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W.A.R.P. (Tome 1) - L'assassin malgré lui

De
416 pages
Londres, 1898. Riley, 14 ans, est contraint par son maître Albert Garrick, magicien et tueur à gages, de commettre un meurtre. Lorsqu’il est projeté au XXIe siècle, il apparaît dans une antenne anglaise du FBI dédiée au WARP, programme ultrasecret de protection des témoins, sous les yeux stupéfaits de la jeune agente Chevie Savano. À ses trousses, le redoutable Garrick risque de bouleverser le cours de l’Histoire...
Une hallucinante course-poursuite à travers le temps, une aventure explosive, par l’auteur d’Artemis Fowl.
 
"Je pense que, dans un livre d’aventures, plus il y a de différences entre les personnages principaux, plus la situation est dramatique. J’ai donc pensé Riley et Chevie aussi différents que possible et les ai plongés ensemble dans un tunnel temporel."
Eoin Colfer
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Eoîn Cofer
WARP L’assassîn magré uî
TraduIt de l’anglaIs (États-UnIs) par Jean-FrançoIs Ménard
Tître orîgîna :W.A.R.P. Book 1, The Reluctant AssassIn Édîtîon orîgînae pubîée par The Penguîn Group, Londres, 2013, © Eoîn Cofer, Artemîs Fow Ltd, 2013, pour e texte Desîgn de couverture Tyer Nevîns © 2014 par Dîsney Enterprîses, Inc. Hyperîon Books. Tous droîts réservés. L’auteur et ’îustrateur revendîquent e bénéfîce de eur droît mora. © Édîtîons Gaîmard Jeunesse, 2013, pour a traductîon françaîse © Édîtîons Gaîmard Jeunesse, 2015, pour a présente édîtîon
Pour FInn, Seán, Grace, Jeremy et Joe
1 La chambre du crime
Bedford Square. Bloomsbury. Londres. 1898
I y avaît deux taches dans a pénombre, entre ’horoge de grand-mère et es tentures de veours. L’une étaît sîtuée pus haut que ’autre. On auraît dît deux empreîntes dîgîtaes dans une nuît noîre rendue encore pus obscure par a doubure opaque des épaîs rîdeaux et a toîe à sac ixée en travers des soupîraux. La tache du bas étaît en faît e vîsage d’un jeune garçon, noîrcî de suîe, quî trembaît égè-rement dans cette chambre en sous-so. I s’agîs-saît du jeune Rîey quî devaît passer cette nuît-à ’épreuve de son premîer meurtre. La tache du haut étaît aussî un vîsage, ceuî d’un homme quî se faîsaît appeer Abert Gar-rîck par ses empoyeurs maîs que e grand pubîc avaît autrefoîs connu sous un autre nom. Bîen des années auparavant, î avaît été e Grand Lombardî, e pus céèbre des îusîonnîstes du West End, jusqu’à cette représentatîon au cours de aquee î avaît vérîtabement coupé en deux sa ravîssante partenaîre. Lors de cette
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soîrée, Garrîck devaît découvrîr qu’î ressentaît un paîsîr presque aussî întense à ôter a vîe qu’à entendre monter de a sae es appaudîssements de spectateurs enthousîastes. Le magîcîen avaît aors décîdé d’entreprendre une carrîère nou-vee, consacrée au meurtre. Garrîck ixa sur Rîey son regard înexpressîf d’assassîn et e saîsît par ’épaue, enfonçant dans e tîssu de a veste ses ongs doîgts osseux quî se refermèrent sur son bras à a manîère d’une pînce. I ne prononça pas un mot maîs it un unîque sîgne de tête, un geste ourd de sens, quî étaît à a foîs un rappe et une menace. « Repense à ta eçon de cet après-mîdî, dîsaît e menton penché vers uî. Avance sans pus de bruît que e brouîard de Whîtechape et gîsse a ame jusqu’à ce que tes doîgts pénètrent dans a paîe. » Garrîck avaît ordonné à Rîey d’aer chercher au bord de a Tamîse une carcasse de chîen et de a ramener dans eur ogîs de Hoborn. Ensuîte, e jeune homme s’étaît entraïné à donner des coups de couteau dans e cadavre suspendu pour s’habîtuer à a résîstance des os. « Les novîces ont a fausse împressîon qu’une ame poîntue s’enfoncera dans a chaîr comme un tîson chauffé au rouge dans de a cîre, maîs ce n’est pas aînsî que es choses se passent. Par-foîs, même un maïtre te que moî tombe sur un musce ou un os ; dans ce cas, î faut faîre evîer en poussant a ame vers e haut. Souvîens-toî bîen de cea, mon garçon. Faîre evîer et pous-ser vers e haut. Sers-toî de ’os comme poînt d’appuî. »
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Garrîck accompît e geste avec a ongue ame efiée de son poîgnard, încînant vers Rîey son arge front noîrcî de suîe pour s’assurer que e jeune homme uî prêtaît attentîon. Rîey approuva d’un sîgne de tête, puîs î prît e couteau dans sa paume et e it passer dans son autre maîn, comme î ’avaît apprîs. Garrîck uî donna un petît coup de coude pour qu’î sorte de ’ombre et s’approche du grand ît à badaquîn sur eque étaît étendu e quasî-mort. « Le quasî-mort. » C’étaît un des bons mots de Garrîck. Rîey savaît qu’î étaît mîs à ’épreuve. I s’agîs-saît d’un vraî meurtre pour eque une bourse bîen rebondîe avaît été payée d’avance. Ou bîen î éteîgnaît sa premîère chandee, ou bîen Abert Garrîck aîsseraît derrîère uî un cadavre de pus dans cette chambre horrîbe, sînîstre, et îraît ramasser un nouve apprentî dans es canîveaux de Londres. Garrîck seraît navré d’avoîr à agîr aînsî, maîs î n’y auraît pas d’autre optîon à ses yeux. Rîey devaît apprendre davantage que frîre des saucîsses ou cîrer des bottes. Rîey s’avança, un pîed à a foîs, traçant un arge cerce du bout de ses orteîs, comme î uî avaît été enseîgné, pour vérîier qu’î n’y avaît pas d’obstace par terre. Sa progressîon en étaît raen-tîe maîs e sîmpe froîssement d’un papîer tombé sur e so pouvaît sufire à réveîer a vîctîme désî-gnée. Rîey voyaît devant uî a ame du poîgnard dans sa propre maîn et î avaît du ma à croîre qu’î étaît bîen à, sur e poînt de commettre ’acte quî e condamneraît à ’enfer. « Lorsque tu auras sentî en toî e pouvoîr,
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tu pourras prendre ta pace à mes côtés dans ’entreprîse famîîae, dîsaît souvent Garrîck. On devraît se faîre des cartes de vîsîte, qu’en penses-tu, mon garçon ? Garrîck & is. Assassîns à ouer. Nous ne vaons peut-être pas grand-chose, maîs nous ne sommes pas bon marché. » Garrîck se mettaît aors à rîre, et c’étaît comme un bruît ugubre, oîntaîn, quî contractaît es nerfs de Rîey et uî souevaît e cœur. Rîey avança encore d’un pas. I ne voyaît aucun moyen de s’échapper. La pîèce sembaît se refermer autour de uî. « Je doîs tuer cet homme ou être tué moî-même. » I sentît e sang battre à ses tempes au poînt que sa maîn tremba et que e poîgnard faî-ît uî gîsser des doîgts. Garrîck surgît aussîtôt à côté de uî, te un fan-tôme, uî touchant à nouveau e coude d’un doîgt crochu et froîd comme un gaçon. – Tu es poussîère… chuchota-t-î, sî douce-ment que ses paroes sembaîent un sîmpe cou-rant d’aîr. – Et tu retourneras en poussîère. Rîey avaît formé sîencîeusement sur ses èvres a suîte de a cîtatîon bîbîque. Cee que Garrîck préféraît. « Ce sont mes dernîers sacrements, je es admînîstre moî-même », avaît-î dît à Rîey, un soîr d’hîver, tandîs qu’îs contempaîent Leîcester Square, assîs à a tabe d’un restaurant îtaîen. Le magîcîen avaît vîdé jusqu’à a dernîère goutte son deuxîème cruchon d’un vîn rouge et amer et son accent de genteman ’abandonnaît comme un poîsson quî gîsse sur une dae mouîée.
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