Sur les événements du 19 août, par un habitant de Nancy. A MM. les électeurs

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Ve Clément (Nancy). 1820. France (1814-1824, Louis XVIII). In-8 °. Pièce.
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Publié le : samedi 1 janvier 1820
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SUR
LES ÉVÉNEMENS
DU 19 AOÛT.
PAR UN HABITANT DE NANCY.
à Messieurs les Électeurs.
Le pire des malheurs est
de mériter son malheur.
( Rivarcl. )
15 centimes.
DE L'iMPRIMERIE DE F.-A. BACHOT.
Se trouve
à Nancy, chez MME veuve CLÉMENT , rue des Dominicains,
et à Paris, chez MM. DELAUNAY et DENTU , au Palais-Royal.
Septembre 1820.
NOTE PRÉLIMINAIRE.
LE 25 Août dernier, dans un imprimé à la suite duquel est inséré
le présent écrit sur les événemens du 19 Août, j'ai dit que les
gouvernans sont condamnés depuis 38 ans, pour nos institutions
politiques, au supplice d'Ixion, par ceux qui profitent des abus:
Je m'explique : je n'entends parler ici d'aucun agent direct du Gou-
vernement , mais seulement des individus dont les noms rappellent
les Compagnies nées avec les comités de salut public, et qui ont
dévoré plusieurs cent millions à la France. Ce sont ces individus qui
de fournisseurs transformés en administrateurs, aimeraient mieux
voir se succéder cinquante conspirations , plutôt que de voir respirer
un seul instant les gouvernans, afin qu'ils n'aient jamais le temps de
s'appercevoir de leurs déprédations, ni de s'occuper des moyens de
les empêcher. Un honorable mandataire de la France, le général For,
a dit que les désordres de la régie des vivres tenaient à sa nature, à
son système du prix sans limite : ajoutons qu'ils tiennent aussi aux
hommes qui ont produit la révolution ou qui oui été produits par elle ; et
l'on sait que si l'amour de la patrie enfante partout d'illustres guerriers,
les révolutions n'enfantent nulle part des anges en fait de fournitures.
Le as Juin de l'année dernière, en adressant comme aujourd'hui
300 exemplaires de mon imprimé contre la disette et la vileté du
prix des grains, à Monseigneur le Président de la Chambre, des Pairs,
je disais : " S'il est vrai que l'injure en France soit plus que dans
" aucun pays suivie des voies de fait, la disposition où la lito—
graphie entretient ht multitude qui ne reçoit point d'autre ins-
" truction, oblige leGouvernement à être prévoyant à l'égard du
" prix du pain, laseule chose qui puisse autoriser un méconten-
" tement populaire dont la litographie par son effet sûr et rapide,
" pourrait tirer le parti le plus funeste en retraçant quelque
" trait instant à la misère du peuple. " Lors de la dissension
de la loi sur la liberté de la presse durant la derniere session, la
Chambre des Pairs a fait passer un amendement à l'égard de la lito-
graphie. Puisse-je pressentir aussi heureusement aujourd'hui l'auto-
risation du Gouvernement, pour les réunions du quart des pro-
priètaires les plus imposés dans chaque chef-lieu de Département,
afin qu'ils s'occupent de former tous les eesprits à l'amour de la sta-
bilité de l'ordre actuel, fondé sur la Charte constitutionnelle que

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