Un salaud présumé

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Dans ce nouveau roman de Jacques Hiver qui clôt sa trilogie entamée par Ze Cercle et poursuivit par Le Macareux islandais, cinq destins se livrent : un commissaire de police retraité, un journaliste has been, une comédienne et un comédien, tous deux sociétaires honoraires de la Comédie française, ainsi qu'un inconnu trop discret. Cinq personnages et cinq récits qui s'entremêlent et forment tour à tour autant de manières de voir les choses, d'aborder l'existence.
Publié le : samedi 2 avril 2016
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EAN13 : 9782140006562
Nombre de pages : 350
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Jacques Hiver
Un salaud présumé
Un salaud présumé
Roman en cinq récits
collection Amarante
Un salaud présumé
Amarante Cette collection est consacrée aux textes de création littéraire contemporaine francophone. Elle accueille les œuvres de fiction (romans et recueils de nouvelles) ainsi que des essais littéraires et quelques récits intimistes.
La liste des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le sitewww.harmattan.fr
Jacques Hiver Un salaud présumé Roman en cinq récits
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08810-5 EAN : 9782343088105
« L’univers magnifique et lugubre a deux cimes. Ô vivants, à ses deux extrémités sublimes, Qui sont aurore et nuit, La création triste, aux entrailles profondes, Porte deux Tout-puissants, le Dieu qui fait les mondes, Le ver qui les détruit. »
VICTOR HUGO La Légende des siècles
En amical hommage à tous mes fidèles lecteurs, ce nouveau roman qui achève la trilogie…
PROLOGUE Depuis trois sympathiques saisons, sans trop de larmes du ciel ni d’excès de fièvres solaires, d’étranges événements géopolitiques copulent les uns avec les autres dans le meilleur des mondes possibles. Vrai, le vénérable Pangloss ne s’est pas foutu le doigt dans l’œil ! Tout pendu symbolique qu’il se balance depuis le temps lointain de l’Inquisition, yeux décavés, régal des corbeaux, et langue momifiée par d’incalculables claques de vent, et d’aussi loin que cet antique philosophe-de-mes-deux nous juge du haut de son observatoire… Doit être assez fier de lui, l’avatar de Voltaire ! Vraiment de quoi coqueriquer sur la plus belle branche de la pitoyable descendance Candide ! Car bien mal lui en eut pris, avant strangulation définitive, de bêtement cultiver son jardin en lieu et place de prodiguer son judicieux adage ! Rien que de la vérité vraie là-dedans ! Pas la plus infime particule de la plus élémentaire des menteries à l’eau de rose ! Tout roule désormais pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ! Juré-craché ! Mais pour combien de jours ? De mois ? Ou d’années encore ? Autant de questions inutiles que je ne souhaite poser à personne. Les paix d’hier et de demain, signées par d’authentiques filous de la diplomatie, n’ont été, ne sont, et ne seront jamais rien d’autre que les gobe-mouches des peuples naïfs. Voire de puissants analgésiques. Sans plus. Le souci majeur chronique de la bipédie humaine n’est pas d’échafauder la paix après la guerre – Leurre rassurant s’il en est un ! – mais plutôt de comprendre pourquoi certaines tribus démocrates couvent-elles, en leur sein, l’œuf du serpent de la guerre avec un tel acharnement ? Voire le plus incurable des autismes. Et cependant, à l’évidence et au jour d’aujourd’hui – selon le radotage contagieux des adeptes de l’art tautologique, ou des locuteurs férus de redondances –, les candides de tous styles, poils et couleurs, s’en foutent bien de la cultive de leur jardin ! Un vrai paradis s’étale de partout sur la planète, aussi doucereux à vivre que des vacances à perpétuité sur les îles Marquise ! Et soustraire la planète bleue du désordre cosmique annoncé par les nihilistes accrédités comme tels ? Un délire qui n’en est plus un. 9
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