Système physique et moral de la femme ou Tableau philosophique de la constitution, de l'état organique, du tempérament, des moeurs, & des fonctions propres au sexe ([Reprod.]) / par M. Roussel, docteur en médecine

De
Publié par

chez Vincent (Paris). 1795. Femmes -- Ouvrages avant 1800. 5 microfiches ; 105*148 mm.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : jeudi 1 janvier 1795
Lecture(s) : 21
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 409
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLEGTION
REVOLUTION FRANC AISE
MAXWELL
Headington Hill Hall, Oxford 0X3 OBW, l K
SYSTEME
TABLEAU PHILOSOPHIQUE!
de la Conftitut ion, de l'Etat organique,
du Tempérament, des Moeurs, & des
Fondrons propres au Sexe.
Par M. RopsssL docteur en Médecine de
!> Cl/rùverfité de Montpellier.
FœminMum Ttrà virtus eu fi «jxAetur torpu», pulchri-
nirto[Jt-fi «gjrnwT, teœperantia & fiudinÉi operi& 0
Rhaork. 1. t. t.
Chez VINCENT, Imprimenr-Iibrake, me d
Mathurins hôtel de Qugny.
DU
ai)
PRÉFACE
LE fujet dont il s'agit ici, eft
bien éloigné d'êtré épuifé;
& quand il le feroit on y re-
Viendroit encore. On y fera [Pu-
vent ramené par un mouvement
dont.on ne démêlera pas toujours
la nature on croira peut-être ne
céder qu'au defir de trouver la
vétité, lorfqu'on ne fera que don-
ner le change à un penchant p«is
agréable. Si j'ai été la dupe d'une
pareille foibletfe, voici du moins,
les motifs apparents qui me l'ont
déguiféè.
Xetéfultat approfondi de mes
iv Préface,
Mures, ne m'a jamais préfenté
qu'un amas confus d'obferva-
tiens, de réflexions, de maximes
relatives à la çonftitution de k*
femme, vraies pour la plupart
mais répandues dans différents
ouvrages dans lefquels il n'étoit
parlé de la femme que d'une ma»
jiiere açceflbire, ou dans lefquels
elle n'étoit envifagée que fous
quelque point de vue particulier,
$i d'un côté les philosophes ont
bien observé le moral, d'un au»
ne, les médecins ont bien. déve.
Joppé le plaque, du moins au*
tant qu'il eftpoffible! Il eûf é^
feulement^ deurer que ces 4er-e
ftjfent un peu pjus arf|.
Px-àfACiï v
a iii
tes Air la cortftitution générale
de la femme, & n'euflent point
paru la regarder comme un être
jfemblable en tout à l'homme, ex*
Jieres qui., cara^érifént le (exe*
Ces fonclions paroinent avoir
àbfotW toute leur attention} &
ûxt cet objet ils ne nous ôrit'jp.as
procuré toutes les connoiftancès
qu'on eût pu attendre de leurs
rechertjhes il faut s'en prendre
au* foirttrop jaloux que là(nâtûre
â pris de nous cacher la, vérité,
ou à finfuffifance des moyens qui
nous ont été donnés pour la dé-
couvrir..
Dans tous css livres de méder
y] Préfacée
/.cine où l'on Ce propofe d'expofei
la nature & l'état de l'homme
fain, & <onnus fous le nom de
phyfiologies, on ne fait ordinai-
rement mention de la femme que
lorfqu'on vient à parler du flux
menftruel, de la génération, &
de l'excrétion du lait. Dans les
traités des maladies des femmes,
on fe borne à unefîmple expoft-
tion des parties qu'on croit être
le fiege accoutumé des anections
de ce fexe. Ejifin les accouche-
ments donnent lieu d'examiner la
conformation du bafiin, & celle
des parties qu'il renferme. Mais
toutes ces connoinances folitai-
tes reprefentent les membres fé«
vij
a iv
parés d'un corps, disjeBa mtrti--
bra pottœ, qu'il falloit réunit,
pouf leur donner l'unité, l'en-
femble & l'accord riécefïaires à
un tout. J'ai cru que ce corps au-
toit tous les traits convenables,
fi, à des confédérations fur «la
conftitution fondamentale de la
femme qui en compoferoient le
tronc, on prenoit la peine de lier",
pour en former les membres, tou«
tes les notions détachées & par-
ticulières que nous avons fur les
fondions du fexe. C'étoit le feul
moyen d'avoir la phyfiologte ou
le (y ft&ne phyfique de la femme.
D'ailleurs, cette méthode de
rapporter à un centre commun
>iij Préface.
tous les objets de nos cotïnpi£
fançes, qui ont quelque rapport
entf'eux, eu, comme chacun
fçait, de la plus grande utilité
pour en augmenter le nombre,
comme pour en faciliter Tufage»
Plufieurs notions, qui fe tiennent
ensemble,
tes à un
^ans notre efpr it que la -place
d'une idée; ce qui doit foulager
îieaucojap notre incapacité natu
&/upj)léer jusqu'à u.n ç&r
lajn point ,au^ bornes
ce; avantage^ cjpejçr^
jgu'ojj 4,e tappgllfrqufî-
pRÉfACe. lx
av
préfente accompagnée de toutes
celles avec qui ell^ a quelque
liaifon. Chacune d'elles forme un
tableau qui met fous nos yeux
une grande quantité d'objets à
la fois, & femble par -là multi-
plier les fichées de notte efprit;
au lieu que l'abondance même
trop éloignées & trop
ficiles à rapprocher, équivaut à
une ftérilité réelle.
On me (saura peut-être gré
d'avoir reflferré & offert; ous un
même point de vue, les connoif-
fances que nous avons relative-
ment à la conflitution phyfique
de la femme. Mais l'ouvrage eût
été encore bien imparfait, le
Préface,
point qui pouvoit le rendre Intè-
refont eût été oublié fi je n'euffe
en même temps confidéré le rap-
port qu'ont avec cette constitu-
tion les moeurs le caractère & les
inctinations particulières au fexe.
En me bornant au premier objet,
.je ferois peut-être parvenu à pro-
duire une belle Hatue* mais plus
<m en auroit admiré les propor-
tions plus ou eût ardemment-'
defiré, comme Pigmalion, que
lé fentiment vînt en développer
les refforcs, & y répandre ces gra.
des, cette ftaîcheur & cet éclat
qui ne peuvent être que le fruit
de l'impulfion facile & libre de
la vie. Pour prévenir unfouhair
Préfacé, xj
a vj.
û légitime jai fait enf'orte quç
rna ftatue fût animée; c'eft*à-dire
qu'après avoir confidéré la fem-
me par fort côté phyfique, je rai
examinée par fôn côté moraL
En cela j'ai, fans doute, rap-
pellé la médecine à fes vérité
bles droits. J'ai toujours été per-
fuadé que ce n'eft que dans fon
&in qu'on peut trouver les fon-
déments de la bonne morale, &
que fi rien peut conduire la mé-
decine à fa perfection, on devra
cet avantage à l'attention qu'on
aura de ne perdre jamais de vue
ce reffort intérieur qui régit les
étres animés. Les
cins n'ont peut-être pas été affez
y
ces
peut-être Affila rai-
fort qtri fait i|ue 6àt& leurs te-
cherche? ils ftf fotzt trouvé* les
Bus & les astres conduits à des
t éfultats qui- ne font pa^toujours
dû être difficile aux
uns d'évaluer ëxaftement les fa-
cultés morales de l'homme, fans
connoîtfe ^influence qu'a fur el-
les foft les
autres ont dû faire bien des feux
pas, en fe de^
cauiês înatérielles des mâlàdièV,
& en ne coniidérant pas affez la
la plupart des déran-
gements de notre corps ont avec
les notre amç.
Parmi les philosophes moder-
nes il y en deux qui paroif-
fent principalement avoir fenti
la necenité de faire marcher de
front ces deux genres de con-
l'autre Montefquien. Le premier,
en do.nnant au méchanifme plus
d*extea(ion qu'il n'en doit avoir,
& en voulant plier les êtres or-
ganifés
dont il,s'étoit fervi pour expli-
quer la fprmation & l'arrange-,
mentr; de l'univers, a fait
decine les mêmes écarts qu'il a
xiv
faits dans la phycique. Quelques
.vérités (a), qui s'élevent du fein
mêmes de fes erreurs, attelleront
du moins que ce grand homme
porté fes regards fur l'art de
guérir. Montefquieu, moins em4
de rapporcer les effets qu'il
examinoit, à des principes géné-
raux, s'eft plus attaché à cônfi-
dérer les caufes particulières qui
ks produifent, & s'eft fervi quel-
quefois heureusement du flam-
beau de la médecine, & de quel-
ques-unes des vérités qu'elle four-
(«) II 'à dit que Il l'on pouyoit trouver
quelque moyeo de tendre les homme» plus
ùget & plus ingénieux, ce ne kto'it que dâûs
hmédeciije.
Pré; face. xv
.jiït) pour pénétrer dans les fom.
bres détours du coeur humain, &
découvrir la bafe profonde fur
laquelle porte la légiilation des
différents peuples. D'autres phi-
lofophes fe font plus ou moins
étayés des principes de cette
feience. Quoiqu'elle fournifle à
M. Rpuffeau les armes mêmes~
qu'il emploie pour la combattre,
les jdéç* de ce philofophe y pren-
nent quelquefois ces couleurs for-
tes que les vérités fciemifiques
prêtent toujours à l'éloquence.
LàTÀt'orie des Sentiments agréa*
i/«eftune fleur que M.dePouilly
a dérobée à la médecine; & les
roédécins Ce féliciteront toujours
Xvj PRÈ F AC ce
que M. de BufTon ait daigné pa;
rer des richeffés de fon ftyle les
connoiflances brutes, mais pré-
cieufes, qu'il en tire quelquefois.
Si des philofophes qui ont fait
de la morale le principal objet
de leurs méditations, ont cru de.
voir connoître l'organifationphy«
(!que de l'homme; quelques mé-
.decins n'ont pas cru pouvoir don-
ner à leurs connoiffances médi-
cinales de bafe plus folide que la
morale. Parmi les médecins mo-
.dernes, Stahl cil celui qui-:a le
plus inlîfté fui le moral,- lorsqu'il
développé les caufes de nos af
ferions corporelles. En faifarit
de l'ame le principe de tous nos
pRifACÏ* ivij
Mouvements vitaux, il a
? la barrière qui féparcal la mé'
tfecîrte & la philofôphie. D'après
Yesldograes, il n'eft plus permis
d'être médecin fans connoître le
jeu.,des payons, l'influence des
habitudes, & la différence qu'il
y a entre une nïachine aftive
& dont tous les mouvements
font Spontanés, & une machine
mue par un enchaînement de
reffom inanimés. -Son iyôêrae
doit à jamais laver les médecins
des imputations de matérialifroe,
dont l'ignorance maligne de leurs
ennemis les a quelquefois chat-'
jgésiiou auxquelles la légèreté.
imprudente de quelques-uns d'en..
icvlij Paêpacè.
tr'eux peut avoir donné lieo. Sï
fon fyûème eft le plus ortho-
v;^oxe,'il eft auffi le plus vrai, lè
plus limple & le plus conforme
aux faits. On a dit qa'.ïl femble
n'être qu'une extenfion des pria.,
cipes d'Hipocrate.
Stahl auroit, fans contredit, fub-
jugué toute la médecine, fi, plus
complaifant pour fes lecteurs, ou
plus zélé pour fa réputation, il
eût pris le foin de polir fes ou»
orages, & d'y répandre ces agré-
ments dont la vérité même à fi
fouvent befoin (a); & fur-tout s'il
̃ ♦ (')StaM, Sabord profefTeur en médecine
dans l'onivcrfué de Hall, & enfuite tnéJc-
1 'en de Frédéric Il, roi de Pruïïe, eft retardé
Pué face. iî*
fe-fôt trouvé dans unè pofirioh
aufii avantageufe que Boerhaa»
comme le fondateur d'une école trèj-célebre.
Des caufas que nous aurons un jour oceafion
ont empêché la plupart des
médecins d'en connoîtte à fonds les principe*.
Les ouvrages de quelques médecins Françob
les ont fait feulement preflentir. Quelques d^
fïflitions de SuM, (raduiies ou cités» dans
différents écrits, ont fait defirer à tous ceux
qui ont le goût de la vraie médecine, d'être à
portée d'approfondir les ouvrages de cerna.
decin extraordinaire, auquel on croit que la
chymie feule doit fes fondements, mais auquel
la médecine doit peut- Etre encore davantage.
Cette raifon nous a déterminés à faire un ex-
trait en fi ançois, & accompagne de remar-
ques ctitiques, de tous les ouvrages de Stahl,
relatifs à la médecine. Il formera un corps
complet qui embrafïera toutes les parties de
cette feience, La plus grande partie de cet
b Préfacé*
ve. Il vivoit dans un temps ou
ce dernier jettoit à la hâte les
.fondements d'une réputation qui
revoit reffembter à ces fortunes
jtfodigieufes acquifes par lé çonv
tierce, & qu'un événement con-
liaire vient renverfef un infant
après. Les Hollandois, comme
on l'a déja remarqué, la feconà
Soient & la foutenoient com-
me un fonds qu'ils étoient înté-
teffés à faire valoir & fi des mar-
chands qui portoîent le nom de
Boerhaave jufqu'aux extrémités
du monde, étoient les inftru-
ouvrage, intéuflant par fon fujet, v«tra Ifl-
ceffamment le jour, fi des raifoos particulier
ni ce v5«oo«nt fufp«ndf« cet uiviu».
Préface, xxj
ments les plus propres à étendre
& célébrité, on conviendra du
moins qu'elle auroit pu avoir des
garants plus folides & moins fu£
Maintenant il n'y a plus d'il..
avantages d'unflyle
élégant ne peuventplus
racheter, «fans les ouvrages de
les erreurs auxquel-
temps
fa n jje yoUe, ta raifon» délivrée
4voir im«
aucun grapd
principe tout y porte fur des
défunis^ou mal a&
(mUèi-f c'eft un édifice formé
Préface,
fecouï&^branle.. La Faculté de
Médecine de Montpellier, qui
voit, depuis quelques années,
çojnbien Ces foRdements font ru£~
neux, tâche d'en éloigner fes
le foin chanta.
|le qu'on auroit pour des paf-
jfants en danger d'être écrafés
par une maifon prête à s'écrou-
ler. Si ce zele opere quelque
|)ien, An Je devra for-tout aux
lumières de MM. Venet, La-
mure, Barthez. M. Fouquet, mé»
^ecin de la même
jfëc^é, nous a auifi .'dans fon
J'fiôcyclopér
i|e, & dans (on excellent Traité
/ur Pouls organiques, ouvert
PnêfÀÇE, XXtij
Ia foute à de nouvelles vérités,
Vn des plus célèbres médecins de.
1% Faculté de Paris, M. de $or«
deu, qui a le premier préparé
aulji «lui
qui aura çontribu/de la manier
la plus efficace à la cpnfommer,
par des ouvrages qui lui aflurenî
yne gloire immortelle,
beaucoup d'autres médecins da
la Faculté ,de Paris ont de mémq
^coué le joug d'une autorité qui
çaptiyoit le, efprits faps les éclat*
r^r. La Sagacité acliye de M,
Çardane, le difcernement pro-i
fond de M. Robert, la {fige pé».
j nétration de M. Roux > :& de feu
XXÎV
ble prédécefféur dans la rédac-
lion du Journal de Médtône
ne devoient pas naturellement
s'accommoder d'une médecine
dans les vuides raifonne.
jnents d'une méchanique incer-
taine, où les effets font toujours
rapportes à des caufes douteules
ou controuvées; appuyée fur des
ex plications verfatiles qui font
que l'ignorance trouve plus fou-
lent, dans un babil aifé des
Moyens pour ajmifer ou tromper
les malades, que des reiTources
pouf Un guelrij. Ils concourent
tous, avec autant de fuccès que
de {£avok, à établir un plan de
médecine pl« fimple, plus hi-
mineux,
Préface. xxv
6
minéux plus car
la fen(tj>ilité qui en doit faire la
bafe, .en exclut à jamais l'appa-
reil compliqué des moyens phy-
fiques fur lefquels les médecins
méchaniciens & les difciples de
Boefhaave Pàvoient échafau-
déej ils paroiiTent y fubftituer
une logique attentive à confidé.
rer ce que le moral & le phyfî-
'que peuvent l'un fur l'autre, &
à ne pas. chercher toujours dans
des caufes éloignées & matériel-
les, la raifonde certaines affec-
nons qui tirent leur fource des
feules erreurs de la nature, ou
des mouvements irréguliers de
là vie,
sxvj Préface.
Ceft d'après :,ces idées, fans
doute, que M. le Camus, méde-
cin de la même faculté, nous a
donné la Médecine de, CE/prit,
ouvrage qui renferme des véri:
tés utiles, mais étouffées par la
redondance exce/five d'une éru-
dition fuperflue.. L'auteur femble
sfy être plus occupé à faire voir
qu'il connoiflbit les idées des
autres qu'à bien présenter les
bennes. Il n'auroit pas d& renon-
cer au goût général de fa patrie,
pour prendre celui de quelques
médecins étrangers, dont les
productions volumineufes^ & ma-
Jbordables par l'affecTation ridi-
cule & fatiguante avec laquelle
Préfacé* r*vij
bij
on y entafle~les citations font
deftinées à occupèr une place
confidérablé dans les bibliothe-
ques, mais condamnées à n'être
jamais lues.
J'ai fait un eflai des méthes
principes fur la cônftitution de
la femme. Stahl m'a fouvent fervi
de guide. Lorfque j'ai voulu ap-
paquet fa théorie des tempéra-
ments à celui des femmes, j'ai
vu avecplaifir qu'elle s'y plioit
naturellement. Ce qu'il appelle
le tempérament fanguin, m'a pa-
ru être le plus propre & le plus
commun à ce fexe. Ce n'eft pas
qu'il ne foit fufceptible de toutes
les autres espèces de tempéra-
xxviij Préface.
ment; mais, comme je m'étois
propofé de préfentet la femme
dans l'état de parfaire fanté &
<©mme le tempérament fanguin
réunit le plus fouvent cet avan-
tage, & celui de la beauté, je me
fois fixé à celui-là: ainf que les
peintres qui, parmi les objets de
foute efpece qui s'offrenc à leurs
yeux, s'attachent de -préférence
à ceux qui letir retracent le mieux
la-belle nature.
Les cbnnoiflances <^e nous
devons à M.-de Rordeu fur le
tiflu cellulaire, ro'oAt auffi four-
»i quelques.unes des principales
pièces: dont j'ai compose ce tem-
pérament par excellence & eU
Pré fAC £. xxïx
biif
les s'y font enchâflees avec la mê-
me facilité. Cefl de-là fur-tout
que. j'ai tiré la différence fenfible
des formes qui distinguent les
organes de la femme d'avec ceux
de l'homme en laifl'ant néan-
moins penfer qu'il peut très-bien
y avoir une différence primitive
clui ferve de fondement à la pre-
mière. J'ai encore fait ufage des
principes de cet auteur, lorsque
traité des excrétions qui font
patticulieres au fexe, c'eft-à^dire
de la menflruation &- du lait.
J'ai cru devoir dire quelque
chofe de cette fonction qui eft
fondée fur le concours des deux
Cexes, & à laquelle l'un & l'au«
xxx Préface.
tre font déterminés par le bçfoin
de fe reproduire, ainfi que de la
manière dont la nature a voulu
que la femme participât à cet
acte. Comme, dans celle-ci, la
beauté efi devenue un des prin-
cipaux mobiles qui y pouffent
l'homme, elle a dû naturelle-
ment entrer dans mes difcuffions.
Si les médecins pënfoient que
cela n'eft point de leur reflbrt,
te feroit foi -même feflerrer les
bornes de fon propre' domaine.
Quant au fecret de la reproduc*
tion de l'efpece, elle eG encore
l'objet des conjectures incertai-
nes des philofophes & des mé-
decins. Auffi tout ce que j'ai pu
Préface. xxxj
faire, c'eft d'en propofer quel-
ques-unes, & d'en combattre
quelques autres.
Dans le chapitre fur te terme
de l'accouchement, je me fuis ar-
rêté fur une queftion qui a fait
le fujet d'une grande difpùte en-
tre plufieurs médecins de la fa-
culte de Paris. Je me fuis décidé
pour le fentiment qu'a foutenu
M. Petit, fans adopter tout-à-
fait la manière dont il l'a foute-
nu. J'ai vu que dans cette dif..
pute on avoit abufé de la corn-1
paraifon qu'on y fait, entre le
développement des productions
végétales & celui de 'l'enfant
dans la. matrice. La didinclion
xxxij Préface,
importante que M. de Buffon
établit entre ces deux clafles d'ê-
tres, m'a paru propre à fixer'les
idées là-deiïus. La plupart des
opinions ne roulent le plus, fou-
vent que fut des jeux d'efprit, de
pures fdées. métaphysiques qui,
n'ayant aucune influence fur la
réalité des chofes, ni aucun rap-
port avec les objets qui touchent
immédiatement à notre bien-être,
peuvent être foutenues fans en-
têtement & réfutéesfans aigreur,
Telle eft la question des nattan-
res tardives, lorsqu'on n'y con-
fïdere qu'un écart très-rare dans
la marche ordinaire de la natu-
re, qui, étant très-difficile à
cohftatcr, ne doit rien changer
dans l'ordre établi de la Société.
II n'en eft peut-être pas de
même des abus introduits par
cet art prefque inconnu chez
les anciens, qui, fous. prétexte-
d'aider la' nature à produire des
homme, les empêche quelque-
fois lui-même de voir le jour, en
voulant tenter ce qu'elle feroit
mieux que lui; qui énerve dans
les femmes,- par la mollefle &
par l'inutile longueur des précau.
tions, l'inftincl qui feul les met-
troit en état de s'en paner; enfin
qui, par un ufage auffi indéocm*
ment que légèrement répété, du
miniftcrc des hommes auprès des
xxxiv Pré fac£.
femmes, affoiblit & anéantit à
la longue le fentimént qui pare le
plus le fexe. J'ai fait quelques ré-
flexions fur cet art prétendu, dans
le chapitre qui traite de l'accou-
chement naturel.
Je termine le tableau par cette
fonction qui n'en et) pas moins
'un devoir naturel pour les fem-
mes, quoique la plupart d'en-
tr'elles aient pris le parti de s'en
difpenfer, & foient parvenues à
la faire regarder comme une fa-
veur de leur part lorsqu'elles veu-
lent s'y aflujettir, je veux dire
l'allaitement. Lorfque la femme
s'eft acquittée de cette fonction,
qui eft une de celles qui la dif-
PAGE »j, ligne t, d'un autre feie, -llfii
<3e l'autre fort.
f 11141,11 .i«»i, d'une, life{ d'un.
--<'>•_ j4, .•,{, aucun, aucune.
1 elle » Hf< i!«.
SYSTÈME
PHYSIQUE ET M0R4L
DE LA FEMME,
PREMIERE PARTIE.
Des différences générales qui dif».
tinguent les deux Sexes.
> ̃ CHAPITRE PREMIER.
de fHoinmt&dt la Fitnmtl
dont la nature travaille à la re-
production des efpeces, elle a voulu
que l'efpece humaine dOt la Tienne au
concours de deux individus femblables
par les traits les plus généraux de leur.
A
i Svsii mt wmiQ. et MORAt
carganifation, mais deftinés à y cooi
pérer par des moyens particuliers Se
propres chacun. La différence de ces
moyens conftitue le fexe, dont l'eflen-
ce ne Ce borne point à un feul organe,
mais s'étend, par des nuances plas ou
moins fenfibles, à toutes lea parties;
de forte que la femme n'e!t pas femme
feulement par un endroit, nuis encore
par toutes les faces par leftjuelles elle
peut être envifagée,
Il en cependant un temps où ces
nuances font nulles ou imperceptibles.
j/homme & la femme, dans les pre-
mières armées de la vie, ne paroîffent
point,au premier afpeft, digérer l'un
de l'autre ils ont à peu près le même
air, la même d^ljcatefTe d'organes, la
«vême allure, le m^me fon de voix.
Affujettis aux mêmes fonctions & aux
cernes besoins, fouvent confondus
dans les mimes jeux dont on amure
kur enfance, ils n'excitent dans l'ame
4ufpeflateur, qui ks contemple avec
A jj
ç>lai(îr, aucun feotiment particulier qui
lesdiAingue; ils ne lui paroi1fent tous
ies deux recommandables que par cette
tendre émotion qu'excite toujours en
nous la vue de l'innocence jointe la
foibleffe. Indifférent & itolé, chacun
d'eux ne vit encore que pour lui-mê«
me; leur exigence, purement indivi.
duellc 6c abrolue, ne laifle encore ap.
I percevoir aucun des rapports qui doi.
vent dans la (une établir entr'eux une
Jépcndance mutuelle.
Cet état équivoque ne fubfifte pas
Iong- temps; l'homme prend bient8c
des traits & un caraftere qui annon-
ent fa deftination fcs membres pet.
lent cette mollefle &c ces formes dou:
es qui lui étoient communes avec
ceux de la femme les mufcles qui
ont les principaux inflruments de la
force anrnale font difparoître ou rern
réitérées, le tilïu muqueux qui rem.
pliflbit Leurs intetûtecs & les éoîx*
4 Système phvsiq. ET morai'
yoît (à); ils acquierent par-U plus de
faillie, & tendent à donner .à chaque
(.g) Le tiflu muqueux ou cellulaire, qu'on
n'a jamais fi bien connu que dans ce fiécle,
$c fur-tout que depuis la publication de l'ou.
vrage de M. de Bordeu fur cette matière
une efpece de toile qui enveloppe tous
le* organe., qui forme une partie de leur
febftaace, qui leur fende tien & de moyen
île communication de forte qu'il eft lui-m|-
l«e une efpece d'organe uoiverfcl. Ce tiflii
ou cette matière cellulaire, aVifi appellée,
parce qu'elle eft compose d'one infirmé
"de cellules qui communiquent entr'elles, Ce
trouve en plus ou moins grande quantité
plus ou motçs développé danschaque fujet;
& cette différence en met non -feulement
beaucoup-dans la forme $ l'habitude esté»
rkur des perfonnes du même fexe, mais
tille forme encore un des caraaerts t(fen*
tiel» & généraux qui diftingoent Us deux fe-
CetUlu, qui quelquefois n'a pas plus de
conCftâuce que de la gelée, & reffemble
une matière inuqueufe, eft, comme toutes
Ils autres parties animé par la fenfibithé ou
Mf ce qu'on appelle le mouvement tc-fliao<|
et lui donne 19 reffort ck Yi$iet>,
toi LA FEMME. Partie f
Aii)
organe une forme plus décidée. Ce n'eft
plus bientôt le même individu; la teinte
tembrunie de (on virage, & fa voix de-
venue plus grave & plus forte, annon·
cent en lui un furcroît de vigueur né-
«flaire au réle qu'il va jouer la timi-
de., l'enfance a fait place un inf-
tiffâ qui la porte braver les périls;
il ne craint rien, parce qu'un fang
bouillant qui s'agite dans fes vaiffeaux,
U qui cherche franchir (a) les di-
gues qui le retiennent, lui fait croire
qu'il peut beaucoup. Sa taille haute,
> h démarche nere, Tes mouvements
Toupies te affurés fes nouveaux goût»
fes nouvelles idées, enfin tout retrace
en lui l'image de la force, & porte
l'empreinte du fexe qui doit afiervir Oc
protéger l'autre.
(s) Les jcun«» gens, fur-tout les jeunes g*r-
fons, font fujeu à des hémorragies exce(Tive<
du net 6c de U poitrine. Stahl, Dijftrt. de
M^riU ttitum.
S Système pimiQ. Et moral
La femme, en'avançant vers la pu;
b?rté, femble s'éloigner moins que
Phomme de (a conftitution primitive.
Délicate & tend*, elle conferve tou-
/ours quelque chofe du tempérament
propre aux enfants. La texture de fes
organes ne perd pas toute fa mollefle
originelle. Le développement que Page
produit dans toutes les parties de (on
corps, ne leur donne point lé méme de.
gré de confiftance qu'elles acquierent
dans l'homme. Cependant, mefure
que les traits de la femme (e fixent on
apper^oit dans (a forme, dans (a taille
& dans fes proportions des différences
dont tes unes n'exiftoient point, & le*
autres n'étoient point fehfibles. Quoi-
etu'etle parte du même point que l'hom-
tne elle fe développe néanmoins d'uno
Manière 'qui lui ta propre; de forte
que, parvenue à un certain âge, elle
îe trouve peut-être -avec étonnement
pourvue de nouveaux attributs, oc fu-
jette-à un ordre de fondions étranger
bê LA tttiMi.- Partit t. f
Aiy
ï l'homme & jufqu'alors inconnu à
elle-même; en6n, il Ce- découvre en
elle une nouvelle chaîne de rapports
phylîques & moraux, qui devient pour
l'homme le principe d'un nouvel inté-
rêt propre à l'attirer vers elle, & pour
une fource de nouveaux befoins;
Ces rapports, du côté* du phyfique,
font.cn partie le.rcYultat des modifie**
de l'expanfiôii dan; les organes deft?*
le fexe
tanclij quM s'aflfjiÎTe ou fe reffetre dans
̃ les autres parties; & un des effets les
plus marqués de ce changement, c'eft
de rendre plus fenfibles les proportions
naturelles des pièces qui forment la
charpente du corps. Nous allons exa-
(ont les particularités que
ces pièces offrent aux jeux des anato.
mifles, pour jetter enfuite fucceflive-
4 ment les regards fur les autres partiès qui
entrent dans h rtrufture de la femme.
9 Système PHYsiQ.tT moral
CHAPITRE II.
Du Parùti folidts qui ftntnt de haft
au corps de la Femme.
j*\ N convient généralement que lcs
\J parties qui fervent d'appui & de
fondement â la maclriiie humaine cVft-
à-dire les os (a), ont moîn'htje vo-
(a) On fient qu'une difeuflion »r r<«!g!n«
in feroit ici étrangère à notre objet. Ncu»
le» confidifoni tout formés. M. de Borde»
«e)Tif.d<» Urnes du lUTu cellulaire, & celle
opinion a pour elle 'tontes les probabilités
qài firfEfent en médecine pour établir ufl«
en oferooj^cîe mlm* 'à'Végatâ
de touies les aotre» partiel noui les regari
comme diA;ncle» du lîfla «lluUvre,
quand mfme il feroit via; que cette fubftanct
en formât la fcafe. Il ne s'agiiolt alors que dt
1» manière dont elle y en orfanifee. On --Ce
çonfidere pas non pbs ici les os comme fenli.
blies, parce qu'ils ne le montrent t«!$ qoe dans
<ift circonftances qui les éloigntct plus on
enoio} de leur état naturel
Ay
lume & de dureté dans la femme que
dans l'homme: auffi la (aille moyenne
de celui-ci en-elle de deux trou pou-
ces plus haute que celle de l'autre 5c
on fçait que Ces membres font capables
de porter de bien plus grands fardeaux
que ceux de la femme.
Les différences les plus remarqua-
bles, par rapport aux os, dans les deux
fexes ce font celles que présentent les
os qui composent la partie inférieure
dntronc, & celles qu'offrent les clavi.-
cules qui en terminent la partie fupé-
rieure. Parmi les premiers, ceux qu'on
appelle innominhy & qui forment le
baffin avec le concours de \'o$fa<rum
& du «xcixy ont dans la femme plus
de convexité en dehors, & contre
buent, pal' une ptus grande courbure,
lui donner plus de. capacité. Les os
du pubis qui en forment la partie an.
térieure, fe touchent par un plus petit
nombre de points que dans l'homme;
& fuient obliquement en dehors, pou;
10 SYSTÈME PHYSIQ. MORAL
augmenter l'efpace qui eft entr'eux &
'le coctix, c'eft-à-dire l'extrémité in-
férieure de la partie poftérieure du baf«
fin/On avoit'cru que les os du pubis
notent unis que par un cartilage fou-
pie & mobile, qui leur permettoit de
s'écarter dans les accouchements labo-
rieux: cette opinion, établie fur l'idée
d'un befoin fuppofé, a été démentie
par un examen plus exael; & il eft à
préfent reconnu que ces os ne font pas
plus mobiles dans la femme que dans
l'homme.
La convexité des os innomlnis fait
que les fémurs, ou les os des cuiffes,
fe trouvent plus éloignés l'un de l'au-
tre car ceux-ci s'articulent, comme on
fçait, avec les premiers. Cet éloigne-
nient des os des cuifles doit augmenter
la largeur des hanches. Il s'enfuit aufli
que les mufcles auxquels ces os fervent
de point d'appui, fe trouvant par'- là
moins comprimés par leur contai re-.
«iproque, ont une plus grande liberté
'DE i.Jt FEMME. Partit Il
A vj
de s'étendre; ce qui fait que, toutes
chofes éiant-d'ailleurs égales, les cuif-
fes des hommes font plus grêles que
((¡¡¿ides femmes.
JLes 'clavicules au contraire font plus
droites & moins courts dans la fem-
me que dans l'homme; de forte que
la poitrine 6c les hanches font dans
une râifon inverfe dans les deux fexes,
& que fi les hanches de la femme font
inoins circonferites que celles de l'hom4
?0, celui-ci, {on tour, a la poitrine
plus large & plus évafée que la femme.
Quoique ces rapports varient dans cha-
que individu les rculpteurs & les pein.
tres, en déterminant les belles propor-
tions du modele idéal & convention-
nel qui les guide dans leurs imitations;
les ont réduits à des mefur'es fixes qu'ils
ont moins puifées dans la nature, com-
me le dit M. de Buffon (a), que dans
une observation approfondie des effets
(<)Hift, mt.wro, 4,pag.)»»)t<Ji«- inijî
jii Système physiq, e» MORAL
<3e Fart. Nous ne nous arrêterons point
fqr ces détails plus importants pour eux
que pour les médecins; nous nous con-
tenterions feulement d'admirer l'atten-
tion qu'a la nature de préparer de loin
les inftruments qui doivent fervir à
l'exécution de fes defleins, & de
fliàrque^Jur les éléments munies des
êtres qu'elle produit les ufages qu'elle
<âo>ît en tirer. Cette forme particuliere
«,elle prend foin de donner aux os
la femme prouve que la différen-
ce des fexes ne tient\pas feulement à
quelques variétés ftperficielles mais
qu'elle eft le rffultat peut-être d'autant
de diférences qu'il y a d'organes dans
le corps humain quoiqu'elles ne foient
pas toutes également fenfibles. Parmi
celles qui (ont aflez frappantes pour Ce
laiffier appercevoir, il y en a dont les
ufages & la fin ne font pis bien déter-
irunés. Tiennent-elles cûentiellement
au fexe? ou font-elles une fuite nécef-
faire mais indifférente, de la difpQ;
i>e LA Femme. Partie J. ij
tjoni méchanique des partie principe*
le constituent, comme dans les
boflus, la courbure de l'épine du dos
entraîne toujours un certain dérange-»
ment des autres parties, qui leur donne
1 tous un air de refTemblanceî Dans
le premier cas, l'anatomie, plus per·
fècTibnnée qu'elle ne l'eft pourroit
j>€ut-|tre nous apprendre quelles font,
dans la ftru&ure du corps, les condi-
tions les plus avantageufes pour rem-
plir, de la manière la plus-parfaice, les
fondions du fexe; & par la même rai-
(on elle parviendrait peut-être aufli à
connoître quel eft l'état des organes le
plus favorable aux fondions de la vie.
Car, quoique la vie parole s'attacher
à toutes les- (ormes, elle fe maintient
plus dans les unes que dans les autres.
Les production$ monrtrueufes vivent
ptus ou moins, mais celles qui le font
extrêmement p^riflent bientôt, Ainfi
l'anàtoinie aufli éclairée qu'elle peut
Vèitéf fecoit à même de décider jufyu'à
de LA FEMME. Partît L ij
CHAPITRE III.
De la nature des Parties folidts &ftn+
fbles qui compoftnt Us organes de
la Femme.
"j Es parties molles qui entrent dans
X-W la conftitution de la femme, c'eft*
à-dire les vaifleaux, les nerfs, les fi·
bres charnues, tendioeules, ligamen-
teufes, & le tiflu cellulaire qui leur
ftrt de lien commun, font auffi mar-
qua par des différences qui laiflent
entrevoir les fonctions auxquelles la
femme eft appelle &. l'état paflîf au-
quel la nature ta deftine. Elles (ont
plusgrcîes plus petites (a) plus délires
(a) Ce caraatte ta alT«z commun & affet
g^néfjt pour qu'on ait lieu de croira qu'il e(l
l'effet d'une difpofition originelle, & que s
y a des hommes petits & des femmes gran.
det, c«la dépend moins de la forme conftitu-
iiot i dît organes, que de la quantité plus où
moins grande de fubftance muqueuft qui s'y
SYSTÈME PHYSIQ. ET MORAt
& plus (ouples que celles dont le corps
de l'homme eu compofé. On auroit
beau dire que la délicatefle de ces par-
ties en, dans les femmes un effet de
leur éducation ou de leur maniere de
vivre; ces caufes peuvent bien y in-
fluer, & Hippocrate l'avoue (a); mais
il)' a une différence radicale, innée,
qui a lieu dans tous les pays & chez
tous les peuples. S'il en eft où les
femmes, (oit par la natare de leurs
occupations, foit par celle du climat,
aient ane conrtitution forte & ro-
bulle, celte des hommes, dans ces
lieux, l'eft encore davantage. Il eft
donc vraifemblable que la difpofition
des parties qui compofent le corps de
la femme, eft déterminée par la na-
ture rhiîme, & qu'elle fert de fonde"
Itôi^e inierpoft* ou it 'a nature des caufe*
'extérieures qui en emp&henc ou favorifeot
Je dtvcloppemonr.
(a) De Muter. mort. Lib. 1, pag.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.