Société orientale de France fondée à Paris en 1841 reconnue et autorisée par décision des ministres de l'intérieur et de l'instruction publique

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J. Rouvier (Paris). 1853. In-8° pièce.
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Publié le : samedi 1 janvier 1853
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SOCIÉTÉ ORIENTALE DE FRANCE.
Fondée à Paris en 1841,
CONSTITUEE ET AUTORISEE PAR ARRÊTE DU 7 JUILLET 1842.
But de la Société Orientale.
Les regards du monde sont tournés vers l'Orient. Une préoccupa-
tion constante, universelle, y poursuit, avec le secret du passé, le
secret d'un avenir imminent. Les savants qui nous ont précédés ont
cherché le point de départ, le sens, la trace de grandes et mysté-
rieuses traditions ; les artistes, interrogé d'innombrables monuments;
les voyageurs, étudié la constitution géographique, les produits in-
dustriels et naturels, la population et les institutions singulières qui
le régissent. Ils nous ont légué, dans des pages imposantes ou gra-
cieuses, toutes instructives, un héritage de découvertes et d'aper-
çus que l'honneur de notre époque sera de continuer et d'accroître.
De nos jours, des observateurs, nourris à toutes les sources de la
science humaine, fouillent incessamment le sillon creusé dans des di-
rections variées. Leurs efforts, pour atteindre un but digne du dé-
vouement qui les inspire et les soutient, ont besoin de s'appuyer et de
s'éclairer mutuellement : un centre commun leur manque. Cette pen-
sée a présidé à la création de la Société Orientale. L'ambition première
de ses membres, la mission qu'ils se sont imposée, c'est de résumer
les éludes contemporaines que sollicitent les curieuses conditions accu-
mulées en Orient par l'obscure succession des races, par des révolu-
tions inexpliquées, par les systèmes d'organisation civile et religieuse,
dont ces contrées gardent l'empreinte, ou dont elles subissent tou-
jours l'empire. L'une de nos espérances, la plus chère peut-être
par les souvenirs personnels de plusieurs d'entre nous, c'est d'offrir
l'efficace concours de nos sympathies, de nos conseils, de nos recom-
mandations, aux voyageurs que peuvent trahir les éventualités des
tentatives lointaines, à ceux, surtout, dont les travaux pourraient
être perdus pour notre pays et pour la science, par un sentiment de
défiance de leurs propres forces. Le champ de l'observation s'est,
d'ailleurs, prodigieusement élargi. L'Orient, aussi, se penche vers
l'Europe. Cette vieille immobilité s'ébranle: elle s'ouvre à l'inquiète
activité de nos besoins, à des tendances commerciales qui s'essaient
péniblement ou qui s'ignorent encore; aux conséquences prévisibles,
peut-être inévitables, de nos jalouses rivalités d'Europe. Le rôle de
la science et de l'art, pour être à l'avenir moins spécial et moins ré-
trospectif, restera le plus beau comme le plus utile : il devra seule-
ment, il saura, sans déchoir, s'associer, pour le préparer et pour le
guider, à celui que la fortune réserve, en Orient, à la science écono-
mique et politique.
Nature de ses travaux.
Il existe à Paris deux sociétés, qui, tout en ayant de l'analogie avec
la Société orientale, n'ont pourtant pas le même but. Ainsi, la Société
de Géographie s'occupe plus particulièrement de l'examen et de l'ana-
lyse des voyages entrepris dans toutes les parties du globe; la Société
asiatique, bornée aux recherches sur l'Asie, s'occupe plus spécialement
d'études sur les langues et les antiquités : le passé est son domaine.
La Société orientale, en s'occupant surtout du présent, tâche que
ses travaux soient utiles à l'avenir. Elle étend ses investigations sur
l'Orient tout entier, dans sa plus large acception. A l'étude de la géo-
graphie, de l'histoire naturelle, de l'ethnographie, elle joint l'examen
de l'histoire orientale contemporaine, celui dès réligions, des lois et
des institutions, l'observation des moeurs et des coutumes, l'appré-
ciation des littératures et des sciences, et enfin l'exposé des industries
et du commerce de l'Orient. Elle cherche à mettre fin évidence tout
ce qui, dans les pays orientaux, peut être utile aux progrès généraux
de la civilisation et aux intérêts particuliers de la France.
La Société orientale est une société scientifique et politique ; mais,
comme on vient de le voir, elle ne se borne pas à la science pure et
abstraite , elle veut la science, appliquée ; son but est : d'explorer l'Or-
rient moderne et d'en faciliter l'exploration; de défendre les intérêts
français et les populations chrétiennes en Orient; d'être utile aux voya-
geurs qui parcourent cette contrée.
Ce but est vraiment national.
En effet, la Russie représente et protège l'église grecque schisma-
tique; l'Angleterre prépare et appuie ses progrès par le développe-
ment des communions protestantes ; la France représente et doit sou-
tenir le principe catholique et les populations chrétiennes.
Cette protection n'est pas seulement un devoir, mais elle est en-
core un droit; « la France ne doit négliger aucun moyen de remplir
cette mission. »
A nos yeux, l'Orient n'est pas circonscrit dans cette limite idéale où les géographes du
siècle dernier comprenaient seulement les contrées dites du Levant, c'est-à-dire les posses-
sions de l'empire turc situées sur le littoral de la Méditerranée. Il commence à la ligne que
trace, d'un pôle à l'autre, le méridien de Paris, et s'étend, en remontant le cours du soleil,
jusque dans la mer Pacifique, aux derniers groupes des îles de l'Océanie, au-delà desquelles
on trouve l'Amérique, qui, pour nous, forme la région occidentale du globe.
Notre Orient comprend toutes les contrées européennes du bassin de la Méditerranée
qui sont en rapport avec les contrées africaines et asiatiques situées sur les bords de cette
mer : la Grèce et ses îles ; la Turquie d'Europe et ses annexes; la Valakhie, la Servie, la
Moldavie , les possessions autrichiennes sur l'Adriatique ; les possessions anglaises, Malte et
les îles Ioniennes.
Tout ce qui vit, enfin, ou fonde des espérances sur ce qu'on appelle encore aujourd'hui
le commerce de l'Orient ;
L'Algérie, qui, pour la France, a un intérêt particulier ;
L'Egypte, qui a vraiment une importance orientale ;
La Russie méridionale d'Europe, qui domine le bassin de la mer Noire ;
L'Asie tout entière, du nord au sud, de la mer Glaciale à la mer des Indes, de la Médi-
terranée à la mer du Japon ; le Japon et son archipel;
L'Arabie et la Mer-Rouge, devenue importante depuis qu'elle est sillonnée par des lignes
de bateaux a vapeur ;
Le bassin du golfe Persique, où se jette l'Euphrate, autre route de l'lnde ;
L'Afrique orientale, centrale et méridionale, depuis le cap de Bonne-Espérance jusqu'au
cap Blanc de Tunis, depuis le cap Guardafùi, jusqu'au cap Vert;
Les îles de Madagascar, de Bourbon, et cette île Maurice que nous voudrions encore ap-
peler l'ile de France ;
L'Océanie entière ; les îles de la Sonde, Java, Bornéo, Sumatra, ou sont les possessions
hollandaises ; les îles Célébes et Moluques ; les Philippines, que possèdent les Espagnols ; la
Nouvelle-Guinée et les îles de la Papousie ; l'immense Australie, cette île continentale en-
core inexplorée, où les Anglais ont fondé des établissements pénitentiaires ; la Tasmanie
et la Nouvelle-Zélande, qui renferment déjà d'importantes colonies pastorales et agricoles;
enfin les îles nombreuses de la Polynésie, où flotte aujourd'hui, à côté de la croix sainte des
chrétiens, le drapeau tricolore des Français,
SOCIÉTÉ ORIENTALE DE FRANGE.
STATUTS.
Composition de la Société et mode d'admission.
ART. 1. — Toute personne, pour faire partie de la Société, doit
justifier : soit d'un voyage en Orient ou dans les états musulmans;
soit d'études spéciales sur cette contrée; soit de publications artis-
tiques, littéraires, scientifiques ou commerciales, sur les questions
orientales. !
ART. 2. — Les membres sont distingués en donateurs, titulaires,
honoraires et correspondants.
Le nombre des membres titulaires est limité à 300.
ART. 3. — Toute présentation doit être faite en séance publique
par deux membre titulaires, dont les noms seront inscrits au procès-
verbal. A la séance suivante, la Société sera appelée à donner son
vote au scrutin secret.
L'admission ne sera prononcée qu'à la majorité des deux tiers des
membres présents.
ART. 4. — Tous les, membres donateurs ou titulaires de la société
recevront un diplôme signé des membres du bureau. Ils en seront in-
formés par une lettre du secrétaire-rarchiviste, qui les invitera à retirer
leurs diplômes des mains du trésorier.
Les membres honoraires et correspondants nouvellement élus en
sont également informés par le secrétaire-archiviste, qui leur fera par-
venir immédiatement leur diplôme et les statuts de la Société.
Des Membres donateurs.
ART. 5. — Sera membre donateur tout membre admis dans la
forme prescrite par l'art. 3, qui versera une somme dont le minimum
est de 300 francs une fois payés.
ART. 6. — Les donateurs auront droit de présence à toutes les réu-
nions, et recevront toutes les publications de la Société. Ils auront
voix délibérative, et jouiront à vie et par privilége de tous les avan-
tages attachés au titre de membre titulaire.
Les noms des donateurs seront inscrits en tête de la liste des
membres de la Société.
Des Mmbres titulaires.
ART. 7. — Sera membre titulaire tout membre admis dans les
formes prescrites par l'art. 3.
ART. 8. — Les membres titulaires ont le droit d'assister aux
séances de la Société, de prendre part aux votes, et jouissent de tous
les droits inhérents à la Société. Ils sont éligibles aux fonctions actives
de la Société.
4 STATUTS.
Des Membres honoraires.
ART. 9. — Sera membre honoraire tout membre admis par la So-
ciété dans les formes prescrites par l'art. 3.
ART. 10. — Les membres honoraires ont le droit d'assister aux
séances de la Société et de prendre part aux discussions. Ils ont voix
consultative, mais sans pouvoir, en aucun cas, prendre part aux votes.
Ils reçoivent sans frais un diplôme qui leur est envoyé par le secré-
taire-archiviste, comme il est stipulé à l'art, 4 (1).
Des Membres correspondants.
ART. 11.— Sera membre correspondant tout membre admis par
la Société dans les formes prescrites par l'art. 3.
ART. 12. — Les membres correspondants ne peuvent être pris que
parmi les personnes qui n'habitent point Paris.
Ils ont droit de séance et voix consultative aux réunions publiques.
Ce droit expire après six mois de domicile ou de séjour à Paris.
Les membres correspondants reçoivent, sans frais, un diplôme
qui leur est envoyé par le secrétaire-archiviste, comme il est stipulé
à l'art. 4.
Devoirs des Membres de la Société.
ART. 13.— Les membres donateurs, titulaires, honoraires et cor-
respondants de la Société orientale contractent l'obligation de con-
courir, par leurs efforts, leurs travaux et leurs publications, au but
de la Société.
ART. 14. — Chaque membre qui publie un ouvrage relatif aux
matières dont s'occupe la Société orientale en doit remettre un exem-
plaire à la bibliothèque de la Société.
ART. 15. — Tout membre titulaire ou correspondant devra , au-
tant que possible, fournir un mémoire par année. Cette obligation leur
sera rappelée par lettres.
ART. 16. — Tout membre correspondant contracte l'obligation
d'adresser à la Société des travaux sur les sujets dont elle s'occupe;
celui qui, dans le cours de trois années, à dater de son admission,
n'aura pas rempli cette condition, sera considéré comme démissionnaire.
Conseil d'administration.
ART. 17. — Le conseil d'administration est composé du bureau et
des commissions permanentes.
ART. 18. — Le conseil se réunit une fois tous les mois au moins.
La convocation a lieu par lettres spéciales. Le président ou, à son
défaut, l'un des vice-présidents, dirige la délibération. A défaut du
président et des vice-présidents, le fauteuil est occupé par le plus âgé
des membres présents à la séance.
ART. 19. — Le conseil ordonne et contrôle les dépenses, établit le
budget annuel, distribue le travail aux commissions permanentes et
reçoit les rapports pour les communiquer à la Société.
Il prend les mesures d'urgence commandées par l'intérêt général,
sauf à les soumettre à la Société dans la séance générale qui suit im-
médiatement.
(1) Leur nombre est limité à 100.
STATUTS. 5
Commissions permanentes.
ART. 20. — Les commissions permanentes sont au nombre de
trois.
La première est chargée des publications ordonnées par la Société;
La deuxième, de la correspondance;
La troisième, de la comptabilité.
ART. 21. — La commission de publication se compose de cinq
membres désignés par la Société en séance générale ; le secrétaire gé-
néral et le secrétaire-archiviste complètent, avec les membres dési-
gnés, la commission de publication.
La commission choisit son président parmi les cinq membres dési-
gnés; elle est chargée de la rédaction du bulletin et des autres publi-
cations ordonnées par la Société.
Elle rend compte, en séance générale, tous les trois mois, de l'état
de ses travaux.
ART. 22. — La commission de correspondance est composée de
trois ou cinq membres désignés par la Société, du secrétaire-général
et du secrétaire-archiviste.
Elle correspond avec lés sociétés savantes, les voyageurs, les sa-
vants , les artistes tant nationaux qu'étrangers.
ART. 23. — La commission de comptabilité se compose de trois
membres désignés par la Société; du président et du trésorier. Les
délibérations sont conduites par le membre présent de la présidence.
Elle surveille la rentrée comme la sortie des fonds, sous le contrôle
spécial du conseil d'administration.
Elle présente, en séance générale, tous les trois mois, le mouve-
ment de la caisse pendant le trimestre échu.
ART. 24. — Sur la proposition du conseil d'administration, le bu-
reau nommera, hors de la Société, un agent qui prendra les ordres du
président ou vice-président en tour, du secrétaire-général, du secré-
taire-archiviste et du trésorier.
Cet agent sera chargé de toutes les écritures, rentrées de fonds, re-
mises de lettres et mémoires pour le compte de la Société.
Il lui est interdit toute dépense au nom de la Société.
Bureau.
ART. 25. — Le bureau se compose :
Des présidents et vice-présidents honoraires ;
D'un président, de quatre vice-présidents, d'un secrétaire-général,
d'un secrétaire-archiviste, d'un trésorier et de quatre secrétaires des
procès-verbaux.
ART. 26. — Le président fixe l'ordre du jour à chaque séance pour
la séance suivante, et dirige les délibérations de la Société, ;
ART. 27. — Le secrétaire-général rédige les procès-verbaux des
séances qui sont lus et adoptés dans la séance suivante. Ce travail,
préalablement soumis à la commission de publication, est signé du
secrétaire-général.
Les procès-verbaux sont immédiatement transcrits sur un registre
spécial par l'agent de la Société.
Le secrétaire-général prépare aussi le travail des séances; il signe
6 STATUTS.
les lettres écrites au nom de la Société, les délibérations, tous les
actes enfin qui en émanent.
ART. 28. — Le secrétaire-archiviste est chargé spécialement, des
archives, de la bibliothèque, des collections et des correspondances
étrangères.
ART. 29. — Les quatre secrétaires des procès-verbaux sont chargés,
à tour de rôle, de rédiger les procès-verbaux pendant les séances, en
cas d'absence du secrétaire général.
ART. 30. — Le trésorier tient la comptabilité, perçoit les cotisa-
tions et droits de diplôme, règle et solde les dépenses sur lé visa du
conseil d'administration. Il rend ses comptes au conseil tous les
trois mois.
Il présente à la Société, en séance générale, chaque année; le
deuxième vendredi du mois de février, un compte général.
Séances générales.
ART. 31. — Les séances générales ont lieu par lettrés de convo-
cation, les deuxième et quatrième vendredis de chaque mois.
ART. 32. — Nul mémoire ne peut être lu en séance générale sans
avoir été préalablement communiqué à la commission de publication.
Si la commission est d'avis de n'en pas permettre la lecture, il en sera
référé à la Société, qui prononcera.
Les mémoires lus sont déposés sur le bureau et appartiennent aux
archives.
ART. 33. — Tout rapport peut être discuté séance tenante. Tou-
tefois, la Société peut en renvoyer la discussion à une séance ulté-
rieure.
ART. 34. — Il est fait, tous les trois mois, rappel des rapports ar-
riérés et du nom des commissaires qui en sont chargés.
ART. 35. — Toute décision, tant daris les séances dé la Société
que dans celles du conseil d'administration et des commissions per-
manentes ou spéciales, est prise à la majorité des voix. Cependant le
scrutin est secret, s'il est réclamé par trois membres dans les séances
de la Société ; par trois, dans le conseil d'administration, et par un ,
dans les commissions.
Élections.
ART. 36. — Tous les ans, au mois de janvier, les membres de la
Société orientale sont convoqués, par lettre spéciale, pour l'élection
des membres du bureau et des membres sortants des commissions
permanentes.
ART. 37. — Le président et les vice-présidents sont nommés pour
deux ans, et ne peuvent être réélus qu'après un an d'intervalle.
Il y aura chaque année deux vice-présidents sortants. La première
année ils seront désignés par le sort.
Le secrétaire-général, le secrétaire-archiviste, le trésorier, les se-
crétaires des procès-verbaux et les membres des commissions perma-
nentes sont nommés pour un an et indéfiniment rééligibles.
STATUTS. 7
Le renouvellement n'atteint pas les membres hpnoraires de la
présidence.
ART. 38. — Toute élection a lieu an scrutin secret et à la majorité
des voix.
Publications.
ART. 39.— La Société publie un bulletin périodique.
ART. 40. — Les mémoires, ouvrages, manuscrits et autres docu-
ments envoyés à la Société, ne peuvent être insérés au bulletin qu'a-
près avoir été soumis à l'examen de la commission de publication. Le
rapport de cette commission est lu en séance générale de la Société, qui
prononce.
Les mémoires lus en, séance générale peuvent être insérés au bul-
letin, sur l'ordre de la Société.
Toute publication portera le nom de l'auteur, s'il en exprime le désir.
ART. 41. — La Société se réserve le droit d'envoyer un exemplaire
dé chaque bulletin aux personnes et aux journaux que lui signalera
le conseil d'administration.
ART. 42. — L'original de tout écrit imprimé par ordre de la So-
ciété est déposé aux archives. Il en est de même des manuscrits sur
lesquels il est fait lecture d'un rapport.
Copie de ces écrits et mémoires peut être prise par leurs auteurs et
par les membres qui le désirent. La Société ne rend que les manu-
scrits sur lesquels il n'est point fait de rapport.
Cotisations.
ART. 43. — Le diplôme de membre titulaire est délivré pat le tré-
sorier, qui reçoit en echanbe la somme de 10 fr.
ART. 44. — Tout membre titulaire paie une cotisation annuelle de
30 fr. Il reçoit en échangé le Bulletin et la Revile de l'Orient, de
l'Algérie et des Colonies (1), et toutes les publications qui émanent de
la Société.
ART. 45. — La cotisation est exigible à partir du 1er janvier de
chaque année et doit être payée dans les trois mois.
Pour chaque membre nouvellement admis, la cotisation doit être
payée dès la présentation du diplôme.
ART. 46. — Le membre titulaire qui n'a pas acquitté sa cotisation
dans les trois mois, cesse de recevoir le Bulletin, et, après une année,
cesse de faire partie de la Société.
ART. 47. — Toute démission devra être adressée au président,
sous LE COUVERT du trésorier, avant le 1er janvier ; mais la cotisation
sera toujours exigible pour l'année courante.
ART. 48. — Nul membre démissionnaire ne pourra porter le titre
de membre de la Société orientale.
ART. 49. — Les sommes offertes à la Société par des membres ou
des personnes étrangères à la Société, sont acceptées à titre de dons
par le bureau.
Séance publique annuelle.
ART. 50. — La Société tient une séance publique annuelle. Toute
discussion en est bannie.
(1) Voir à la page 10.
8 STATUTS.
ART. 51. — Une commission de trois membres sera choisie, trois
mois à l'avance, pour recueillir et préparer les matériaux de la séance.
ART. 52. — Les discours et mémoires destinés à être lus à la séance
annuelle seront communiqués d'avance au conseil d'administration qui
déterminera l'ordre des travaux et la durée des lectures.
ART. 53. — Des prix seront fondés sur, les fonds de la Société. Les
sujets en seront proposés en séance générale ou en séance publique.
Bibliothèque, Musée, Archives.
ART. 54. — La Société dépose dans sa bibliothèque et dans son
musée les objets d'art ou de curiosité, les manuscrits et les ouvrages
dont il lui est fait hommage. Le nom du donateur est inscrit au procès-
verbal et sur l'objet par lui offert à la Société.
ART. 55. — Les pièces présentées sont envoyées au secrétaire-ar-
chiviste, qui les dépose au musée, à la bibliothèque ou dans le local
destiné aux collections.
Elles sont immédiatement numérotées et inscrites au catalogue.
Dissolution.
ART. 56.— Dans le cas où les ressources pécuniaires de la Société
ne suffiraient pas à couvrir ses dépenses, il y aura lieu à dissolution.
Cette dissolution sera prononcée, à la majorité des deux tiers des
voix des membres présents, dans une séance où la dissolution dé la
Société aura été préalablement annoncée et mise à l'ordre du jour.
Dans ce cas, et après le solde de toutes les dépenses, les livres,
cartes et objets scientifiques appartenant à la Société, seront donnés à
un établissement public français, bibliothèque ou musée, dont le choix
sera fait, sur la proposition du bureau, par l'assemblée qui prononcera
la dissolution de la Société.

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