Simple mémoire sur le projet de construction d'une nouvelle église à Bucquoy, arrondissement d'Arras, canton de Croisilles (Pas-de-Calais)

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Typ. Rousseau-Leroy (Arras). 1864. Bucquoy (France). 14 p. ; 25 cm.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1864
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SIMPLE MÉMOIRE l
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PROJET DE CONSTRUCTION
D'UNE
NOUVELLE ÉGLISE
A BUCQUOY
ARRONDISSEMENT D'ARRAS, CANTON DE CROISILLES
- (PAS-DK-CALAIS).
ARRAS,
TYPOGRAPHIE ROUSSEÀU-LERO\,
RUE SAINT-MAURICE, 26.
186/i
SIMPLE MÉMOIRE
SIR IE
PROJET DE RECONSTRUCTION
D'USÉ
NOUVELLE ÉGLISE
A BUCQUOY
ARRONDISSEMENT D'ARRAS, CANTON DE CROISILLES
(P.ililo-Cjlais).
Depuis longtemps, le besoin de bâtir une nouvelle église à Bucquoy
se fait sentir. Aujourd'hui, il y a nécessité et urgence véritable ; car
l'espèce de hangar en torchis qui, depuis soixante ans, en tient lieu,
menace ruine. Déjà un des pignons s'est écroulé, et deux travées du
plafond sont tombées avec les poutres, au mois de décembre 1863. On
frémit, en pensant aux malheurs qui seraient arrivés, si l'accident avait
eu lieu deux heures plus tôt. Depuis, on a fait quelques travaux de
consolidation bien insuffisants, et, en tout cas, ne pouvant produire
d'effet que pour peu de temps ; de sorte qu'avant peu, de nouveaux
écroulements ne manqueront pas d'avoir lieu. Puissent-ils n'avoir point
de suites fâcheuses 1
L'administration supérieure est informée de ce triste état de choses.
Cependant, il est probable qu'elle n'en a pas une idée bien nette, car elle
— A —
no laisserait pas traîner en longueur l'exécution d'un projet dont l'ur-
gence est évidente.
Quant n l'administration locale, elle fait des efforts dignes d'un
meilleur succès. L'exposé des faits depuis 1801 justifiera, et au-delà,
cette assertion.
Au mois de mai 1861, les circonstances paraissant assez favorables,
on résolut de mettre la main a l'oeuvro, et do sortir do cet état de
choses, auquel tous semblaient disposés a mettre fin. Le 22 mai, le
conseil municipal, réuni aux plus imposés, au nombre de vingt-huit,
vota en principe, la somme de 60,000 fr., jugée nécessaire pomTôdifi-
cation d'une église, la population étant près do 2,000 âmes.
Un architecte lut appelé. Avant de compléter définitivement les études
et de terminer les plans et devis, il demanda que des fouilles fussent
faites, pour s'assurer de la nature et de la solidité du sol. On ouvrit,
non seulement des tranchées, mais de véritables puits, jusqu'au nombre
de cinq, et jusqu'à sept et huit mètres de profondeur, sans trouver ce
qu'on appelle le bon terrain ; de plus, on fit faire des sondes, en fer, de
trois mètres, qui s'enfoncèrent sans trouver de résistance. On découvrit
un souterrain qui, partant du clocher, suivait le jardin du presbytère,
et paraissait aller fort loin. Un éboulement que l'on rencontra, après
un parcours de vingt-cinq mètres, arrêta les explorateurs ; mais, avant
cet obstacle, on avait trouvé une autre construction qui venait se
relier à celle-là, et qui, étant plus large, se rapprochait de l'église ac-
tuelle, et paraissait avoir servi de cave à une construction disparue.
Aussi ces fouilles ayant laissé les plus grandes inquiétudes, on ne
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savait quel parti prendre, d'autant plus que le terrain, resserré de
tous côtés, oflrait peu do ressources pour échapper à cet inconvé-
nient.
L'architecte manifestait la plus grande répugnance, et disait haute-
ment qu'il no se hasarderait à bâtir sur ce terrain, qu'après qu'on
aurait consenti à des travaux do consolidation, qui entraîneraient
de grands frais ; que d'ailleurs ce terrain était si restreint, qu'il ne
pourrait y construire une église suffisante pour la population, qu'en fai-
sant de grandes dépenses pour les fondations.
Les choses en étaient là, quand la grêle du 3 juillet 1862 vint rava-
ger le territoire de la commune. Les dégâts furent terribles, les pertes
énormes ; on les estima, sans exagération, à près de 300,000 fr. Pour
les habitants, ce fut une perte d'autant plus sensible, que la future ré-
colte paraissait plus belle, et une calamité d'autant plus grande, que le
secours qui fut accordé plus tard à la commune par le Gouvernement,
fut une cause de discorde, môme parmi les principaux habitants.
En face d'un pareil malheur, tout projet fut donc suspendu, et la con-
struction de l'église ajournée. Cependant, pressé par la nécessité, car
l'ancienne église menace ruine, au mois de février 1863, on remit de
nouveau la question d'église en délibération. Un nouvel architecte,
M. iMayeur, fut appelé, et visita à son tour les fouilles restées ouvertes
et le terrain destiné à la nouvelle construction. Le rapport qu'il dressa
à ce sujet, concluait à l'abandon de cet emplacement pour en choisir
un autre plus central, plus solide, plus étendu, et sur lequel on pour-
rait trouver l'argile et la pierre, ce qui n'est pas rare à Bucquoy.

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