Solution de la question sociale, par A. Lagrue

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impr. de E. Voitelain (Paris). 1870. In-8° , 8 p..
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Publié le : samedi 1 janvier 1870
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PRIX : 20 CENTIMES
SOLUTION
DE LA
QUESTION SOCIALE
PAR
A. LAGRUE
II faut enseigner au peuple non le moyen de
faire la conquête du milliard improductif, dé-
posé à la Banque de France, mais le moyen
de s'en passer.
Dans la réunion tenue le 28 décembre, boulevard de Gre-
nelle, à Paris, le citoyen Lagrue a proposé un projet de loi
dont le but est l'extinction immédiate du paupérisme par la
coopération ouvrière et l'établissement des comptoirs et maga-
sins généraux et communaux, nécessaires pour le fonctionne-
ment d'un nouveau principe économique qu'il nomme la
monétisation universelle.
L'assemblée, après avoir écouté avec la plus grande atten-
tion la lecture du projet proposé, a décidé qu'il serait im-
primé et distribué, afin que les réunions suivantes soient
— 2 —
employées, en connaissance de cause, à la discussion des
différents articles de ce projet, intitulé :
PROJET DE LOI
L'ORGANISATION DE L'ASSISTANCE NATIONALE
Par la coopération ouvrière
et la monétisation universelle dans les comptoirs
et magasins généraux et communaux.
Le citoyen Lagrue s'est exprimé ainsi :
Le journal le Réveil, dans son numéro du 28 décembre,
déclare que : « Chaque citoyen a le droit de proposer ses plans
« (sur la question sociale), — Aucun, dit-il, ayant un bon
« avis à produire, ne peut se renfermer dans une modestie
« qui ressemble à une défection. »
Ces paroles sont un encouragement pour les citoyens capa-
bles et modestes à produire leurs idées sur la question sociale,
si mal comprise en général, si controversée aujourd'hui.
Assurément, cette bonne pensée produira ses effets, et l'ac-
cord sur les principes pourra s'établir avec le concours de
toutes les capacités. Mais pour atteindre le but d'une publi-
cité efficace, il faut que tout journal démocratique se recon-
naisse le devoir d'accueillir dans ses colonnes les bons avis
que chacun a le devoir de produire; autrement la publicité
ferait défaut à la vérité, et les erreurs existantes pourraient
se perpétuer longtemps.
Mais comment parviendrons-nous à reconnaître les idées-
justes et les plans d'organisation praticables et utiles auxquels
la publicité est due?
Voici, selon moi, le moyen d'obtenir le résultat, sous le
régime du suffrage universel.
Les réunions publiques, ou privées peuvent et doivent être
considérés comme un foyer d'expérienee et d'initiative. Tout

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