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Une étrange chaleur

De
176 pages
Lily St. Claire, une fille du sud ordinaire, n’a aucune idée de ce à quoi elle sera mêlée lorsqu’elle décide de retourner vivre dans sa petite ville natale de la Louisiane, dix ans après l’avoir quittée. Entre les deux loups-garous alphas si différents l’un de l’autre qui se battent pour faire d’elle leur partenaire et le tueur en série qui l’a dans sa ligne de mire, elle est sur le point de le découvrir.
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Copyright © 2011 Heather Killough-Walden Titre original anglais : The Heat Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Trident Media Group, LLC, 41 Madison Avenue, 36th Floor, New York, NY 10010, USA Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Catherine Vallières Révision linguistique : Nicolas Whiting Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Conception et montage de la couverture : Matthieu Fortin Illustrations de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Mathieu C. Dandurand ISBN papier 978-2-89752-761-7 ISBN PDF numérique 978-2-89752-762-4 ISBN ePub 978-2-89752-763-1 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 ImpriméauCanada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Killough-Walden, Heather [Heat. Français] Une étrange chaleur (Les grands méchants loups ; 1) Traduction de : The Heat. ISBN 978-2-89752-761-7 I. Vallières, Catherine, 1985- . II. Titre. III. Titre : Heat. Français. PS3611.I445H4214 2015 813’.6 C2015-941064-9
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Merci… À mon mari, qui m’a accordé son soutien indéfectible, et à Erotica Republic, qui m’a aidée à me lancer.
PROLOGUE
Écarte les jambes. Elle tira sur les menottes pui la retenaient au barreau de la tête de lit our vérifier si elles résistaient bien. Elle était devenue nerveuse. Un changement s’était oéré en lui. Elle se demanda si elle n’aurait as dû révenir puelpu’un de l’endroit où elle allait. — Je t’ai dit d’écarter les jambes, rééta-t-il, le ton dur. Elle le fixa our essayer de le comrendre.Ça fait partie de son jeu, se dit-elle.Laisse-le prendre son pied. Il va ensuite te laisser partir, et tu n’auras pas à passer la nuit dans ce tripot. Peu importe le prix à payer. Elle écarta les jambes, laissant ses chevilles retomber chacune d’un côté du lit de la chambre d’hôtel. L’air froid lui entoura les cuisses, lui refroidissant tout le cors. Il hocha une fois la tête en signe d’arobation. — Tu es une brave fille, Lily. — Je ne m’aelle as Lil… — Ce soir, si ! la corrigea-t-il en se enchant vers elle our oser un index sur ses lèvres. Elle s’immobilisa sous lui. — Comris ? Les yeux de l’homme luisaient anormalement. Elle hocha la tête en signe d’obéissance.
CHAPITRE DN
LE GARÇON EN BLED PORTE dD NOIR
 Tabitha, ferme-la et passe-moi une autre bière, lui it Lily ans un éclat e rire, la main tenue evant elle. La femme aux cheveux noirs sourit malicieusement et sortit une autre bière u fon e la glacière. de petits morceaux e glace fonue glissèrent e la bouteille penant que Lily la écapsulait et la portait à ses lèvres. Tabitha poussa un soupir et secoua la tête. — Assez parlé es hommes. Pour l’instant. Elle prit une gorgée avant e poursuivre. — Parle-moi e l’État e l’étoile solitaire. Comment ça va au pays es serpents à sonnette et es boucles e ceinture ? Lily était partie e Baton Rouge pour aller étuier au Texas après l’obtention e son iplôme ’étues seconaires. Elle termina sa gorgée et haussa les épaules. — Là où j’étais, c’était plus sec… plus chau. Elle s’appuya contre le ivan, perue ans ses pensées. — Il n’y a pas ’arbres, alors les ouvriers u bâtiment oivent se cacher sous les ponts pour se rafraîchir. Tabitha poussa un petit sifflement. — Il y fait plus chau qu’ici ? emana-t-elle, incréule. — de ix à quinze egrés e plus, crois-le ou non. — Tu veux ire qu’il fait 42 egrés là-bas ? — En été, ouais. Les rues fonent littéralement. Les souliers collent à l’asphalte, et les pneus es voitures crissent au émarrage, même si elles partent lentement. C’est chau. Elle secoua la tête et prit une grane gorgée. Le simple fait e penser à cet enroit la faisait transpirer. Tabitha se mit aussi à secouer la tête. — Eh bien, ma fille, pour être honnête, tu n’as pas manqué gran-chose penant ton absence. Lily fronça les sourcils. — Que veux-tu ire ? Tabitha evint souain lugubre. — Tout e suite après l’ouragan Katrina, notre population a triplé. Le taux e criminalité a monté en flèche, soupira-t-elle. danny n’en pouvait plus. Elle faisait référence à son frère daniel, policier à Baton Rouge. Lily se souvenait e lui. Il était ifficile à oublier. — Les gens sont evenus méchants, continua Tabitha. Les conucteurs sont evenus impolis, ils ont cessé e laisser les autres passer evant ans les embouteillages. Les prix ont augmenté. Les insultes raciales pleuvaient sans cesse. C’était… ésagréable. Lily resta un moment silencieuse. Par respect. — Ça a uré combien e temps ? emana-t-elle ensuite. depuis son retour, on la traitait pourtant avec cette même gentillesse immense et naturelle ont elle se souvenait si bien. C’était l’hospitalité u su qu’elle avait toujours connue en Louisiane. Si vous emaniez à quelqu’un où trouver un taxi, cette personne secouait la tête et offrait ’aller vous reconuire en isant : « Je m’en allais par là e toute manière… »
Si vous aviez besoin e monnaie pour téléphoner, quelqu’un allait assurément plutôt vous prêter son téléphone cellulaire. Et si vous vous informiez ’un bon enroit où aller manger un bon plat e jambalaya, un citoyen e Baton Rouge allait certainement vous inviter à îner. C’était tout simplement ainsi. Tabitha soupira. — Jusqu’à tout récemment, en fait. J’ai remarqué que c’est en train e revenir à la normale. C’est comme si les gens reprenaient finalement le cours e leur vie, comme s’ils se souvenaient e qui ils étaient. de qui ils sont. Elle haussa les épaules et prit une autre longue gorgée e bière. Lily igéra ces renseignements, et les eux jeunes femmes tombèrent ans un silence complice. Puis, Lily prit une grane inspiration et poussa un soupir e satisfaction. — La pluie m’a vraiment manqué. J’avais constamment le réflexe e vouloir verser es bouteilles ’eau dasani sur la terre texane esséchée, it-elle en riant. Ou u moins, ’aller faire pipi à l’extérieur. Tabitha se mit à rire avec elle. — Même urant la saison es pluies, it encore Lily en mimant es guillemets, il ne pleuvait pratiquement… Mais elle s’interrompit. Dn bruit l’avait fait se figer. C’était un merveilleux vrombissement, profon et réel. Elle le istinguait e tous les autres. — Est-ce une Harley ? emana-t-elle. Tabitha fronça les sourcils. — Oui, en effet. Est-ce… Elle se leva et se irigea vers la cuisine, où une porte-moustiquaire onnait sur une cour asphaltée. Lily se leva elle aussi et suivit le regar e son amie. Dn motocycliste s’arrêta ans l’allée e bitume, sa mince silhouette écoupée par la lumière ’un lampaaire et celle e la pleine lune. Pour une soirée louisianaise, il faisait étonnamment clair. Sans trop savoir comment, Lily se retrouva aux côtés e Tabitha, se irigeant inconsciemment vers la porte-moustiquaire, attirée par cette image classique — un homme au physique ’acier sur une moto chromée vrombissante. Le motocycliste laissa le moteur tourner en sourine tout en posant un pie botté par terre ; il semblait les regarer toutes eux au travers e la visière complète e son casque noir. — Eh bien, j’y crois pas, murmura Tabitha, le sourire aux lèvres penant qu’elle écrochait la chaîne e la porte pour ouvrir celle-ci. Le gran frère a réponu à l’appel. Les yeux e Lily s’écarquillèrent. — Le gran frère ? Elle évisagea la grane silhouette assise sur la Harley Softail. Était-ce le frère e Tabitha ? — Tu veux ire daniel ?Bon sang… Tabitha poussa un grognement railleur en guise e réponse, et elle escenit sur le porche arrière. Lily la suivit, posant sa bière sur le comptoir avant e laisser la porte-moustiquaire se refermer errière elle. Le motocycliste retira son casque et abaissa la béquille, qui, comme le vit Lily, était écorée ’un crâne surmontant une paire e tibias croisés. Il ébarqua lentement et se irigea vers elles. Lily remarqua sa taille. Il était éjà gran lorsqu’ils étaient à l’école seconaire, mais il semblait maintenant encore plus gran. Combien mesurait-il ? 1,88 mètre ? 1,90 mètre ? 1,90 mètre e muscles. Il portait es jeans noirs serrés qui mettaient en valeur es quariceps urs et tonifiés,
et un t-shirt noir ajusté épousait les formes bien affinées e ses biceps bronzés par le soleil. À force e faire e la moto. Ses cheveux noirs comme u jais onulaient librement sur ses épaules. Ses yeux bleus brillaient comme es saphirs à la lumière es lampaaires penant qu’il se irigeait vers elles. Lily essaya e ne pas ouvrir la bouche ’étonnement. Elle gara résolument ses mâchoires fermées. Elle se retint e se lécher les lèvres. Il avait vraiment fière allure. — Eh bien, salut, le gran frère. Par quel miracle u estin saurais-tu expliquer ton auguste présence parmi nous, pauvres et humbles membres e ta famille ? Tabitha parlait à son frère ’une voix traînante, ebout, les mains sur les hanches, à quelques mètres en retrait. daniel Kane esquissa un large sourire révélant ses parfaites ents blanches, ce même sourire qui avait renu Lily amoureuse e lui ix ans plus tôt lorsqu’il en était à sa ernière année ’école seconaire. — Bon, bon, ma p’tite sœur. Pas besoin e te montrer hostile envers moi. Je suis un homme occupé ; tu le sais, ma chère. Son fort accent u su était tout à fait sexy, et Lily ressentit souainement le goût e prenre une gorgée e cette bière qu’elle avait laissée ans la cuisine. Tabitha secoua la tête, mais elle sourit finalement, levant les mains en signe e éfaite. — Mere, comme je suis contente e te voir, danny. Elle s’approcha e lui et il lui fit un long câlin chaleureux. Voyant se raiir les muscles es bras e danny, Lily sentit la chaleur lui monter aux joues. daniel l’aperçut souain par-essus l’épaule e sa sœur, fixant ses yeux sur elle, qui se sentit aussitôt figer sur place. — Et serait-ce la petite Lily ? emana-t-il. Ses yeux prirent une lueur étrange, et il afficha un sourire malicieux. Il se étacha oucement e sa sœur, après avoir û se pencher pour l’enlacer. L’intensité e son regar étincelant augmenta, et Lily se croisa les bras, souainement mal à l’aise sans trop savoir pourquoi. Il la regarait maintenant ’une manière presque intrusive. — Salut, daniel. Ça fait longtemps, it-elle. Kane l’observa un long moment, e haut en bas et e bas en haut, à la manière typique es hommes u su qui n’avaient pas peur e s’afficher. Lily sentit instantanément que la légère robe bain e soleil blanche qu’elle avait choisi e porter ce soir-là attirait son regar. Le mince coton e la robe convenait parfaitement bien par ce temps chau. Ce vêtement lui avait semblé simple et frais, iéal pour une soirée avec sa meilleure amie. Elle regrettait maintenant son choix. — Eh bien, eh bien, ma chère. Mais comme tu as grani. Il secouait lentement la tête avec une amiration manifeste qui se voyait très bien sur ses beaux traits. Puis, il s’avança, et Lily s’efforça e ne pas reculer. — Je pourrais ire la même chose e toi, it Lily, étournant le regar vers sa moto, à plusieurs pas ’elle. depuis quan conuis-tu ce genre e véhicule ? — depuis toujours, ma chère. J’ai ça ans le sang. Il haussa les épaules et rit oucement. Lily sentit un élicieux frisson lui parcourir le corps. Tabitha apparut errière lui, attirant l’attention e Lily. — Ne l’écoute pas, Lil, it-elle en secouant la tête comme pour la réprimaner. Dn coureur e jupons emeurera toujours un coureur e jupons, qu’il occupe ou non un emploi respectable. Le sourire aux lèvres, daniel s’arrêta à environ un emi-mètre e Lily.