ta volonté d’être encore là pour m’enseigner et me renseigner sur la vie.  Paix Éternelle à ton âme. (Parti, le 10 octobre 1983)
À la mémoire de
Toualy Nohonin, Djassa Glabli
 Toi, qui le premier, épousas ma mère, quand vous étiez tous jeunes. Toi, qui engendras ma regrettée aînée, mon unique sœur de la même mère. Toi, qui me conçus ensuite, mais fus forcé d’abandonner ton épouse. Eh Oui ! Tu l’as avoué avec douleur, un soir d’avril 1970, en repoussant, violemment, ta tante paternelle, celle qui t’avait poussé à te séparer de ton épouse contre ton gré. Toi, qui m’as rejeté et qui étais le seul à en connaître les raisons. Mais tu le savais bien, à aucun moment je t’en ai voulu de n’avoir rien fait pour moi. Au contraire, jusqu’à aujourd’hui encore, et avec toute sincérité, je te loue pour m’avoir appris à être patient et à ne pas envier les autres.  Tu n’étais point un homme rancunier. Tu m’as passé cette qualité. Je n’ai donc aucune rancune contre toi, ni contre aucun être sur cette Terre. Notre histoire, même si je l’écris un jour, serait juste sans rancune. Elle dirait seulement la vérité, rien que la vérité avec ma vision d’enfant. Elle encouragerait ceux qui souffrent malgré la présence d’un père. Elle leur ferait savoir qu’ils ne sont point les seuls à subir ce destin. Et qu’ils peuvent arriver à vivre avec leur volonté et leur intelligence, et surtout, pardonner toute faute à leur géniteur.  Merci. Merci de m’avoir donné du cœur. Paix à ton âme, Djassa. (Il mourut le 22 avril 1987, des suites d’un accident de la circulation survenu entre Sinfra et Gadouan)
À la mémoire de
Daki Bouabré Djissi, alias Paul Bouabré.
 Pour tes encouragements personnels. Et aussi pour tes rires, ton étonnement, ton appréciation, ta joie de te rappeler certains de tes souvenirs d’enfance, en lisant mes histoires écrites dans une langue qui n’est pas la nôtre.  Toi, notre collègue français, Philippe Barros et moi, avions chacun sa position ou sa réaction vis-à-vis de ce que je m’entraînais à écrire. Barros s’étonnait de ces histoires totalement étranges pour lui. En plus de tes sentiments ci-dessus, tu m’encourageais surtout à continuer d’écrire. Merci.
Paix Éternelle, mon cher ami et frère.