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Une convalescence

De
174 pages
Etienne est comédien. Etienne est un jeune homme qui vient de vivre un chagrin d'amour. Les deux ne sont pas incompatibles. D'autant que la carrière d'Etienne n'a pas rencontré que des succès. Une vraie désillusion. Etienne est un jeune homme blessé qui a besoin de comme on dit faire le point. Peut-on faire le bilan de sa vie à 27 ans ? Il s'exile en province où il rédigera un journal de convalescence et se livrera à un essai d'autobiographie. Ce premier tome court parallèlement jusqu'au premier hiver provincial et le milieu de son année de Terminale.
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Ethnographiques Collection dirigée par Pascal LE REST
Ethnographiquesentraîner l’œil du lecteur aux veut couleurs de la vie, celle des quartiers et des villes, des continents et des îles, des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des blancs et des noirs. Saisir le monde et le restituer en photographies instantanées, de façon sensible et chaude, proche et humaine, tout en préservant la qualité des références, des méthodes de traitement de l’information et des techniques d’approche est notre signe et notre ambition.
Déjà parus Bernard BLETHON,Ces autres comme nous-mêmes, Carnet de route, 2017. Pascal LE REST,Franck Lombard dans les starting-blocks. Ethnographie d’une insertion professionnelle, 2016. Philippe LIPCHITZ,L’été de Benjamin, 2016. Caroll KLEIN,La vie de passages…, 2016. Roberta RUBINO,Outils de recherche. Étude du projet Coton bio-équitable du Mali, 2016. Ahmed ATMANI,La relation mère-enfant en milieu traditionnel algérien, Tome 2 : Psychopathologie, 2015 Ahmed ATMANI,La relation mère-enfant en milieu traditionnel algérien, Tome 1 : Ethnopsychologie, 2015 Philippe LIPCHITZ,1914, la mémoire de mes 20 ans,2015. Louis FALAVIGNA,Tout le soleil du monde, 2015. Philippe LIPCHITZ,Quand pourtant le bonheur était là…, Tome 2, 2015. Philippe LIPCHITZ,Quand pourtant le bonheur était là…, Tome 1, 2015. Muriel SANTORO,Mon voisin de maíz. Voyage au Guatemala au cœur de la culture maya, 2010. Bertrand ARBOGAST,Voyage initiatique d’un adolescent… Lancelot et le vieux, 2009.
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« La fin du loup » (en collaboration avec Dominique Chanfrau) in Court au Théâtre 1 – 8 pièces pour enfants Editions Théâtrales / Jeunesse « Chroniques rurales de notre temps » Mon Petit Editeur « Nouveau Far West » L’Harmattan Collection Ethnographiques « Quand pourtant le bonheur était là » Tome 1 & 2 L’Harmattan Collection Ethnographiques « 1914, la mémoire de mes 20 ans » L’Harmattan Collection Ethnographiques « L’été de Benjamin » L’Harmattan Collection Ethnographiques © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-11364-7 EAN : 9782343113647
Journal de convalescence d’Etienne, 30 août 2013 (dans le train qui m’emporte là-bas) J’étais arrivé tellement en avance à la gare que le train n’était pas encore affiché. J’en avais profité pour acheter un cahier. Un cahier comme je pouvais en avoir à l’école. Ce journal, c’était une idée d’Annick : -Ecris tout ce que tu fais, tout ce que tu penses. Ecris n’importe où. Dès que tu as cinq minutes devant toi. Ne me dis pas qu’ado, tu n’as pas eu de velléités de journal intime. -Mon dernier journal, je l’ai jeté sur le cercueil de Romain. -Ce cahier te permettra de mesurer les progrès accomplis sur la voie de ta guérison, tu l’appelleras « Journal de convalescence ». J’étais dans le train qui m’emportait là où j’allais vivre à présent. Loin de tout. Loin de tous. Où j’essaierai de me rapprocher de moi. De recoller tous ces morceaux épars de moi. -Et puis raconte-toi. Amusons-nous à établir un protocole : d’un côté, tu consigneras aussi régulièrement que possible les faits et gestes de ton présent. Et d’un autre, tu te livreras à un exercice autobiographique. Un peu plus tard (sur une table du buffet de la gare de là-bas, devant un demi) J’avais changé mon profil Facebook : « Etienne 27 ans Comédien Célibataire »
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Hier soir, il était encore indiqué : « Vit en couple avec Hélène » Tard le soir (allongé à plat ventre sur un lit d’hôtel de chaîne à bas prix) Evidemment. Tant que je n’avais pas de logement, je pouvais toujours rentrer à Paris mais je ne voulais pas. J’avais marché jusqu’à la sortie de ville, pour trouver un Formule 1, ou quelque chose du même genre, c’était tout ce que je pouvais me permettre. Je m’étais couché, avais somnolé devant un mauvais film de Série B, le précieux cahier à portée de main.
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L’enfance d’Etienne : les premières années Il faudrait commencer par le commencement. Par conséquent, raconter mon enfance. Je ne peux pas dire que j’ai eu une enfance malheureuse. Sans pour autant vivre une enfance heureuse. Des parents qui se disputent. Des parents qui se déchirent. Des parents qui se séparent. Un père qui fout le camp sans laisser d’adresse. Ou presque. Au fond, je suis né sous une mauvaise étoile. L’enfant tardif d’un couple qui se défait et compte sur un enfant pour sauver ce qui ne peut plus l’être. Quand mon père quitte ma mère, j’ai à peine un an. Je n’ai aucun souvenir d’une vie de famille. Mon frère, qui a dix ans de plus que moi, m’en a toujours voulu. Je veux dire de la séparation de mes parents. Il m’en tient pour responsable. J’aurais mieux fait de grandir sans frère. Quand ils étaient ensemble, mes parents avaient acheté un petit pavillon de banlieue dans lequel nous avons habité jusqu’à leur séparation. Ce dont naturellement je ne garde aucun souvenir, ainsi que je l’ai écrit plus haut. Ils l’ont vendu à leur séparation et nous avons emménagé, ma mère mon frère et moi, dans le F 4 où elle vit toujours. Un jour que nous nous promenons à vélo, Éric et moi, il s’arrête devant la petite grille d’entrée d’un pavillon en meulière. -Avant, c’est là que nous habitions : j’avais ma chambre, papa et maman s’aimaient. Tu es né et tout a foutu le camp. Je t’en voudrai toute ma vie Et puis il me tord le bras derrière le dos, pour m’obliger à mettre un genou à terre. -Demande-moi pardon.
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