VerticaCity

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Après trente années vécues dans de nombreux pays du monde, l'auteur retrouve son pays natal totalement transformé. Stupéfait de constater combien la société française subit l'effet boomerang de ses pernicieux acquis sociaux, il entreprend aussitôt de raconter comment, en d'autres lieux, on vit à la verticale pour le plus grand bonheur de tous. Mais VerticaCity est-elle une société secrète se refusant aux profanes ? Ou bien une communauté discrète n'acceptant que des initiés co-optés ? Libérés des contraintes de l'habitat horizontal, les mystérieux VerticaCitiens ont tout loisir de communiquer librement, de cultiver de vrais contacts sociaux, de vivre pleinement la fraternité et de laisser libre cours à l'amitié si ce n'est à l'amour.
Publié le : vendredi 17 juin 2011
Lecture(s) : 207
EAN13 : 9782304004489
Nombre de pages : 345
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VerticaCity
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Michel Levert
VerticaCity
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00448-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304004489 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00449-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304004496 (livre numérique)
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CHAPITRE1
C’est au sortir de la gare, dans la file d’attente des taxis parisiens, que je fais sa connaissance. Elle attend nerveusement son tour et donne l’impression d’être pressée de quitter cet en-droit, comme la plupart de ceux qui attendent devant moi. Il pleut un peu. Elle est belle. Elle tente régulièrement de regarder par-dessus mon épaule, probablement pour évaluer les minutes la séparant du moment où elle pourra monter dans la voiture qui la transportera à destination. Je reste perplexe à ce spectacle de rue bien qu’il me soit assez familier. En effet, ce n’est pas la première fois que je fais ce voyage au sol et j’ai déjà, à de nombreuses reprises, assisté à cette scène autant absurde que cocasse : des hommes et des femmes par centaines, qui, chaque matin, parcourent des kilomètres depuis leur habita-tion pour se rendre sur leur lieu de travail et qui parcourent les mêmes kilomètres, le soir, pour retrouver leur domicile.Habituellement, j’observe ce manège avec indifférence et je ne plains ces gens que molle-
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ment puisque c’est eux qui ont choisi de ne pas se joindre à nous. Mais aujourd’hui, en obser-vant cette femme à la dérobée, j’éprouve un certain malaise à l’idée qu’elle aussi, derrière moi, est à la fois actrice et victime de la scène et je me dis qu’elle n’a peut-être pas pu choisir ou qu’elle pourrait même ne pas avoir eu connais-sance de l’alternative. Elle est vraiment belle. Grande, brune, visage fin, formes généreuses. Je me surprends à l’imaginer parmi nous et je me convaincs qu’elle aurait certainement pu y trou-ver sa place.C’est alors que mon tour arrive de monter à bord du taxi qui se trouve être le tout dernier disponible. Hypocritement, je fais appel à mon sens de la solidarité et je propose à cette jolie jeune femme de partager ma chance. Elle ac-cepte spontanément et, me remerciant après s’être assurée que nos destinations ne sont pas incompatibles, elle s’assied à mon côté à l’arrière de la voiture. Son parfum me flatte immédiatement les narines et tout naturelle-ment, la conversation s’engage entre nous.Elle m’apprend que, comme chaque jour, elle a quitté son appartement de la banlieue pari-sienne tôt ce matin afin de ne pas manquer le train qui la mène à cette gare d’où elle doit prendre un taxi pour atteindre son bureau car, aujourd’hui, les personnels des autobus sont en grève. Je me fais mentalement la remarque
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