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Une nuit sous les étoiles

De
297 pages
La découverte d'une tombe en Egypte... une momie exhumée de son sarcophage... la jubilation des scientifiques et... une malédiction qui renaît. Sheridan va se trouver entraînée malgré elle dans le milieu du septième art lorsqu'apparaît son livre, dont l'écriture a été d'une facilité déconcertante. Véritable inspiration ou réminiscences inconscientes de ses vies antérieures ? Pour Scott, qui évolue depuis son enfance au coeur d'Hollywood, Une larme pour l'éternité correspond à ce qu'il rêvait de produire aux studios Whitley.
Malgré le pseudonyme utilisé par Sheridan, l'auteure et le réalisateur vont-ils se rencontrer ? Oui, la vie va les mettre face-à-face dans un incessant chassé-croisé qui laisse planer le doute sur leur possible histoire d'amour.
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Danièle Déon Bessière Stéphanie Bessière
Une nuit sous les étoiles
Roman
Des mêmes auteures Une larme pour l’éternité,Editions l’Harmattan, 2009De Danièle DEON BESSIERE Premières…des pionnières, Editions de l’Officine, 2006 La déportation en héritage, Editions ANOVI, 2005 Marie Antoinette-Alexandra Romanov,Souveraines de la couronne à la mort, Editions de l’Officine, 2003 Les femmes et la Légion d’honneur, Editions de l’Officine, 2002 Farah Diba Palhavi-Zita de Habsbourg,Impératrices du trône à l’exil,Editions de l’Officine, 2002 Sissi-Diana,du rêve à la tragédie,Editions Buchet-Chastel, 1998 - Réédition éditions de l’Officine, 2004 De Stéphanie BESSIERE Le tourisme des Antilles françaises : le défi de la concurrence caribéenne, Editions l’Harmattan, 2010 e La Chine à l’aube du XXI siècle : le retour d’une puissance ?, Editions l’Harmattan, 2005© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-13533-8 EAN : 9782296135338
L’amour, c’est l’union de deux âmes de tous temps promises l’une à l’autre…
PROLOGUE Le Caire, 9 août 2005 Dans la pièce faiblement éclairée, plusieurs personnes concentrent leur attention sur la table placée en son milieu. Tous, hommes et femmes vêtus de blouses blanches, se taisent comme s’ils se trouvaient dans une église. Ce silence respectueux les réunit autour d’une momie à laquelle ils ont fait subir un scanner afin de réaliser une analyse morphologique. Aujourd’hui, déterminée à sonder plus avant l’éternité, l’équipe d’archéologues égypto-américaine, sous le regard attentif du secrétaire général du conseil Supérieur des Antiquités égyptiennes, se prépare à ôter les bandelettes qui ont été traitées aux rayons gamma afin de tuer les micro-organismes susceptibles de les ronger tout comme ils pourraient ronger le squelette. Il n’a pas encore été possible d’identifier le personnage trouvé il y a plusieurs semaines sur le site de Tell el-Amarna dont le nom antique n’est autre que « Akhetaton », capitale éphémère du pharaon hérétique Akhenaton. Le soin apporté à son embaumement permet de penser qu’il s’agit d’une personne importante et le professeur Sennefer Medjaïn qui mène l’équipe d’archéologues estime avoir mis au jour une tombe royale, la tombe d’une princesse du Nouvel Empire. Depuis une dizaine d’années que des travaux de fouilles étaient menés sur ce site, les recherches n’avaient pas engendré de trouvailles exceptionnelles. Seules quatre tombes vides, dont seulement une décorée, avaient été découvertes dans la nécropole royale d’Akhetaton, située au cœur d’un vallon isolé à l’est du cirque de montagnes entourant la ville disparue. L’endoscopie, une technique habituellement employée en chirurgie, a permis d’explorer l’intérieur de la momie provisoirement baptisée « La Belle mystérieuse » car il s’agit d’une femme. Si aucune indication ne permet de déterminer son identité en raison du martelage des inscriptions contenues dans les cartouches, les égyptologues estiment que son sarcophage est l’un des plus finement ornés qu’ils n’aient jamais vu. De plus, les meubles, statuettes et divers objets trouvés dans la salle funéraire ne peuvent appartenir qu’à une grande dame. Les peintures et incrustations montrent que la momie a été apprêtée par le dieu des morts Anubis ainsi que, déployant ses ailes, Mâat déesse de la vérité, du droit et de l’ordre. L’ouverture du sarcophage avait révélé un masque facial en or et une coiffe bleue ayant, en toute vraisemblance, appartenus à une souveraine.
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Oubliées aujourd’hui les circonstances qui ont mis à jour cet inestimable trésor ! Peut-être parce qu’il est difficile à une équipe de chercheurs d’admettre que le hasard l’a aidée au-delà de leur travail. Explorant les lieux pour installer leur campement au meilleur endroit, la pioche avait buté contre une plaque de grès rapidement dégagée, une plaque qui s’avérait tout simplement donner accès à un puits menant à l’entrée d’un souterrain. Plusieurs semaines plus tard, leurs investigations les conduisaient jusqu’à une antichambre de dimensions modestes aux parois riches en couleurs. Au-dessus de l’ouverture d’un étroit passage, deux Anubis sous la forme de chacals allongés peints sur le linteau semblaient en interdire l’entrée. Une fois franchi ce couloir, ils débouchaient enfin dans la salle de la sépulture parfaitement intacte où le sarcophage occupait le centre. Mais qu’est-ce que le hasard ? Les experts, uniquement préoccupés à percer les derniers mystères des pharaons ne se posent pas cette question. Si à l’époque de Champollion les e moyens ne le permettaient pas facilement, en ce début de XXI siècle, la science a rendu accessible l’étude d’une momie qui repose depuis des milliers d’années. En cette magnifique journée du 9 août 2005, loin du flot de touristes se déversant sur les sites de l’Egypte antique, les membres de la mission ont les yeux fixés sur le squelette mis au jour avec un soin extrême. Le lieu, les décorations, la qualité de l’embaumement, les objets et les attributs retrouvés dans la tombe les autorisent à affirmer qu’il s’agit d’une momie royale tandis que l’analyse scientifique a permis de confirmer qu’il s’agit d’une femme ayant vécut 3000 ans avant notre ère, à l’époque amarnienne. Dès lors, tous s’interrogent. Quelle princesse gît là, sous leurs yeux interrogateurs ? En toute hypothèse, il pourrait s’agir de l’une des filles d’Akhenaton. D’après les résultats du scanner, le décès de la « Belle mystérieuse » étant intervenu aux environs de sa trentième année, les trois cadettes décédées avant d’atteindre l’âge de dix ans sont immédiatement écartées, ainsi que Maketaton décédée à l’âge de douze ans. Restent Méritaton, Ankhesenpaaton et leur mère Néfertiti. Non, pas une princesse mais une reine, concluent les scientifiques avec une émotion grandissante avant de poursuivre leur raisonnement ! En effet la momie tenait son poing gauche serré contre la poitrine, une posture généralement associée au statut de reine. L’absence de références au dieu solaire dans la tombe les contraint à exclure l’hypothèse qu’il s’agisse de Néfertiti, décédée pendant la période amarnienne. En revanche, le doute demeure entre les deux dernières filles d’Akhenaton car l’une et l’autre ont régné durant la période charnière entre la disgrâce d’Aton et le renouveau d’Amon. En outre, en l’absence d’éléments historiques concernant cette époque de transition, nul ne sait laquelle est à l’origine de l’abandon d’Akhetaton et du retour à Thèbes. Toutefois, même si Ankhesenpaaton est la dernière à avoir régné à Thèbes, elle fut la seule des
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