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Silhouettes animales

De
56 pages

A Eugène Ledrain.

PENDANT les dernières chaleurs torrides d’août qui faisaient fuir à tire-d’aile comme une bande de ramiers tous les Parisiens, qui à la campagne, qui sur les bords de la mer, j’éprouvai, moi aussi, le besoin d’aller me reposer un peu des soucis et des ennuis de toutes sortes auxquels notre pauvre humanité est en butte, et dont j’ai ma bonne part tout comme les autres.

Je me dirigeai donc un beau jour chez un de mes amis, qui possède une charmante petite maison de campagne dans le Midi.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Eugène Cœuille

Silhouettes animales

A LA MÉMOIRE
de
MON PÈRE
CE LIVRE EST DÉDIÉ

 

 

 

E.C.

AVANT-PROPOS

EN livrant au Public ce modeste travail, je ne prétends pas lui mettre sous les yeux une œuvre de talent. Loin de moi cette pensée.

 

Dès le début, les « Silhouettes animales » n’avaient été écrites que pour un nombre très restreint de parents et d’amis ; ce n’est que d’après leurs conseils et après bien des hésitations, que je me suis décidé à faire imprimer les quelques nouvelles qui composent cet opuscule.

Ai-je bien fait ? Ai-je mal fait ? Je prends le Public pour juge.

Je ne réclame qu’une seule chose : un peu d’indulgence, car l’auteur en est à son début.

Sera-t-il heureux ? Sera-t-il malheureux ?

THAT IS THE QUESTION.

 

E.C.

UN GUERRIER AILÉ

A Eugène Ledrain.

PENDANT les dernières chaleurs torrides d’août qui faisaient fuir à tire-d’aile comme une bande de ramiers tous les Parisiens, qui à la campagne, qui sur les bords de la mer, j’éprouvai, moi aussi, le besoin d’aller me reposer un peu des soucis et des ennuis de toutes sortes auxquels notre pauvre humanité est en butte, et dont j’ai ma bonne part tout comme les autres.

Je me dirigeai donc un beau jour chez un de mes amis, qui possède une charmante petite maison de campagne dans le Midi.

Oh ! que j’éprouvais de plaisir à partir de bon matin et à respirer à pleins poumons l’air vif et pur, quand, m’égarant dans la campagne, je suivais le cours du charmant ruisseau qui séparait la propriété de mon ami de la forêt voisine et qui, abrité par cette même forêt des rayons du soleil levant, avait une fraîcheur vraiment délicieuse !

Il y avait déjà quelques jours que j’étais installé, et je faisais ma promenade accoutumée, à laquelle je n’aurais pas manqué pour bien des choses au monde, lorsque je fus tiré de ma douce rêverie par un bruit sec, ressemblant singulièrement à celui que produirait une pioche frappant sur du bois. Je me demandais d’où pouvait venir ce bruit, et, en vrai parisien que je suis, je voulus voir. Je m’avançai donc dans la futaie avec précaution, et ma curiosité fut bientôt satisfaite. L’auteur de ce vacarme était un oiseau qui, accroché au tronc d’un orme, frappait avec son bec sur l’écorce à coups redoublés : j’avais devant moi un pic-vert, c’est-à-dire l’un des oiseaux les plus curieux qui existent.

Lorsque je rentrai chez moi, je m’assis à ma table et je réunis ces quelques notes qui, je crois, sont assez intéressantes pour mériter la lecture :