Suite des "Eclaircissemens sur les évènements actuels d'Avignon et du Comtat Venaissin" ([Reprod.]) / [par L.-G. Tissot]

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[s.n.] (Paris). 1791. Comtat Venaissin (Vaucluse) -- Ouvrages avant 1800. Avignon (Vaucluse) -- Ouvrages avant 1800. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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Publié le : samedi 1 janvier 1791
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actuets
du Comtat J&enaissin. ̃/
dans
Avignonon, du
v('*r;
le double joug desitaliens, et de l'assemblée re-
présentative, témoins de leurs intrigue* crimi-
de leUfs conspirations sans cesse renais':
sautes, ..Revenues les objets du mépris encore
plus que de l'indignation des dépanemens me-
ridionaux que les desseins pervers de la
côift: de Rome, est de leurs perfides represen-
tans obligeoieht à une austère surveillance; elles
n'attendoient qua le moment favorable pour*'
briser leurs-fëre.
Une troupe de scélérats aux ordres de Pas-
semblée de Carpentras, toujours en activité
leurs mouvémens. ville de Ca
Vài^in emportée d'assaut par ses propres habi-
linêy à? lâ vue d'une armée de dix mille hom-
murs dé Carpentras, leur
dès bitojrènâ, combattant
•*«*̃ Groupes Gàtï-
ictis divers prétextes, et qui, dans le,
fait étoient en grande partie bien éloignées dfc
lé Vûeû de leurs conci-
qtri étoit lcleur propre mais dont on
4 iiî
-les
des demandas
tant Que
que de Carpentras seroient
toutes tes
vengeances' d'un despote outrage. tant que 4e
Comtatseroitle
ratent';
chaînes de
des il ..ne
fi ils!
une par
au secours de qui
de jure
XA l
établi
Au seul liberté une
se
,tain disparaissent -de la province a
plus honteux esclavage
iiberté.
il'armée
la et
,par
roit des vents.
sereins, lois que
été
des, de l'assemblée, le
tous -les..
des
̃tar
k xr^-
les genre?. Elle voyair avec coffljilakince
centrer dans son sein bus les établissemens
publics* Elle n'étoit pas insensible à cette supri»
toutes les autre»
] ,villes, du comtat. On o'avok rien oublié poux
éloigner, d'elle les et depuis ,la
le génie su-
perstitieux de ses ha.bitans avoit été. poussé
jusqu'au plus délirant fanatisme.
gardes nationaux du
cqmtat, délaissée par, ses Italien^ et son,
la.prq-
cette autres les
armes de 0.
fussent jamais portés^ aux infamies
Mais Je y4ce-léga|
l'assemblée et ses membres, n'étaient
(f 1
éivi^â^ Le ^réthiet acte dte
Carpentrassiens être de les mettre en
«feerfé. ail ctomble, lors^^on
été ^«i» tort
AVigrioh est se* Alliés et printi-
^ilêftlWrt iéii VHles de
qui ils appartenoiem plus particulièrement
!ës ae
tàiïxei les iniquïté-s aux-
^ettè àroit partknpfe tomes îes
On tic v;t plus dans s*c, gem
C7)
publique. On résolut d'enlever ces
prisonniers de vive force, et de désarmer une
ville qui avoit si Jouyem mésusé de ses armes
et qui se montroit disposée à en mesuser
encore.
Co fut à, cet effet que les Avignonois et Com*
tadins réunis marchèrent contre Carpemràsy
au nptnbre de huit mille hommes et avec de
l'anilterie(i). Un ouragan furieux empêcha d'en
former le siège qui fut renvoyé à un jour plus
Cette ville qui n'ignoroit pas tes disposons
qui se faisoient, pour -avoir raison de ses in-
dignes procédas, avoit envoyé des députés au
directoire du département de la Drome, pnur
lui demander des secours. D'autre par¥, comme
le danger étoit imipinent que fes secours exi-
>' geoient ̃ • h du tems, elle écrivit au directoire du
département des
du
forces de la Drôme celui
̃ •
hes secours de la Drôme furent prompte;
des ordres furent sur le; ch&mp expédiés par le
..directoire aux gardes nationaux du département', V
qi celle de
̃ clamok reçurent également défi
fiibles dé%a faveùV.
La.jvîlle de Vàisor» partis;
celjïides {îatriotesî, guiavoit délibéré de ae réu-
nir à la France et ce1ui de trop
i^ foible pour, s'opposer à la délibération avoit
du moins soustrait les armes de France, et^çrf
vitoit le secourir en- cas
du secours à
la Le directoire
de l'évêque le favori de rassemblée
X9Y
r ta ville dé Valreas, la seule èxi Contât qui4"
n'eut pas arboré les armes de France, trembloit
de' cet abandon général elle invoqua la protêt*;
tioiide la Drôme et le directoire > la lui accorda.
4insi on a vu un départemeat de France,
qui avoit été le tranquille spectateur' des vexa-
tiens, des emprisonnement, des assassinats,
avoit vu sans s'émduvoit', les armes de
France abattues dégradées, insultées à Lille
cours pour retenir dans les fers
les patriotes qui avoicEt arboré à Lille et à Ca-
vaillon les' armes de France poufr secoùtir à
ceux qui en empechoient l'érection et
régi
En conséquence des ordres de ce directoire,
du Bu}ts et de Nyone'
çom)nai>
Le di*:
[x] Ils y arrivèrent le il
coup que tous les gardes nationaux du département fassent
rectoiïe du département des Bouches-dij-Rhêne,
qui avoit eu tant de peines, il n'y avoit que quelques
( jours, d'empêcher les Provençaux de $e porter
sur Carpentras qu'ils juste titre,,
depuis long-tems comme ie centre et 1er foyer
d'une contre-ré vclùûôn (i) sentit tout ce que
cet événement potivoit avoir de fâcheux (2);
nom ma sur te champ des commissaires mé-
diatcurs pour se transporter sur les lieux.
Quels que furent des Français qui n'a voient
pas rougi de se porter dans une Jélls ville et
sous un tel cr^ef, les Avignonois qui ne vou-
lolent pas deyenir l'occasion d'une
vile dans
idisposés exécuter an ordrç aussi inconstituiionnel ceux
du 'canton de Loriol oat fait parvenir à l'assemblée na-
tionale une adresse oïl ils dénoncent cet abus 4'autorité
de H
à croire que. la grande majorité partage leur indignation.
[1] On de
affaires s dans lesquelles cupentras to trouvoit ieàpliqué
[»J II, craignit guerre
Ix
tirent aisément à suspende les jattes effets de
leurs ressemimens.
Ces commissaires se ensuite à
Carpentras qui t fier de la protection àe la/Drô-
me, joignit à ia plus opiniâtre obstination la con-
duite fa plus indécente à leur çeard.
Ces commissaires rendirent au directoire de
tout département un compte détaillé^de. leur
mission. Il porte en substance que e peuple de
est susceptible de tous les égarerOTns qu*il
i est dirige, subjugué par dés
nés ;• que son obstination est sans exemple;
et que les càiuseà de division sont telles qu'il
peut en résulter les plus grands malheurs qu'en
cet état des choses^ dans cette disposition des
sont au niveau ddp
la •
tant que les deux yilles\ %t
vent pas rester tranquille* spectateur^ des uou-
<Î2>
cette contrée,
a tout instant incendier les pays
méridionaux, ils estiment', que, te département
des Bouches du Rhône doit ses
,de t'assemblée nationale-,
pour ia prier de prendre enfin.,
.gnon
assurer par celle qui régne dans
Le directoire a fait parvenir ce -rapport.
rassemblée nationale; il y joint une adresse
entièrement
proie par conséquent à t'anar-
chie, considérant les maux qui ré-
de dissolution parfaitement
de magis*
commun pour, se
I
qui,
blée toute leur autorité aux loix toute leur
préserver cette contrée des entre-
Ce fut dans cette vue, la
du Com-
sur let. moyens
les plus surs d'assurer
.tranquillité publique'
Carpentras fut autres* mais,
par des
in-
,et
rendte
'empêcher toutes les
,r
fut en:
pour
on' invoqua
Le directoire.
'du département de la consentit à sa
prêter à ces manoeuvres' insidieuses, et.la guerre
par un abus-d'au-
la
'La ,ville de' au directoire
sur projet de
elle lui, observe
de l'assemblée prohibent
Aussitôt ce
les fédérations ènt sauvé
ne
répondre qu'il regaf%« en effet :ce projet
comme contraire aux décrets. de l'assemblée, na- i
jpar sal/éunlpn àÇ^mpijçe*
Ainsi donc-un projet qui devoitpro^cu^er et as-
un
aux
réunir
protège^ tes
procurer l'ordre
ville de Cttpe&tras eût eu la première cette
tm
Cette réponse ostensible1 fut sur le champ en-
les comn^iinés j
r oh f. pigmAts lettres circulaires, qui distillent fe
poison à chaque mot; et comme pour arracher
parla reconroissance ce que la raison repoussoit,
ce que l'intérêt public et particulier rejetoit
on plaça à côte de l'avis le souvenir des ser-
vices rendus.
Oh rappela avec ostentation les hautes fa»
veurs du directoire de la Drôme. (i) Ce fut à t'aide
» d'une fédération générale et qu'elle y eût invité Avi<-
» gnon dès le premier instant dp la suppression; disons
» entière d'une assemblée qui a Causé,
» taùt da êtrçles ga-
» rans dèla cité,tousses ba-
bilans se fussent empresses de volet dans vos mors pour
x le premier acte libre eût été une propositioji d'union et
» d'amitié avec des voisins qui auront
» pour des de vous en
» premier exemple ». >
prévalut
là Ici propres termes
l
de. toute part joints aux mat
intentionnés répandus <<n grand nombre dans
égarer une
partie du peuple du haut Comtat que des
.communications plus intimes avec Garperitras,
ses .liaisons, directes avec le Buits et Nyons
dbht les gardes nationaux s'étoient portés a Car-
occasionnée par les. obstacles que mettent aux
plus fa-
erfôrts dans tous les sens des
ennemis ce cïïosè ^ùbî^e^, Tassè^lëVeût
lieii à Avignon "le
du Gomtat y comparut, par députés. Là il fut
Nous e'n'tfânscrirons
pour et ru nom desxommuncs
dans ia famille des Français ct de voie opé-
̃ y-
lion a ttji^ioi maintenir
lîbtEfcipMivoM: ia tas-
•.
notr« réunion à
;8ou8 défendre contre ceux qui
ravir Ja liberté que nous avons conquise et de
d'un desppte^que}^ •,
toutes les communes du
tant celles qui
b
3*. Que. tînt
son-
assemblée
de •11
&i munis die ^cra-
v6irsifsùffis*âtis à
mer et déterminer le nombre des
i directoires et
les chef-lfetox ?dë r
serins
mvtfés et
àfy^
̃
V: ;j ̃
8
eï'Bës ftigëst établir <îahs son" dis-
et du toi à l'effet
-j réunion et to\it ce qui sera-
^nécessaire pour l'intérêt de la nau'on..i
nistratioh du département environnée
t& i
.<>?. Que ces mêmes électeurs aqront encore
pouvoir de ,prendre toutes les précautions nè-\
cessaires pour la sûreté de la nation qu'ils repré-
union. ̃.l-zl. ̃••? iji^k'S-1
'̃"̃̃
en tant
« des 'commune* qpnf
de
ni,
serves
au «sujet des dettes du ci-devant, état du
i~m>ioib- tin ̃'̃̃y>i-J: ;•
iC ^yu en conséquence de ce m
venu
conservera a part la propriété de se$ biens et
t
desdites instructions et dirige-
ils
nommés pour
en corSotr^
't:'n ;v: ;i7uî} -'̃> s ̃iz>U-b
x Après un discours
nonce Richard maire d'Avignon
serment dont en,
l'article, premier..
jmonie tous tes députés ont été conduits dans le
couvent des Célesùns où ay oit été préparé un
fcte aussi
y
du roi &i
de la guerre,
réunies
pédant lesquelles
Ce fiât dans ces circonstances que le ministre de'
instrurt des mouvemens dangereux du
S directoire du département de la Brome donna les
ordres les plus prompts pour le faire rentrer dans le
devoir, etmenfa par cet acte aussi reculier que pa-
tnotique les applSradivemens de rassemblée jia-
et provo-
et par
lesobsta-
qui en que celui qui
tm
pour
vengeance,
lues
Les
et à
gênera
peuvent faxre de tous les une
wd opérer
n
b aussi les
le système désaMeux de votre assem-
et .que

à tes faire
1
Enf n âpres une
cet
peuple qu'ils ne
lui arrachèrent- qu'ils n'obtinrent le
et et simpte au
produire autant de
été et
voir
et_ qu'ils:
peint le
;| ̃&
Ce rapport 5 qui sont
passés invitation faite a, Cap*
pemras, jusques à l'organisation, a été envoyé
par la société de Valence à l'assemblée, natio*
naie.Il
dans
'ses résultats, pour que nous nous bornions à n'en
donner qu'un nous' réimprimons en^-
entier. Fait par des personnes impartiales, rêve-
tues d'un caractère de confiance > il peut servir
à fixer l'opinion publique sur
pentras et justifier d'avance, en les faisant près--
sentir, les mesures dé que!'état dli
choses peut engluer à prendre pour le main"'
lien de la sûreté^publicjue.
Pour mettre nos lecteurs en
un jugement solide nous croyons devoir les p ré-
venir d'avance, que le triomphe de :y-
tés n'a duré qu'un Instant et qu'à peine eurent-
«pieds Ifcî lc«,
contractés, renouvella ses manoeuvres
Ëait à la sodé té des amis de la. constitua
non de
et Trie
devant ComtatVénaissin* ̃
Valence ,le mats de Ia
vu.),.
tous les amis de la constitution et d'employer
tous les moyens que l'amour de la patrie et la
ramener la
paix et ta concorde dans cette blette contrée.
Des commissaires dt tous les départements
fimitrophes-avoientéchoué déjà dans cette imppr-
tante entreprise. Nous en connoissiens tous les
étoit difficile^ sans doute de réunir
deux peuples entièrement divisés d'opinions:
l'un (le peuple avignonais') connu par le
patriotisme le ptus ardent; et-l'autre, dont les
bonnes intentions étoient devenues suspectes
aux patriotes, parce qu'il n'étoit célébré que par'
les écrits anti-révolutiohaires les plus décriés.
Ces considérations ne-^potiyoient pas arrêter
des amis de la constitution c'est-à-dire de
l'humanité. Des ennemis de la patrie nous ont
dans te. ténèbres, ef que h loyauté ne pouvoit
prévoir. Nous avons couru des dangers mais rien
Jp'a pu lasser notre constance: nous avons, tOAt
et le succès le plus glorieux a couronne
vo is^ssurer, messieurs,
que la providence de nous, gôuc rçn,-
verser une des batteries sur laquelle les, eqnesw
i^
noient daqi le Comtat. et la tentative qu'ils ont
̃̃>̃̃-
te
',de nos sous- vos
penple et,
stir eux
est
qu'it de son sang.
-.de
il es%
tour
tes ennemis de la à le
la
:-iiV'
^grande ujpjtibt, messieurs, Ce peuple
est au niveau de ta constitution. ̃'
Le peuple de Garpentras est bon: II est suscep-
tible d'égaler un jour celui d'Avignon.' Mais
ayant à peine secoué te joug uliramontain il
est encore loin d'atteindre le degré d'iiistruc-
r tïoh que nous avons trouvé dans
Avignonois. Prompt à s'enflammer comme%ses
voisins doué des même^i bonnes qualités i' il est
malheureusement encore; susceptible d'être trom-i
pé et vous serez indignés messieuM lorsque
t vous apprendrez comment on abnsoit oh^sa fran-
̃•en lui persuadant qu'il
déféndoit la constitution française, qu'il aime
autant que le peuplé Avignonais, tandis qu'on
le faisoh travailler à la détruire. '*•• ••
̃!•̃
Arrivés à Avignon W samedi la, notre pre-
du président de jasocié-' J
té des amis de la constitution qui nous conduisit
Lorsque l'objet
vous nous avez
citoyen»
ausài patriotes qu'ils' sont éclairés et prudent.
municipaux
caché pour nous, et
A 5 *ï
fait de
du ci-devant,
se
çt arbore ;les .acmés de France sur les portes de
seule commune
patrie de l'abbé
à déjouer l'aristocratie, qui
un
de
ainsi que de la ci-devant
dél
Comtat à l'effet de'

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