Surprises à Sugar Springs

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Il est revenu…
Cody Dalton est de retour à Sugar Springs. Et pour Lee Ann, ce n’est pas une bonne nouvelle. Treize ans plus tôt, à la mort de sa soeur qui venait d’accoucher, elle a dû arrêter ses études pour s’occuper de ses deux petites nièces. Cody, leur père, était parti depuis longtemps sans se soucier de leur sort. Va-t-il aujourd’hui demander à les rencontrer ? Le voyou qu’il était s’est-il amendé ? Rien n’est moins sûr, alors pourquoi bouleverser la vie des jumelles ? D’autant que Lee Ann a douloureusement fini par tirer un trait sur l’affligeant personnage qui, à l’origine, était son petit ami et n’a pas hésité à la trahir avec sa propre soeur !
Mais elle va vite comprendre que Cody ignore tout de l’existence de ses filles…
Publié le : mercredi 8 juillet 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290083321
Nombre de pages : 416
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couverture
KIM
LAW

Surprises
à Sugar Springs

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Véronique Fourneaux

Présentation de l’éditeur :
Il est revenu…
Cody Dalton est de retour à Sugar Springs. Et pour Lee Ann, ce n’est pas une bonne nouvelle. Treize ans plus tôt, à la mort de sa sœur qui venait d’accoucher, elle a dû arrêter ses études pour s’occuper de ses deux petites nièces. Cody, leur père, était parti depuis longtemps sans se soucier de leur sort. Va-t-il aujourd’hui demander à les rencontrer ? Le voyou qu’il était s’est-il amendé ? Rien n’est moins sûr, alors pourquoi bouleverser la vie des jumelles ? D’autant que Lee Ann a douloureusement fini par tirer un trait sur l’affligeant personnage qui, à l’origine, était son petit ami et n’a pas hésité à la trahir avec sa propre sœur !
Mais elle va vite comprendre que Cody ignore tout de l’existence de ses filles…
Biographie de l’auteur :
Kim Law est un rat de bibliothèque qui, après l’obtention d’un diplôme en mathématiques et une carrière dans l’informatique, se consacre entièrement à l’écriture de romances contemporaines. Elle obtient le prix du Romance Writers of America’s Golden Heart et est actuellement présidente du RWA (Romance Writers of America). Native du Kentucky, elle s’est installée dans le Tennessee avec son mari.

Remerciements

Sugar Springs est un lieu fictif qui me tient particulièrement à cœur car il me rappelle la petite ville dans laquelle j’ai grandi, les gens merveilleux, et nombreux, que j’y ai connus et toutes les autres bourgades que j’ai pu visiter et apprécier au fil des ans. J’ai mis beaucoup de ces expériences dans ce livre et cette ville, et je ne peux retenir un sourire chaque fois que je m’imagine vivant au beau milieu de Sugar Springs.

Mon amour de cette vie de province, que j’espère avoir insufflé dans ce texte, m’est venu de toutes les personnes de mon passé et de mon présent et je tiens à remercier chacune d’entre elles. Avec une mention particulière pour Tonda, ma meilleure amie depuis le lycée. Je ne pouvais retenir un sourire en pensant à tout ce que nous avons vécu, toi et moi, à ces liens spéciaux décrits dans cet ouvrage. J’espère que tu comprends l’importance que tu as pour moi. Tu auras toujours une place à part dans mon cœur, même si nous ne nous voyons pas aussi souvent que nous l’aimerions.

Je n’oublie pas ma mère. Il y a énormément de toi dans tout ce que j’écris, même si ce n’est pas toujours aisément perceptible. Tu fais autant partie de Sugar Springs que moi, et je te remercie de m’avoir donné tant d’amour au fil des ans que je suis à présent capable de transcrire sur le papier.

Maintenant, Sugar Springs, le livre.

Certaines des plus belles choses de ma vie se sont produites en achevant ce livre. J’ai trouvé l’amie et la partenaire intellectuelle idéale quand une nouvelle inscrite à mon club d’écriture m’a offert d’en faire une première lecture. Merci, Tara. Je te sais gré d’avoir levé la main quand j’en ai émis l’idée et d’avoir été présente pour le lire et le relire chaque fois que je te l’ai demandé.

Surtout, j’ai eu l’immense chance de trouver un groupe d’amis sans lequel j’ignore ce que serait ma vie. Cet ouvrage a été finaliste dans la compétition du 2009 Romance Writers of America’s Golden Heart et, s’il a obtenu le premier prix dans sa catégorie, le meilleur n’en est pas moins resté le groupe de femmes extraordinaires qui s’est formé dans les rangs des finalistes cette année-là. Le Ruby-Slippered Sisterhood est la plus belle confrérie à laquelle je puisse appartenir, car elle est composée des femmes les plus fortes et les plus généreuses que je connaisse. Je tiens à toutes les remercier personnellement pour ces années de soutien, d’encouragements et d’entraide chaque fois que cela m’était nécessaire. Il me tarde de voir à quel point nous allons faire des étincelles dans les années à venir !

Ce livre est dédié à Debra Haynes,

toujours disposée à me venir en aide

quand j’en avais le plus besoin.

L’idée de ce roman n’aurait jamais scintillé sans toi.

Merci d’être la plus fidèle des amies.

 

1

— Il est revenu, déclara sans préambule la mère de Lee Ann London en s’engouffrant dans la cuisine, avant de refermer vivement la porte derrière elle.

Un courant d’air glacé, typique de ce mois de novembre, balaya la cuisine et fit s’entrechoquer les casseroles de cuivre accrochées au-dessus de la tête de Lee Ann. Qui continua à faire méthodiquement aller et venir son rouleau à pâtisserie sur sa pâte, son sourire de bienvenue envolé.

— Bonjour, maman. Qui est revenu ?

— Il revient, aurais-je dû dire, rectifia sa mère tout en retirant son manteau.

Le bruit de sa lourde pelisse atterrissant sur le sol obligea Lee Ann à quitter sa pâte des yeux.

Figée au centre de la cuisine, Reba London faisait une tête de trente-six pieds de long, et l’inquiétude assombrissait ses yeux bleus si pétillants d’habitude, tandis qu’elle se tordait nerveusement les mains. Certes, sa mère avait une nette tendance à dramatiser à l’excès, mais sa posture et sa raideur indiquaient à Lee Ann que l’affaire était sérieuse.

Elle posa son rouleau et s’essuya les mains sur son tablier avant de les mettre sur ses hanches et de dévisager plus attentivement sa mère. Peu de choses étaient capables de perturber à ce point Reba. À la vérité, rien depuis une éternité. Du moins pas depuis ces années où, livrées à elles-mêmes, elles avaient dû trouver comment joindre les deux bouts tout en s’occupant des jumelles.

La simple pensée des filles qu’elle élevait depuis leur naissance poussa Lee Ann à tourner les yeux vers la pendule murale. 17 heures. Elles n’allaient plus tarder à rentrer de leur entraînement, le basket pour Candy et les majorettes pour Kendra. Une autre idée lui vint alors car, tout bien réfléchi, elle n’avait pas vu sa mère dans un tel état d’agitation depuis le jour où Stephanie, sa demi-sœur, avait annoncé que le père de ses filles était…

Elle se pétrifia alors qu’un frisson glacé lui parcourait la colonne vertébrale.

Non.

Elle cilla, secoua la tête, bien décidée à effacer le visage qui venait de lui surgir à l’esprit. Ce n’était pas parce que l’attitude de sa mère lui avait rappelé ce jour maudit du passé que c’était lui dont elle parlait. Il n’avait plus remis les pieds à Sugar Springs depuis plus de treize ans. Quel intérêt aurait-il trouvé à revenir maintenant ?

Mais si c’était le cas ?

Cette question suffit à lui donner le sentiment que sa cage thoracique venait de rétrécir. Ridicule ! Il ne déciderait jamais de revenir après tout ce temps, c’était une évidence. Il n’y avait rien pour lui ici, pas plus que treize ans auparavant. Et certainement pas un lien quelconque avec ses filles à qui il avait tourné le dos.

Reba fit un pas hésitant dans sa direction, et s’immobilisa de nouveau. Elle tordit la bouche en faisant incessamment tourner sa grosse bague fleur autour de son doigt. Avant de hausser vaguement une épaule.

— Maman ? demanda Lee Ann, incapable de maîtriser le tremblement dans sa voix.

Reba releva la tête comme pour se donner du courage, mais ses yeux exprimaient toujours une folle inquiétude. Des picotements parcoururent le crâne de Lee Ann, qui ferma les yeux. Elle refusait d’entendre prononcer le nom de cet homme.

— Qui, maman ? insista-t-elle. Qui revient en ville ?

Une courte pause, puis une réponse, émise à voix si basse qu’elle en fut quasiment inaudible :

— Cody Dalton.

C’était bien lui ! Il n’avait aucun droit de revenir, aucun droit de déranger leurs existences. Lee Ann rouvrit les yeux et se déplaça à tous petits pas jusqu’à se laisser choir sur une chaise. Là, elle fixa le regard droit devant elle, se concentrant sur les branches nues et entrelacées des arbres qui dansaient devant la fenêtre de la cuisine plutôt que de laisser les images indésirables de cet homme lui affluer dans la tête.

Du calme, réfléchissons.

Si tel était effectivement le cas, elle ferait avec. Rien, jamais, n’est insurmontable. Elle avait déjà fait face à bien pire, par sa faute à lui, évidemment. Elle s’exhorta à reprendre le contrôle d’elle-même.

La solution était toute trouvée. Il fallait simplement qu’elle le tienne fermement en dehors de leurs vies.

Il n’avait pas voulu être présent naguère, il n’y avait par conséquent aucune raison pour, aujourd’hui, lui ouvrir sa porte et le laisser pénétrer tranquillement chez elles. Elle réfléchit ensuite aux avantages et aux inconvénients de vivre dans une petite ville de moins de six cents habitants. Elle serait obligée de le croiser un jour ou l’autre. Elle ferait néanmoins tout son possible pour l’éviter, ou du moins en limiter les occasions autant que faire se peut. Sa mère s’assit sur la chaise près de la sienne et lui tapota gentiment le dos comme elle le faisait quand elle était petite.

— Pourquoi revient-il ? Pourquoi maintenant ? voulut savoir Lee Ann.

Avait-il connu un instant d’illumination, une révélation cosmique l’ayant poussé à éprouver soudainement le besoin d’être le père qu’il avait toujours refusé d’être ? Cette seule éventualité suffit à la faire grincer des dents. Ce n’était pas en ayant manqué les premières années de leurs vies qu’il allait se faire aimer de ses filles.

La main disparut de son dos.

— C’est le nouveau vétérinaire, chérie. Il va remplacer le Dr Wright pendant ses six semaines de congé maternité.

— Vétérinaire ? répéta-t-elle.

Son corps s’affaissa sous le choc, les teintes gaies de la pièce se confondirent en un brouillard déprimant de bleu, de vert et de jaune. Un peu comme un hématome de quelques jours.

— Il est vétérinaire ?

Inimaginable.

Et en même temps étrangement rassurant… Elle en fut même quelque peu réconfortée en dépit de ses préventions. Il y était arrivé. Cet état de grâce ne dura toutefois pas plus qu’un feu de paille alors que Lee Ann intégrait la dernière phrase de sa mère.

Six semaines ?

Ici, à Sugar Springs ?

Elle se massa les tempes du bout des doigts. Comment allait-elle parvenir à gérer tout cela ? Il était improbable qu’il ne demande pas des nouvelles des filles. Bien évidemment, la moitié de la population lui raconterait tout à leur propos, sans y voir à mal d’ailleurs, car personne ne savait qu’il était le père des jumelles. Dieu merci, seules sa mère et sa meilleure amie connaissaient l’histoire de sa relation avec Stephanie.

La grande question était : voudrait-il avoir un quelconque rapport avec les jumelles ?

Du pouce, Reba lui débarrassa la joue d’une traînée de farine. Elle semblait à présent reprendre espoir.

— Ça va aller, chérie. Il a dû finir par grandir et pourrait être pour les filles le père dont elles ont toujours eu besoin.

— Non ! s’exclama aussitôt Lee Ann en bondissant sur ses pieds.

Sa chaise en bascula en arrière.

Lee Ann recula jusqu’à ce que son crâne heurte la pendule coucou suspendue au mur. Elle la redressa, puis se frotta l’arrière de la tête en dévisageant sa mère. Celle-ci en voulait sûrement encore à Cody du chaos qu’il avait provoqué dans leurs vies des années plus tôt. Cependant, sa mère réussissait Dieu sait comment à se raccrocher à cet optimisme ridicule qui ne lui avait jamais rien apporté, sinon deux filles à élever seule, dont l’une n’était même pas d’elle, sans un centime de pension alimentaire. Si quelqu’un devait savoir à quoi s’en tenir avec les mauvais pères, c’était bien elle.

Non, c’était tout à fait hors de question. Elles n’allaient certainement pas l’implorer d’être enfin un père. Cody Dalton avait déjà esquivé ses responsabilités, il n’en aurait pas une nouvelle fois l’occasion.

— Ne t’avise pas de lui dire ne fût-ce qu’un mot à leur propos, maman.

Le sujet n’était pas négociable, ainsi qu’elle le lui avait déjà fait très clairement savoir par le passé. Lee Ann était la seule à prendre toutes les décisions concernant Candy et Kendra depuis leur naissance, tout comme elle avait si souvent pris les rênes en grandissant entre sa mère et sa sœur. Sans sa vigilance, sa mère qui vivait le plus souvent assise sur un nuage rose aurait carrément oublié de vérifier la propreté de leurs tenues pour aller à l’école. Elle aurait aussi négligé de régler les factures d’électricité. Non par manque d’argent ; simplement parce que Reba avait une fâcheuse tendance à omettre les détails pratiques de la vie quotidienne. « Ça va s’arranger » avait toujours été sa devise.

Dans le cas présent, cependant, Lee Ann n’accepterait pas que sa mère risque de perturber la stabilité des jumelles.

— Il les a abandonnées, maman. Il ne mérite pas de les connaître. Sans compter qu’il sera bientôt reparti.

Elle secoua la tête en voyant sa mère élaborer une objection et continua d’un ton ferme :

— Nous allons tenir nos distances tant qu’il sera en ville, et les enfants resteront aussi heureuses et équilibrées qu’elles l’ont toujours été. Je ne veux pas qu’il vienne ici leur faire du mal.

— Peu importent ses actes passés, chérie, il est leur père. Il a le droit de les connaître si telle est son envie, répondit paisiblement sa mère en se penchant pour remettre la chaise sur ses pieds.

Reba avait toujours eu une foi inébranlable dans l’humanité en général et elle croyait dur comme fer que les meilleurs côtés des gens finissent toujours par surpasser les mauvais. Chaque fois qu’elle refaisait surface, cette crédulité exaspérait Lee Ann. Sa mère n’apprendrait-elle jamais rien de ses erreurs ? Elle comprit alors, à la lueur de ce qu’elle venait d’entendre, que Reba aurait laissé revenir son père, aux abonnés absents depuis qu’elle-même n’avait que quatre ans, s’il en avait exprimé le désir. Dieu merci, une fois passée la porte pour de bon, il n’avait jamais jeté le moindre regard en arrière.

À présent, Lee Ann n’avait aucun besoin de revoir ceux qui lui avaient déjà tourné une fois le dos. Cody comme les autres.

En outre, il était hors de question qu’il puisse faire du mal aux filles.

Au bout d’un instant, son sang-froid recouvré, elle décida d’attirer l’attention de sa mère sur la réalité probable des choses, avec l’espoir que cela suffirait à la convaincre. Pour cela, elle adoucit la voix :

— Et s’il n’avait aucune envie de les connaître, maman ? Peut-être vient-il seulement pour ce travail ? Plus important encore, étant donné le souvenir qu’il nous a laissé, qu’est-ce qui te pousse à croire qu’il est devenu un homme que nous aimerions voir tourner autour des jumelles ?

Évoquer la personnalité de Cody lui faisait encore mal. Pourtant, elle avait été une de ses plus ferventes supportrices, persuadée que son enfance douloureuse avait une responsabilité majeure dans son côté querelleur. Tout comme elle avait vraiment cru être la seule, à part sa famille d’accueil à Sugar Springs, à être capable de discerner son potentiel et à en tomber vraiment amoureuse.

Il lui fallait bien avouer qu’elle n’aurait jamais cru capable son petit ami de l’époque de la tromper avec sa sœur, puis de quitter la ville avec fracas, en dévastant tout sur son passage. Après avoir accouché des jumelles, Stephanie leur avait appris, à elle et sa mère, qu’il se moquait de ses enfants comme de l’an quarante. Lee Ann, quant à elle, avait dû accepter avoir été le dindon de la farce depuis le début. Et admettre que la majorité de ses concitoyens avait eu raison en le qualifiant de mauvaise graine.

Voilà maintenant qu’il revenait, après tout ce temps. Impossible qu’il se fût racheté une conduite, quoi qu’il ait pu faire de sa vie depuis lors.

Elle vit sa mère la dévisager avec, sur le visage, un mélange de compassion et de regret, puis lui adresser un sourire à peine encourageant.

— Si c’est ce que tu veux.

— Ça l’est, confirma Lee Ann sur un hochement de tête décisif.

Elle fut à la fois soulagée d’avoir le soutien de sa mère et un peu irritée par l’intonation avec laquelle elle avait prononcé ces quelques mots. À croire que Lee Ann tenait systématiquement à avoir le dernier mot, ce qui n’était pas le cas. La situation se résumait à une simple évidence : si elle ne veillait pas sur les filles, personne d’autre ne le ferait.

Un bruit de galopade sur les marches extérieures lui apprit que les filles en question rentraient à la maison.

— Fin momentanée de cette conversation, déclara-t-elle en regardant Reba bien en face.

Kendra et Candy London débarquèrent en cabriolant dans la cuisine, suivies de près par leurs sacs à dos, leurs sacs de sport et leur gaucherie préadolescente.

— Mamie !

Elles laissèrent choir tout leur chargement sur le sol pour tomber dans les bras de leur grand-mère, comme si elles ne la voyaient pas quotidiennement. Non seulement Reba habitait la maison voisine, mais elle gardait les jumelles chez elle chaque fois qu’un rendez-vous professionnel en dehors de son studio photo obligeait Lee Ann à s’absenter quelque temps. Comme leur grand-mère leur passait tout, il était normal qu’elles fussent toujours ravies de la voir.

Deux paires d’yeux bruns identiques se tournèrent en chœur vers Lee Ann, et leur ressemblance avec ceux de Cody lui fit remonter un frisson dans le dos.

— Tu bosses ce soir ?

Lee Ann se mit à rire, repoussa Cody bien loin de son esprit et retourna aux roulés à la cannelle qu’elle préparait avant l’arrivée de sa mère.

— Pas de chance, les chéries, vous êtes coincées avec moi ce soir, rétorqua-t-elle.

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