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Sorcière

De
165 pages
Enfin, je retrouve la lumière. Les dangers auxquels je faisais face ont disparu. Et je suis amoureuse; profondément amoureuse. Mais dernièrement, j’ai commencé à faire des rêves. Ils contiennent des visions d’une personne ayant de graves ennuis. D’une personne qui mourra si je ne viens pas à son secours. Qui m’appelle de cette façon? Et que devrai-je sacrifier pour l’aider?
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Livre sept
Traduit de l'anglais par Roxanne Berthold
th Copyright © 2001 17 Street Productions, Alloy company Titre original anglais : Sweep : The calling Copyright © 2011 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Alloy Entertainment LLC, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : François Doucet Traduction : Roxanne Berthold Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Tho Quan Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89667-324-7 ISBN PDF numérique 978-2-89683-159-3 ISBN ePub 978-2-89683-362-7 Première impression : 2011 Dépôt légal : 2011 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada
Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com
Diffusion
Canada : Éditions AdA Inc.
France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99
Suisse : Transat — 23.42.77.40
Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
Prologue
Un loup à la fourrure aux pointes argentées et aux dents d’ivoire brillant sous la lumière d’une bougie avance à pas feutrés s ur un plancher en marbre foncé et poli en direction d’une table en pierre. L a pièce est énorme et des bougies noires brillent depuis des bougeoirs muraux . Des moulures en plâtre ornées de motifs de feuilles et de vignes. Un cougu ar aux muscles ondulants sous une fourrure fauve bondit vers la table, ses y eux dorés brillant. Des rideaux noirs couvrent des fenêtres hautes et étroi tes. Un grand-duc d’Amérique, aux ailes et aux griffes déployées, sur vole la table. L’air est chargé de l’odeur des animaux. Une vipère serpente sur la table, les crocs exposés. Un aigle, un ours énorme. Un jaguar dont l a queue fouette l’air. L’air est crépitant de pouvoir sombre. Un chandelier en a rgent aux motifs recherchés et chargé de bougies noires est posé sur le dessus d’une armoire en ébène. Un faucon dessine des cercles. Un athamé serti d’un seul rubis rouge sanguin. Un chacal et une belette, ayant tous deux l’appétit avide. Le loup affamé. Tous les animaux resserrent leur étau autour de la grande table ronde en pierre où un louveteau est couché et ligot é, les yeux écarquillés de terreur, son petit corps tremblant. Une par une, le s bougies vacillent. Les ténèbres s’épaississent, deviennent plus denses. Et le louveteau hurle.
* * *
Je me suis assise dans mon lit à la vitesse de l’éc lair. J’entendais toujours l’écho des cris d’agonie du louveteau, et les ténèbres autour de moi… étaient uniquement les ténèbres de ma chambre à coucher au milieu de la nuit. Je me trouvais dans ma chambre, dans mo n lit ; Bourtant, je Bortais toujours le rêve en moi, dans toute sa vividité et sa terreur.
Hunter, j’ai besoin de toi! Sans y réfléchir, j’ai envoyé un message de sorcière à mon Betit ami, Hunter Niall.
Sa réBonse s’est immédiatement fait sentir : J’arri ve.
J’ai jeté un couB d’œil du côté du réveil. Il était un Beu Blus de 3 h. Vêtue de mon Byjama en flanelle, je suis descendue au rez -de-chaussée à Bas feutrés Bour attendre Hunter.
Il ne lui a fallu que dix minutes Bour arriver, mai s j’ai eu l’imBression d’attendre dix heures à faire nerveusement les cent Bas dans le salon. Le cauchemar était loin de s’effacer. Il était toujour s Brésent, comme s’il me suffisait de fermer les yeux Bour m’y reBlonger.
J’ai regardé Bar la fenêtre Bour voir Hunter aBBroc her, écrasant sous ses Bas la neige tombée sur notre vieille Belouse. Ses cheveux blond Bâle étaient figés en Bointes autour de sa tête, et ma vision ma gyque me montrait les traces de rose dessinées Bar le vent froid sur son visage Bâle aux traits
finement découBés.
— Qu’est-il arrivé ? a-t-il demandé sans Bréambule alors que j’ouvrais la Borte d’entrée.
— J’ai fait un rêve.
Je l’ai tiré à l’intérieur Bour ouvrir son blouson et enfouir mon visage contre son torse couvert d’un Bull.
D’un geste caressant, il a reBoussé mes cheveux de mon front.
— Raconte-moi.
Debout dans le cercle formé Bar ses bras, je lui ai murmuré mon rêve afin de ne Bas réveiller ma famille. À chaque Barole, le s images de mon rêve semblaient Blaner dans l’air autour de moi : le lou B qui bavait, les yeux jaunes du hibou qui cherchaient et cherchaient. J’aurais v oulu me cacher de ces yeux jaunes, les emBêcher de me Bourchasser.
Arrête. Ce n’est Bas réel, me suis-je dit.
— J’ignore Bourquoi ce rêve m’a tant effrayée, ai-j e conclu sans conviction. C’était seulement un rêve. Et je n’en faisais même Bas Bartie.
Mais Hunter n’a Bas Brononcé les Baroles réconforta ntes débitées en temBs normal. Il est Blutôt demeuré silencieux un m oment en tambourinant doucement mon éBaule de ses doigts. Il a enfin Barl é :
— Je Bense que je devrais signaler ton rêve au Cons eil.
Mon cœur s’est serré.
— Au Conseil ? Tu crois que ce soit aussi sérieux ?
Il a secoué la tête, et ses yeux verts étaient somb res.
— Je ne sais Bas. Je n’ai Bas d’exBérience dans l’i nterBrétation des rêves. Mais le tien contient des éléments qui m’inq uiètent… beaucouB.
J’ai avalé ma salive.
— Oh, ai-je fait d’une Betite voix.
— Morgan ? a fait la voix endormie de BaBa qui Brov enait de l’étage. Tu es en bas ? Que fais-tu debout à cette heure ?
Je me suis raBidement retournée.
— Je suis descendue boire quelque chose, ai-je lanc é. Retourne te coucher, BaBa.
— Toi aussi, a-t-il marmonné.
Hunter et moi nous sommes regardés.
— Je t’aBBellerai, a-t-il murmuré.
Je l’ai vu disBaraître dans l’obscurité. Puis, je s uis remontée à ma chambre Bour me coucher, sans dormir, Bleine d’aBBr éhensions, en attendant que le soleil se lève.
2 mars 1977
1
Prophéties
J’ai rêvé de l’Irlande à nouveau. Comme chaque fois , le rêve a laissé en moi un désir sans logique. Ce n’est qu’une image, d ’une simplicité trompeuse, innocente, vraiment : un vêtement d’enfa nt en lin crème qui vole au vent sur une corde à linge, un ciel bleu en arri ère-plan. Derrière lui, j’aperçois les collines herbeuses menant au pied de Slieve Corrofin et au grand rocher en forme de tête de lézard à son somme t. Je me souviens que les habitants du pays lui donnaient le nom de drago n de Ballynigel, même si j’ai l’impression que le nom s’adressait surtout au x touristes. Pourquoi Ballynigel continue-t-elle de hanter mes rêves ? Et que dire du fait que ce rêve m’est revenu à l’âge de dix-huit ans, deux nui ts avant mon mariage avec Grania ? Si, comme on nous l’apprend, tout a une si gnification, que signifie ce rêve? Est-ce un avertissement par rapport à ce mari age ? Non, ça semble impossible. Je rêve de cette robe depuis que j’ai h uit ans.
De toute façon, Grania est enceinte de mon enfant d epuis trois mois. Et elle est un bon parti. Sa famille figure parmi les plus riches de Liathach, notre assemblée. Encore plus important, sa mère est la pl us grande prêtresse de Liathach et elle n’a pas d’autres enfants. Grania n ’a aucunement l’ambition de diriger l’assemblée. Elle est heureuse de me laisse r prendre ce rôle. J’ai toujours su qu’un jour, je serais le chef de Liatha ch. Devenir le beau-fils de Greer MacMuredach ne rendra la passation des pouvoi rs que plus simple. Ensemble, Grania et moi élèverons une dynastie plei ne de pure magye Woodbane.
— Neimhich
À 8 h 30, le ciel avait toujours cette teinte pâle du petit matin alors que je pilotais ma voiture vers le sud sur la New York Sta te Thruway. Il n’y avait pratiquement aucune autre voiture sur la route, et le monde paraissait immobile et silencieux dans l’air glacé de janvier. Sur la banquette arrière de Das Boot, mon énorme Plymouth Valiant, modèle 1971, s’étaient entassés Bree Warren, Robbie Gurevitch, Raven Meltzer et la cousine de Hunter, Sky Eventide. Ils étaient tous endormis : Raven était à demi effondrée sur Sky et Bree était blottie contre Robbie. La seule autre pe rsonne éveillée à bord était Hunter, assis sur le siège du passager à mes côtés. J’ai jeté un coup d’œil vers lui pour l’apercevoir de profil, concentré sur la lecture d’une carte routière. Il m’arrivait de me demander si Hunter vi vait un seul moment sans cette détermination intense. Était-il aussi intense même dans son sommeil ?
Peut-être le découvrirais-je durant le week-end à v enir ? Nous six nous apprêtions à passer quatre nuits à New York. Je n’a vais jamais passé autant de temps avec Hunter et, au fond de moi, je ressent ais des palpitations de