Tribunal de 1re instance de la Seine... Note pour M. le marquis de Narbonne-Lara contre M. Aymery de Narbonne. (Signé : Me Allou.)

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impr. de Goupy (Paris). 1869. In-4° . Pièce.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1869
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TRIBUNAL
DE PREMIÈRE INSTANCE
DE LA SEINE
PREMIÈRE CHAMBRE
M. BENOIT-CHAMPY
PRÉSIDENT
M. DHERBELOT
AVOCAT IMPÉRIAL
NOTE
POUR
M. LE MARQUIS DE NARBONNMABA
LACOMME, Avoué.
CONTRE
M. AIMERY DE NARBONNE
PERARD, Avoué.
PARIS
IMPRIMERIE DE VICTOR GOUPY
RUE GARANGIÈRE, 5
18 69
TRIBUNAL
E PREMIÈRE INSTANCE
DE LA SEINE.
REMIÈRE CHAMBRE
I. BENOIT-CHAMPY
Président.
M. DHERBELOT
Avocat impérial.
NOTE
POUR
M. LE MARQUIS DE NARBONNE-LARA
CONTRE
M. AIMERY DE NARBONNE
M. Aimery de Narbonne poursuit en diffamation devant le tribunal
M. le marquis de Narbonne-Lara, pour avoir dit, dans le journal la Liberté
du 6 avril 1867, que M. Aimery de Narbonne n'avait pas jusqu'alors
justifié de son attache à la maison de Narbonne-Lara.
Rappelons les faits :
En mai 1862, des démarches sont faites par M. Aimery de Narbonne,
auprès de M. le marquis de Narbonne-Lara, défendeur, dans le but d'être
reconnu comme parent (1).
Aucune preuve valable de cette parenté n'ayant été fournie par lui,
ces démarches sont restées sans effet.
En 1866, lors de son mariage avec mademoiselle Phalen, le deman-
deur élève ses prétentions. Malgré l'absence persistante des preuves gé-
néalogiques qui les autorisent, il entend être reconnu, par les tribunaux,
chef et aîné de la famille Narbonne-Lara. Deux de ses lettres en font
foi (2).
(1) Lettres du 24 et du 31 mai 1862.
(2) A la fin de la première lettre on lit : «M. le comte Aimery de Narbonne Lara
« entend par tous les moyens en son pouvoir, et pardevant les tribunaux, faire.
« affirmer la légitimité de son droit à se dire l'aîné de la famille et le chef. »
A la fin de la seconde lettre on lit ; « Je suis l'aîné et le chef des Narbonne, et les
« tribunaux sauront mieux que personne établir mon droit. »
- 2 -
M. Delabarre, référendaire au sceau de France, fut alors chargé, par
M. le marquis de Narbonne-Lara, d'étudier la double question et de la
parenté et de l'aînesse, et se mit entièrement à la disposition de
M. Aimery de Narbonne pour examiner les pièces que celui-ci devait
communiquer.
Le seul document sérieux produit alors fut une maintenue de noblesse
dressée par M. de Bezons en 1069. Mais Bertrand de Narbonne (auteur
du demandeur), désigné le premier dans cette maintenue, n'y porte pas
le nom patronymique de Lara, et les armes qui lui sont assignées n'ont
aucune analogie, soit avec les armes des Lara, soit avec celles des an-
ciens vicomtes souverains de Narbonne (1).
Evidemment M. de Bezons ne songeait pas à rattacher Bertrand de
Narbonne à un Narbonne-Lara. D'où l'on peut conclure que celui (2)
pour lequel était établie la maintenue, n'avait lui-même aucune préten-
tion analogue à celle du demandeur.
Il est aussi fort à remarquer que dans toutes les histoires généalogi-
ques, notamment dans celles si détaillées et si complètes que publièrent
en 1696 Salazar de Castro, et en 1733 le Père Anselme, la maison de
Narbonne-Lara est relatée avec toutes ses alliances et sans la moindre
lacune, tandis qu'il n'y est nullement question de la famille de Narbonne,
maintenue noble par M. de Bezons en 1669.
Le nom de Lara est le nom patronymique du défendeur, par ligne légi-
time et masculine. En MAO, un de ses ancêtres, Manrique de Lara, joi-
gnit à son nom celui de Narbonne, en épousant Ermessinde de Narbonne,
héritière unique de la vicomte souveraine de Narbonne. Au mois de
(1) Armes décrites dans la maintenue de M. de Bezons, rapportées p. 222, 1.1,
des pièces fugitives du marquis d'Aubays. » NARBONNE, d'azur au lion d'argent,
« armé et lampassé de gueules, au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles
« d'or écartelé d'or à trois chevrons de sable. »
Voici les armes des Lara, écartelées de celles des vicomtes souvenirs de Nar-
bonne, d'après les principaux généalogistes de France et d'Espagne, et reconnues
et confirmées par le sceau des titres.
« Premier et quatrième de gueules à deux chaudières fascées d'or et de sable en
« chacun huit serpents de sinople issant du côté de l'anse (qui est de Lara).
« Deuxième et troisième de gueules (qui est de Narbonne). »
(2) Jacques de Narbonne, seigneur de l'Arques.

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