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Une terrifiante Halloween

De
119 pages
Après avoir conquis le cœur des adultes, Maryse Rouy partage maintenant son goût pour les histoires avec les enfants.
Elle nous présente un récit à donner des frissons le soir de l'Halloween.
• Après avoir conquis le cœur des adultes, Maryse Rouy partage maintenant son goût pour les histoires avec les enfants.
• Un récit à donner des frissons le soir de l'Halloween.
• Un livre de la collection Gulliver, qui s'adresse aux enfants de 9 ans et plus.
Blondine déteste passer ses soirées toute seule. Cela ne change rien au fait que son père n'est jamais là et que sa mère rentre souvent très tard. Par bonheur, elle a Patou pour lui tenir compagnie. Grâce à sa chienne, elle se sent un peu moins triste et abandonnée.
Un soir qu'elle est seule à la maison, occupée à chercher quelque chose à faire pour tromper son ennui, Blondine reçoit un mystérieux coup de téléphone. La voix inconnue l'appelle par son nom. C'est même à elle qu'elle veut parler. Inquiète, Blondine se souvient que sa mère ne veut pas qu'elle parle à des inconnus. Mais l'homme sait si bien trouver les mots qui la consolent. Et le plus extraordinaire, c'est qu'il prétend être magicien !
Lorsqu'elle apprend que, non seulement ses parents vont se séparer, mais qu'aucun des deux ne veut garder Patou, Blondine est plus malheureuse que jamais. Tellement malheureuse qu'elle n'a plus vraiment hâte à l'Halloween, qui approche à grands pas. C'est pourtant le soir de l'Halloween qu'elle rencontrera pour la première fois son ami le magicien... et découvrira son vrai visage.
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Extrait de la publication
GULLIVERExtrait de la publicationUne
terrifiante
Halloween
Extrait de la publicationDe la même auteure
Jeunesse
Une terrifiante Halloween, roman, Québec Amérique Jeunesse, 1997.
Jordan apprenti chevalier, roman, Hurtubise HMH, 1999.
Prisonniers dans l’espace, romérique Jeunesse, 2000.
La Revanche de Jordan, roman, Hurtubise HMH, 2000.
Jordan et la forteresse assiégée, roman, Hurtubise HMH, 2001.
La Chèvre de bois, roman, Hurtubise HMH, 2002.
Adulte
Azalaïs ou la Vie courtoise, roman, Québec Amérique, coll. « QA
compact », 2002.
Guilhèm ou les Enfances d’un chevalier, roman, Québec Amérique,
1997.
Les Bourgeois de Minerve, roman, Québec Amérique, 1999.
Mary l’Irlandaise, roman, Québec Amérique, 2001.
Au nom de Compostelle, romérique, 2003.
• Prix Saint-Pacôme du roman policier 2003
Extrait de la publicationUne
terrifiante
Halloween
MARYSE ROUY
Q U É B E C A M É R I Q U E eunesseJDonnées de catalogage avant publication (Canada)
Rouy, Maryse
Une terrifiante Halloween
(Gulliver jeunesse ; 69)
ISBN 978-2-89037-827-8 (Version imprimée)
ISBN 978-2-7644-1660-0 (PDF)
ISBN 978-2-7644-2010-2 (EPUB)
I. Titre. II. Collection.
PS8585.O892T47 1997 jC843’.54 C97-941017-7
PS9585.O892T47 1997
PZ23.R68Te 1997
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Programme d’aide au développement de l’industrie
de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition.
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Québec Amérique
e 329, rue de la Commune Ouest, 3 étage
Montréal (Québec) H2Y 2E1
Téléphone : (514) 499-3000, télécopieur : (514) 499-3010
eDépôt légal : 3 trimestre 1997
Bibliothèque nationale du Québec
Bibliothèque nationale du Canada
Révision linguistique : Diane Martin
Mise en pages : Julie Dubuc
Réimpression octobre 2003
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés
© 1997 Éditions Québec Amérique inc.
www.quebec-amerique.com
Extrait de la publicationà Louise, Gérald,
Renaud et Laurent.
Extrait de la publicationExtrait de la publicationRemerciements
Je remercie vivement mon amie
Micheline Couture pour ses lectures
du manuscrit, ses conseils, sa patience,
sa compréhension, sa complicité.
Extrait de la publicationChapitre premier
Tous les soirs, au retour de l’école,
c’est une fête pour Blondine de
retrouver Patou. Elle flatte longuement la
grande chienne blanche qui exprime
son bonheur par des coups de langue,
de petits aboiements brefs et une
agitation frénétique de la queue. Quand
la petite fille et la chienne ont chacune
bien montré leur joie de se revoir,
Blondine crie :
— Lise, es-tu là?
Personne ne répond. Sa mère n’est
pas rentrée. Elle ne prend pas la peine
d’appeler son père : il n’est jamais là.
Elle suit Patou dans la cuisine et se sert
un verre de lait. Un papier, sur la table,
attire son attention.
Je ne rentrerai pas avant huit
heures. Réchauffe au micro-ondes
Extrait de la publicationle plat que j’ai laissé dans le
frigidaire. Fais tes devoirs, prends ton
bain et couche-toi de bonne heure.
Je viendrai te donner des becs en
rentrant.
Lise.
Blondine déteste ces soirées où
elle est toute seule. Elle s’ennuie et se
sent abandonnée. Par bonheur, Patou
est là. Comme si elle comprenait sa
tristesse, la chienne vient lui lécher la
joue. Blondine prend la bête par le
cou et enfouit son visage dans l’épaisse
fourrure. Au bout d’un moment, elle se
sent mieux.
— Viens, dit-elle à la chienne, allons
jouer dans le jardin!

Blondine a envie de téléphoner à
Élodie pour parler de l’Halloween qui
approche, mais son amie doit être en
train de souper. Tant pis. Ce sera pour
demain, en partant à l’école.
Elle soupire. Il est tôt encore. Que
va-t-elle faire durant toute cette longue
soirée?Pour passer le temps, elle mange.
Sans appétit. Lise, pourtant, a pris soin
de lui laisser le plat qu’elle préfère :
une bonne lasagne recouverte d’une
épaisse couche de fromage. Mais
même la lasagne paraît moins bonne
quand on s’ennuie. Blondine traîne
d’une pièce à l’autre, allume la
télévision, l’éteint, ouvre un livre de
classe, mais n’arrive pas à se
concentrer sur son travail.
Soudain, le téléphone sonne. Elle
se précipite, contente d’être enfin
délivrée de sa solitude.
— Allô! dit-elle joyeusement.
— Bonjour, Blondine, dit une voix
inconnue.
Elle hésite : ce monsieur sait son
prénom, elle doit donc le connaître.
C’est peut-être un ami de son père ou
de sa mère. Ses parents lui ont cent
fois répété de ne jamais dire qu’elle
est seule à la maison, mais elle oublie
leurs recommandations et elle répond
spontanément :
— Mes parents ne sont pas là,
voulez-vous laisser un message?
— Ça tombe bien, c’est à toi que je
voulais parler, Blondine.
Extrait de la publication— À moi? Mais je ne sais pas qui
vous êtes!
— Moi, je te connais, et je suis ton
ami.
Se souvenant un peu tard des
consignes de Lise, elle s’empresse de dire :
— Ma mère ne veut pas que je
parle à des inconnus.
— N’aie pas peur, Blondine, tu ne
risques rien puisque tu as bien fermé
la porte de la maison.
Elle a soudain une inquiétude :
l’at-elle vraiment bien fait?
L’homme semble suivre ses pensées :
— Si tu n’en es pas sûre, va
vérifier et reviens me parler.
Elle pose l’appareil et se précipite
à la porte. Wow ! c’est fermé. Elle
revient à pas lents vers le téléphone.
Doit-elle poursuivre cette
conversation ? Elle est tentée de raccrocher
sans rien dire. Mais ce ne serait pas
poli. De toute façon, il ne lui veut pas
de mal puisqu’il l’a envoyée s’assurer
qu’elle était en sécurité.
— Allô… dit-elle d’une voix
hésitante.
— Tu es tranquillisée, maintenant?
demande l’homme doucement.
Extrait de la publication— Oui. Qu’est-ce que vous me
voulez?
— Je veux seulement t’aider : je sais
que tu es seule et que tu t’ennuies.
Alors, je viens bavarder un peu avec
toi pour te tenir compagnie. Je
t’appellerai chaque fois que tu seras seule.
— Mais comment saurez-vous que
je suis seule?
— Je suis magicien, c’est pour ça
que je sais tout. Mais attention! tu ne
dois parler de moi à personne, sinon
je disparais de ta vie. À la prochaine
fois, Blondine!
— À la prochaine fois, magicien!
Réconfortée par sa conversation
avec son nouvel ami, elle part en
chantonnant prendre son bain.
Pendant ce temps, le rideau du deuxième,
de l’autre côté de la rue, se soulève et
laisse voir le visage d’un homme. Il
sourit d’un air satisfait en regardant la
petite silhouette qui se déplace
légèrement dans les pièces éclairées de la
maison d’en face.
Extrait de la publicationExtrait de la publicationChapitre II
Au moins dix fois, depuis le matin,
Blondine a failli parler à Élodie de
l’étrange appel qu’elle a reçu la veille.
Mais toujours, au dernier moment,
alors qu’elle avait déjà la bouche
ouverte pour lui raconter la chose
étonnante qui lui était arrivée, elle
entendait la voix du magicien lui
dire : «Tu ne dois parler de moi à
personne, sinon je disparais de ta vie.»
Alors, elle s’est tue, mais elle est
restée troublée toute la journée. Au
moment où il lui parlait, elle trouvait
cela normal, mais maintenant, elle se
demande si elle ne devrait pas se
méfier de cet inconnu.
Elle a eu du mal à penser à autre
chose jusqu’au moment où la
nouvelle prof de catéchèse l’a tirée de sa
Extrait de la publicationrêverie de façon bien déplaisante :
elle l’a rendue ridicule devant tout le
monde. En lisant la liste des élèves,
elle a dit : « BLANdine. Nous avons
une BLANdine.» Blondine a essayé de
protester, de dire que ce n’était pas
cela son nom, mais l’autre, en
rajustant les lunettes qui glissent tout le
temps sur son long nez mince de
fouine, lui a dit d’un ton sévère en la
menaçant du doigt : « Ce n’est pas
bien d’avoir honte de son prénom
quand on a la chance de porter celui
d’une grande sainte.» Et elle a
enchaîné en disant : « Je vais vous
raconter l’histoire de sainte Blandine.»
Une histoire stupide : au temps des
Romains, une jeune fille, jetée à des
lions affamés parce qu’elle était
chrétienne, avait apprivoisé les
terribles animaux, qui étaient venus lui
lécher les mains. Pendant toute la
récré, la bande de Mélanie – les épais
de la rue Brébeuf – l’a suivie en
disant :
— Hé, BLANdine! tu viens au zoo
de Granby voir si les lions te lèchent
les mains?— Il m’avait promis que je la
garderais.
Lise ne parvient plus à se
contrôler. Elle éclate en sanglots et dit
en hoquetant :
— Pardonne-moi, ma Dinou, je ne
me rendais pas compte à quel point
tu y tenais. Patou, on va la garder. Je
te le jure!
Blondine tourne alors vers son père
un visage interrogateur et Philippe dit
à son tour :
— Quand tu viendras à la maison,
n’oublie surtout pas la vieille
couverture pour qu’elle puisse dormir.
Alors, Blondine enfouit son visage
dans la fourrure de la chienne et cesse
enfin de trembler.Extrait de la publication

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