Société des chefs d'institution des départements de la Seine, de Seine-et-Marne et de Seine-et-Oise. A la mémoire de Pierre-Victor Hallays-Dabot, doyen des chefs d'institution de Paris... 23 octobre 1867

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Impr. de Alcan-Lévy (Paris). 1867. Hallays-Dabot, P. V.. In-8 °. Pièce.
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Publié le : mardi 1 janvier 1867
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SOCIÉTÉ lES CHEFS D'INSTITUTION
DES DÉPARTEMENTS
DE LA SE SEINE-ET-MARNE ET DE SEINE-ET-OISE
R, W MÉMOIRE
1 i v» X
DE
PIERRE-VICTOR
HALLAYS-DABOT
CHEF D'INSTITUTION HONORAIRE,
•OYEN DES CHEFS DESTITUTION DE PARIS,
ANCIEN MEMBRE DU CONSEIL ACADÉMIQUE,
CHEVALIER DE LA LEGION-D'HONNEUR. -
23 O C T O B RrtB-er
10G7
SOCIÉTÉ DES CHEFS D'INSTITUTION
DES DÉPARTEMENTS DE LA SEINE,
DE SEINE-ET-MARNE ET DE SEINE-ET-OISE.
> 1
Pierre-Victor HALLAYS, chef d'institution honoraire, doyen
de la Société desChefs d'institution, ancien membre du Con-
seil académique de Paris, chevalier de la Légion d'honneur,
est mort le lundi, 21 octobre dernier, emporté en quelques
heures par "ne fluxion de poitrine.
Né à Paris le 15 juillet 1782, il entrait dans sa quatre-
vingt sixième année. La mort l'a si rapidement frappé, qu'à
peine il l'a sentie venir. Il ne pouvait cependant être surpris,
non pas que, comme Montaigne, il vécût nonchalant d'elle,
mais il savait qu'elle est notre but commun, et, calme comme
un sage, il l'attendait, honoré de tous, vénéré par sa famille,
traversant sa longue vieillesse avec une sérénité qui est la
suprême récompense ici-bas des existences laborieuses et des
pures consciences.
Dire sa vie est la seule manière de le louer dignement :
c'est remplir un devoir, c'est aussi donner un grand ensei-
gnement en montrant comment savent vivre, comment
savent mourir les hommes qui honorent notre profession.
lays était encore enfant quand il perdit son
encore
,*\ n isolement dangereux à cette époque, sa mère,
men ment de la révolution, épousa en secondes
f^çes'î^j^ Bapot, qui dirigeait une institution à Paris, place
î^lije e Hallays fit ses études dans cette maison, oii il
tra ae. ses études dans cette maison, où il
allait passer près de cinquante années. Les études terminées,
-4-
il devint, en 1801, le collaborateur de M. Dabot, et fut, dès
cette époque, maître-répétiteur. Ce titre lui était bientôt of-
ficiellement acquis, le 27 vendémiaire an XII (1804), par un
arrêté de M. Frochot, préfet de la Seine, l'autorisant, après
examen du jury d'instruction, en qualité de répétiteur dans
les écoles du département. En 1817, il succédait à son beau-
père, et l'institution prenait ce double nom que tant de suc-
cès ont réndu illustre. De 1817 à 1838, la direction de son
établissement fut l'occupation exclusive de M. Hallays-
Dabot. Le mérite de l'éminent et infatigable directeur était
si bien reconnu que, sous la restauration, M. Frayssinous
eut la pensée de transformer l'institution en un lycée, et,
qu'en 1833, M. Guizot décorait de sa main le chef de cette
noble maison.
Par quels constants labeurs, par quels soins incessants ont
été obtenus, ont été continués, pendant plus de trente ans,
les succès qui firent l'honneur de M. Hallays-Dabot? Ne se-
rait-il pas superflu de le répéter après les témoignages una-
nimes de ses anciens confrères, de ses élèves et de leurs
familles? M. Hallays-Dabot accomplissait sa mission avec
un dévouement qui est encore aujourd'hui d'une éclatante
notoriété.
L'institution avait eu, sous la direction de son fondateur,
la gloire de garder intact, pendant la révolution, le dépôt
précieux de l'enseignement universitaire; elle demeura
comme le lien qui devait rattacher l'ancienne universilé à la
nouvelle. De 1790 à i8o5, l'organisation d'un enseignement
complet y avait été établie et maintenue; les cours des
études classiques avaient été religieusement conservés, en
même temps que l'étude de la langue maternelle, de la litté-
rature française, de l'histoire, des mathématiques, des
sciences naturelles, y était suivie avec une très grande
ardeur.
Le concours général et les colléges n'existaient plus ; mais
l'institution était fidèle à la tradition des fêtes universitaires,
et, sous la présidence des personnages les plus distingués,
tous les ans une distributio 1 solennelle de prix, accompa -

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