Société des Amis de la liberté et de l'égalité. Adresse à tous les membres des sociétés des Amis de la liberté et de l'égalité qui fraternisent avec la société centrale... (1er mars 1793.)

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Impr. de Galletti ((Paris,)). 1793. Paris (France) (1789-1799, Révolution). Amis de la constitution, séant aux Jacobins. In-8 °. Pièce.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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Source : BnF/Gallica
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République'
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PARIS. AQ
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DES "ÂMÏS irti LA LIBERTÉ ET DE L IL
ADRESSE
A TOUS LES MEMBRES
DES SOCIÉTÉS DES AMIS
DE LA LIBERTÉ ET DE L'ÉGALITÉ ,
QUI FRATERNISENT AVEC LA SOCIÉTÉ CENTRALE ,
S É A N T E aux ci - devant Jacobins de la rue
Saint - Honoré, à Paris.
CITOYENS, FRÈRES ET AMIS,
Dans la circonstance vraiment critique où se trouve au-
jourd'hui la patrie , son salut ( xige de tous sas enfans , de
tous les infatigaLles apôtres de la liberté , et les plus grands
(2)
efforts et les plus grands sacrifices. Jusqu'ici les membres
cômposant la société de Paris, se flattent de vous avoir
donné sur ce point un exemple qu'il a été bien doux, bien
consolant pour eux. dè vous voir suivre avec autant d'em-
pressement que de persévérance. Oui, frères et amis , oui
nous n'avons rien èpâtgné jusqu'à ce jour pour favoriser,
pour hâter les rapides progrès de ces lumières qui doivent
dissiper entièrement la nuit profonde de l'ignorance , des
.0'
préjugés , des abus, et des erreurs. Rien ne nous a coû'é
pour faciliter -et assurer la propagation dé cet esprit publfc
qui seul peut étcuffer tout esprit de parti, en triompher, et
nous rendre ainsi le calme et le bonheur. Si le succès n'a
pas répondu à notre attente, s'il n'a pas toujours couronné
nos soins , nos recherches, nos méditations et nos travaux ,
nous en appelons à votre propre témoignage , frères et amis ;
ne seroit-ce pas le comble de l'injustice et de la mauvaise foi ,
que Se nus en Mrê le plus léger reproche ? Mais que parlons-
nous de reproches , quand votre correspondance nous prouve
que dans tous les instans de notre commerce fraternel, vous
vous êtes empressés d'applaudir et à nos principes , et à
notre Conduite , qui a toujours été et qui sera toujours la
même ? En remplissant à la rigueur la pénible , mais glo-
rieuse tâclre que nous nous étions imposée , nous n'avons
fait que remplir notre devoir le plus sacré 5 il ne nous est
dû. aucun éloge à ce sujet ; notre récompense est dans le
bien que nous avons pu faire ; elle est toute entière en nos
cœur. Ce bien , que nous avons constamment opéré jus-
qu'ici , nous sommes résolus de l'effectuer jusqu'à notre
dernier .soupir 5 mais une trop sinistre et trop fatale expé-
rience nous a malheureusement convaincus que tous nos
-grands travatix , que nos immenses sacrifices jusqu'à l'é-
poque où nous sommes , sont insuffisans pour assurer la
victoire de la liberté , de la sainte égalité ; je veux dire

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