Une histoire décalée

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Abel décide de rentrer dans son pays natal où il compte s'installer définitivement avec sa compagne. Commence alors, pour lui, une vraie descente aux enfers : livrer un combat de titan pour s'assurer un gagne-pain, affronter la hargne d'une épouse dont il a découvert l'esprit malade, survivre en milieu hostile et dans l'isolement. Parti au Tchad à la faveur d'une mission de la dernière chance, il rencontre une Canadienne dont il tombe fou amoureux. Abel n'a plus d'autre choix que de reprendre le chemin de l'exil...
Publié le : vendredi 1 février 2013
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EAN13 : 9782296517240
Nombre de pages : 252
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Salem CHEIKH
Roman
Une histoire décalée
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Une histoire décalée
 
Salem CHEIKH   
 Une histoire décalée  
    Roman           
 
 
                  
   
  
 
           
   
 
© L'Harmattan, 201 3  5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-99752-3 EAN  :  9782296997523  
  
 I  La fuite en avant, cette expression qualifie bien laction  que je mène, depuis des années, pour donner un sens à ma vie. Pour la nième fo is, je change mon fusil dépau le, laissant, derrière moi, un passé dont je nai pas à me flatter. Je pars à la con quête dun autre monde, empruntant des chemins inconnus, hors des sentiers battus. En route vers cette contrée étrangère, la dernière en date que jaie à explorer, sur cette terre, je vise à remettre les pendules à lheure . Je nen connais que le nom et je nai sur elle  que des informations vagues et fragmentaires.  Après avoir tout perdu , je nai pas à rougir de repartir à zéro, daller à laventure, de relever dautres défis. Je pourrai, si tout se passe bien, remonter la pente, réparer les dégâts du temps, passé à trimer, sans avoir jamais vu le bout du tunnel. Je ne sais pas si, par cette gageure, je sortirai vainqueur, ou si lentrepris e se soldera par une autre défaite qui ira sajouter  à la liste déjà longue de mes insuccès, mais quoiquil en soit, je préfère my risquer plutôt que de continuer à moisir dans lisolement , comme un paria, coupé du monde. Les dés sont maintenant jetés et, à cet i nstant où lavion qui memporte a pris son envol, une nouvelle existence vient de commencer. *                                                  * *                                                     Les vols de nuit me sont particulièrement éprouvants. On a beau réduire léclairage de la cabine, la  pâle lueur subsistante suffit à me maintenir éveillé, durant tout le trajet. Le grondement ininterrompu des réacteurs produit, sur moi, le même effet que la lumière, deux phénomènes anti-sommeil redoutables, que je nai jamais pu surmonter. Enfoncé dans mon siège, jessaie de tuer les heures en me concentrant sur le petit écran ou en lisant un magasine, mais ces occupations, qui ne durent que quelques secondes, sont inopérantes ; je regarde ma montre et jai limpression que le temps sest arrêté, que lavion fait du sur p lace, suspendu dans les airs.  Tel un mourant qui voit défiler sa vie antérieure, avant de séteind re, je ferme les yeux et je reconstitue, en mémoire, tous les évèn ements qui mont conduit à prendre ce virage, espérant y trouver de quoi exorciser mes craintes. Tout a commencé, il y a six ans, quand ma décision fut prise de renoncer à une situation stable, sans
   
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nuages, et de mengager dans un  autre projet de vie, aux suites hypothétiques.    Cétait un jour où, Héloïse et moi, on se prélassait à la terrasse des Deux Magots, dans la lumière bleue de cette journée printanière où les muguets, aux suaves effluves, embaumaient les rues de Paris. Calée dans son fauteuil, Héloïse me secoua la main pour me forcer à revenir sur terre : « Tu es parti où ? On dirait que tu as des soucis ». Je détournai mon regard delle, craignan t de perdre pied, dès que je lui aurais révélé lidée folle  qui se formait dans ma tête. La peur quelle eût une réaction négative paralysait ma langue.  Intriguée par mon attitude, elle utilisa les armes de son genre pour me tirer les vers du nez. - Tu caches des choses à ta petite femme, ou quoi ? On nétait pas mariés, mais cétait tout comme. On était plus unis qu un couple ayant comparu devant le maire. -Jai un aveu à te faire. Plus exactement, il sagit de non, je ne sais pas comment te dire, enfin voilà  jai le mal du pays.   Surprise que je soulève un sujet quen trois années de vie commune, nous navons pas , une seule fois, évoqué, elle répliqua sèchement : - Cette soudaine remontée nostalgique na pas de sens, décréta -t-elle, je ne crois pas un seul instant ce que tu racontes. -Si jen parle , dis-je, cest que cest sérieux. Tu ne voudrais pas aller vivre au bord de leau, là où la mer est toujours bleue ?  Prise au dépourvu, elle esquissa un rictus colérique suivi dune attaque en règle sur un ton sec et tranchant : -Cest quoi ce délire ! Tu te prépares à faire un saut dans le vide et tu veux my entraîner  tout bonnement, comme si cétait simple d e bouleverser une vie où rien ne ma nque et de partir à laventure ! Abel, tu dérailles complètement. As-tu une seule raison qui vaille pour me convaincre ?    Jai dû battre en retraite,  et comme il fallait lui répondre, jeus  recours à une échappatoire, visiblement sans effet. -C'est une idée qui mest venue comme ça, un jour où je rêvais dune vie meilleure pour nous. Prends le temps d'y penser à tête reposée. Tu découvriras, peut-être, qu'elle n'est pas à ce point mauvaise.  Sa riposte ne se fit pas attendre. Sans ménagement, elle égrena les suites désastreuses des décisions hâtives, prises sur un coup de tête.
   
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 Difficile de la contredire. Aller vivre ailleurs, sous un autre climat, a un goût dexotisme qui ne manque pas de saveur, mais tout ce quon peut y récolt er ne peut contrebalancer le seul privilège de vivre dans la plus belle cité du monde, Paris, ni compenser la perte dun e position sociale enviable comme la nôtre. Jétais chef de projet dans une firme prospère et elle, cadre brillantissime dans une grande agence de communication. Et puis, grand dieu ! On saimait comme des fous, filant le parfait amour, en accord de corps et desprit. On avait tout ce qu il fallait à un couple pour être heureux, rien ne justifiait quon change dexistence.  - Tu rêves, mon vieux, poursuivit Héloïse, excédée par mon entêtement, quelle garantie as-tu de décrocher la timbale dans un pays où tu nas pas mis les pieds dep uis une décennie ? Ta mentalité occidentale ne saccommodera jamais aux vieilles traditio ns, que tu as oubliées, il y a belle lurette. - Au cas où les choses tourneraient mal, me défendis-je, nous aurions toujours la liberté de revenir à Paris.                                                      *                                                          * *    Que sétai t-il passé pour que je fusse, du jour au lendemain, en proie à la fièvre du retour, après toutes ces années de paisible planque ? Jétais, depuis des mois, tirail lé entre ce désir poignant et la peur de rompre mes attaches avec ma terre daccueil où javais fait mes premières armes et mûri du mieux possible. Le retour au pays natal mobsédait  comme un besoin vital, et puis jy voyais  une chance de bâtir un avenir plus brillant encore. Sur la rive sud de la méditerranée, je ne doutais pas de notre capacité à réussir. Pour ma part, je navais aucun  souci à me faire ; le pays manquait de compétences pointues et les miennes nétaient pas des moindre s. Diplômé dune grand e école, mon doctorat en poche et fort dune expérience professionnelle avérée, acquise dans un cabinet conseil de renommée mondiale, jabattais des cartes qui me prédisp osaient, indiscutablement, à un avenir prometteur. De son côté, Héloïse, vu son profil exceptionnel, naura it aucun mal à se faire embaucher par une de ces grandes firmes qui prospéraient dans un pays en pleine croissance. Optimisme conjoncturel, stimulé par la résurgence de lamour inné quon a pour la patr ie perdue, ou réellement fondé sur
   
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