Une âme suffit

De
Publié par

Lorsque Cassandre, une orpheline, est adoptée par un couple, elle est loin de se douter qu’elle vient de pénétrer dans un monde mystérieux. Ses parents lui lèguent bientôt un cadeau : la jeunesse éternelle. Mais il y a un prix à payer pour l’immortalité… et Cassandre n’est pas prête à s’y soumettre! Déterminée à limiter les dégâts causés par ce présent, elle tente de passer inaperçue dans sa nouvelle école, mais Antoine, son collègue de classe au charme ravageur, n’entend pas les choses de la même manière. Il remarque les curieuses facultés de Cassandre : elle entend ce que les gens disent même à grande distance, elle ne sort jamais à l’extérieur sans ses lunettes de soleil et elle a un rapport étrange avec la nourriture. Décidé à se rapprocher d’elle, Antoine lui remet un jour une bande dessinée de son cru, qui semble indiquer qu’il a percé l’étrange identité de Cassandre. Ni super héroïne, ni vampire, qui donc est-elle? Devra-t-elle sacrifier son âme sœur pour recouvrer la liberté?
Publié le : vendredi 23 octobre 2015
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782897500122
Nombre de pages : 292
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
www.boutondoracadie.com
incluant une bande dessinée de Christian Quesnel
<ARIANNE GAGNON-ROY UNEAMESUFFIT BOUTON D’OR ACADIE BOUTON D’OR ACADIE
< UNE AME SUFFIT
1
Tître : Une âme suIt Texte : Arîanne Gagnon-Roy ïllustratîon de la couverture et bande dessînée : Chrîstîan Quesnel Conceptîon graphîque : Lîsa Lévesque Stagîaîre en édîtîon : Catherîne Pîon Révîsîon lînguîstîque : Réjean Ouellette Dîrectîon lîttéraîre : Marîe Cadîeux
ïSBN (papîer) 978-2-89750-010-8 ïSBN (PDF) 978-2-89750-011-5 ïSBN (PDF) 978-2-89750-012-2 Dépôt légal : 4e trîmestre 2015
ïmpressîon : Frîesens
Dîstrîbuteur au Canada : Prologue Téléphone : (450) 434-0306 / 1 800 363-2864 Télécopîeur : (450) 434-2627 / 1 800 361-8088 Courrîel : prologue@prologue.ca
Dîstrîbuteur en Europe : Lîbraîrîe du Québec/DNM Téléphone : 01.43.54.49.15 Télécopîeur : 01.43.54.39.15 Courrîel : dîrectîon@lîbraîrîeduquebec.fr
Pour ses actîvîtés d’édîtîon, Bouton d’or Acadîe reconnat l’aîde inancîère de :
Tous droîts de reproductîon, de traductîon et d’adaptatîon réservés pour tous les pays.
© Bouton d’or Acadîe înc. Case postale 575 Moncton (N.-B.), E1C 8L9, Canada Téléphone : (506) 382-1367 Télécopîeur : (506) 854-7577 Courrîel : boutondoracadîe@nb.aîbn.com Web : www.boutondoracadîe.com  www.avoslîvres.ca
Un lîvre créé en Acadîe et împrîmé au Canada 2
ARIANNE GAGNON-ROY
< UNE AME SUFFIT
bande dessinée deChristian Quesnel
BOUTON D’OR ACADIE 3
4
CHAPITRE UN
«On peut décréter et ressentir sa mort,sans attenter à sa vie.La mort est un état d’âme.» Marcel Jouhandeau
ï apparut soudaînement à travers a brume quî s’étaît întroduîte dans a chambre et s’avança, a maîn ten-due vers sa vîctîme. ï s’approcha d’un pas ent maîs décîdé, î aaît e aîre... D’aîeurs, n’étaît-ce pas toutce que son cou honorabement ofert demandaît ? ï s’apprêtaît à a mordre, à uî boîre tout son sang et à entement uî voer a vîe, quand je pesaî sur « pause ».
Par sîmpe curîosîté, je m’approchaî de ’écran. Son nez étaît crochu, sa ongue cape noîre Lottaît autour de uî comme es pumes d’un corbeau. Ses cheveux, coés sur sa tête avec une sorte de ge… Je ne savaîs même pas sî e ge pour cheveux exîstaît dans es années 30, maîs qu’est-ce que ça auraît pu être d’autre ? De toute açon, c’étaît rîdîcue. Et dîre que des gens avaîent réeement eu peur du ImDraculaen 1931, quee bague ! Et cette manîère dont es gens nous voîent…
Quand je dîs « nous », je pare bîen entendu des vampîres... Maîs attentîon ! Je ne pare pas de ces su-ceurs de sang quî me donnent envîe de vomîr, maîs de
5
notre race. e mot « vampîre » sîgnîIe en aît « voeur de vîe », et c’est ce que nous sommes... C’est ce que je suîs... Dans pusîeurs cutes, on nous conond avec es « vraîs » vampîres, maîs nous sommes à part : on nous appeeaussî vampîres psychîques ou tout sîmpement es vo-eurs d’âmes. ï est vraî que, bîen magré moî, je voe e bîen e pus précîeux qu’un humaîn peut posséder, son âme…
Comment suîs-je devenue cette monstruosîté, me demanderez-vous ? Eh bîen, tout a commencé ors de cette nuît roîde et brumeuse d’octobre où je décîdaî d’aer à a danse de ’écoe sans ’autorîsatîon de mesparents. ïs m’avaîent punîe parce que j’étaîs aée chez une amîe en cachette et, du haut de mes seîze ans,je n’avaîs pas comprîs ou vouu admettre pourquoî. Mécontente, je m’écîpsaî en début de soîrée. Ma sortîe candestîne se passa merveîeusement bîen jusqu’à ce que je rentre à a maîson… Ce que je vîs aors reste-raît dans ma mémoîre pour toujours. a maîson dans aquee j’avaîs grandî et été éevée, et dans aquee mes parents se trouvaîent, étaît en Lammes... es pompîers venaîent d’arrîver, maîs déjà e toît s’étaît efondré, et î n’y avaît aucune chance de survîe pour es occupants. Mes parents moururent tous es deux cette nuît-à, et j’aî toujours regretté de ne pas avoîr été emportée en même temps.
À partîr de ce moment, je us vérîtabement seue au monde. Mes grands-parents étaîent tous décédés et j’étaîs enant unîque, comme mes parents. On me paça dans une maîson d’accueî. C’est un endroît dans
6
eque on met es enants quî n’ont pas de amîe ou quî se trouvent dans une sîtuatîon amîîae dîicîe, dans ’attente qu’îs se assent adopter. Maîs dans mon cas, a travaîeuse socîae quî m’avaît sous sa responsabîîté m’avaît caîrement dît de ne pas me aîre trop d’îusîons, puîsque je dépassaîs argement ’âge d’un enant que ’on adopte. Ee me aîsaît sentîr coupabe du aît que je n’avaîs aucun endroît où vîvre... Ee me dîsaît que cea coûtaît cher à a Saskatchewan d’entretenîr des jeunes de mon âge et que, sî j’avaîs été pus rebee, on auraît pu se débarrasser de moî en m’envoyant dans une maîson de correctîon.
À ’écoe, on me regardaît avec pîtîé, et je me repîaî rapîdement sur moî-même, ce quî eut pour efet que je m’éoîgnaî peu à peu de mes amîs.
Un jour de janvîer, un coupe désîreux de m’accueî-îr dans son oyer vînt me voîr. ’homme et a emme étaîent déjà venus à queques reprîses pour dîscuter avec Mme Boîvet, a travaîeuse socîae, maîs ce jour-à, cee-cî nous présenta avant de nous aîsser seus un moment. Je m’en souvîens comme sî c’étaît hîer…
a emme étaît bee, très bee même, et son marîaussî d’aîeurs. Ee étaît ’éégance personnîIée. Ee avaît e teînt aîteux, es yeux beus et es cheveux brun caîr. ’homme, uî, étaît grand et châtaîn, î avaît cette même peau pâe et des yeux beus aussî vîbrants que ceux de sa emme. Aucun des deux n’avaît de rîdes, même s’î étaît évîdent que tous es deux étaîent dans a quarantaîne ou presque. ïs se tînrent en retraît pour se parer, et je tendîs ’oreîe...
7
Ee est joîe, non ? —Ouî, et seon a travaîeuse socîae, ee est aussî înteîgente. — Ee a ’aîr putôt sage. — Ee sembe sî jeune…
— Justement, c’est ce que nous désîrons, non ?
—Bîen sûr ! Oh ! et regarde ses yeux cachés derrîère ces unettes, îs sont d’un joî brun. Maîs ce n’est pas dra-matîque, on ne verra presque pas a dîférence.
ïs sembaîent satîsaîts et se rapprochèrent de moî pour me demander d’une voîx douce :
— Comment t’appees-tu ?
— Cassandre, eur répondîs-je, méIante. Et je ne pus m’empêcher d’ajouter : —Et je vous aî entendus. Je ne suîs pas sî jeune, j’aî seîze ans, bîentôt dîx-sept. Je ne savaîs pas à ce moment qu’en aît jamaîs je n’at-teîndraîs dîx-sept ans… es deux adutes se sourîrent mutueement pour enIn décarer : — Que joî prénom !
—En pus, ee a du caractère ! Nous ormerons une merveîeuse amîe !
Cette manîe qu’îs avaîent de parer comme sî je n’étaîs pas à m’agaçaît ortement. Je ne vouaîs pas ac-compagner ces gens que je ne connaîssaîs pas, maîsje n’avaîs pas e choîx, car a travaîeuse socîae quî
8
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Une âme suffit

de bouton-d-or-acadie

Le Pacte

de editions-la-plume-d-or