Trois fables extraites du "Portefeuille de l'Académie des ignorans", par M. le Cher de Fonvielle,...

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A. Boucher (Paris). 1825. In-8° , 39 p..
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Publié le : samedi 1 janvier 1825
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TROIS FABLES
EXTRAITES DU PORTEFEUILLE
DE
L'ACADÉMIE DES IGNORANS,
PAR M. LE CHer. DE FONVIELLE,
SON SECRETAIRE PERPETUEL.
Quoi ! tout de bon ' il nous donne une fable I
Va crier dans un coin du Journal Je Paris
Ce grand censeur, dont la plume agréable
St.u]e assigne leurs rangs a tous nus be<iu\ esprits.
Pouiqwn non?... Selon lui, ce genre détestable
Est usé '... Sans chercher si j'en dois convenir ,
Je lui réponds ; Eh bien! il f.iut le rajeunir.
Moins exigeant et moins sévère,
Plus sensible aux efforts que l'on fait pour lui plaire ,
L'équitable public, si je n'y réussis.
Me saura gré du moins de l'avoir entrepris.
(LES VANKEIDX ET LU MOUTON, fable , t. I, p 5a
des Btém. del'Acad* des Ignorant.)
PRIX: I FRANC.
A PARIS ,
SANTH^. BOUCHER, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, RUE DES
BONS-ENFANS, N°. 34 ;
FAYOLLE, LIBRAIRE, GRANDE COUR DU PALAIS-
ROYAL ;
L'AUTEUR, RUE RICHER, NO. 5.
Décembre 18?.5.
FABLE Te.
LE FAON, LE CERF ET LA CHÈVRE.
U« faon broutait paisiblement
D'un taillis jeune eucor la feuille appétissante.
Non loin, avec sa gouvernante,
Se promenait un jeune enfant,
Étudiant la leçon qu'à sa mère
En rentrant au logis il allait réciter,
Sur un mot que Zéphire a travers la bruyère
Porta jusquesalui sur son aile légère,
Le faon se mit à l'écouter.
11 approche a pas sourds , se tapit en silence ;
La bonne gronde et l'enfant recommence.
« La génisse, la chèvre , et leur soeur la brebis ,
» Avec un fier lion, seigneur du voisinage,
» Firent société, dit-on , au temps jadis ,
» Et mirent en commun le gain et le dommage. »
« Oh! oh! dit-il; qu'est-ce donc que j'entends ?
Eh quoi ! la brebis, la génisse,
Et la chèvre elle-même, animal sans malice ,
S'il en faut croire mes parens,
Ont un méchant lion pour ami, pour confrère ! »
Au même instant il aperçoit son père;
Il court a lui : le cerf, de son récit surpris,
i..
(4)
Pour en juger lui-même, en prudent personnage,
Se glisse le long du feuillage ,
Et se blottit au poste indiqué par son fils.
Le conte de l'enfant venait d'être repris,
Menacé d'être en pénitence
Si sa mémoire un seul instant balance.
« Dans les lacs de la chèvre un cerf se trouva pris....
» Et coetera...» D'un trait il finit son histoire,
Et sa bonne avec lui regagna le logis.
Le cerf croyait rêver ; pourtant, forcé de croire
Ce que de son oreille il avait entendu,
« Ma foi ! dit-il, ces têtes folles ,
A mon avis, n'ont rien perdu.
Moi, j'aurais mieux payé ce qui leur était dû.
En vrai lion , et sans tant de paroles,
Avant de confisquer pour moi seul leur butin,
Je leur aurais appris à mêler leurs affaires
Avec celles des gens de ma façon; enfin,
Du même coup j'aurais grossi mon gain
En étranglant mes partenaires. »
Tandis qu'il ruminait sur cet étrange cas,
Une chèvre survient ; au devant de ses pas
Il s'élance, son bois superbe
Rasant le sol et fauchant l'herbe,
Pour la pourfendre d'un seul coup.
La pauvrette, d'abord , vous le prit pour un loup ;
Mais, l'ayant reconnu, sans songer k la fuite :
« Que me veux-tu, dit-elle, et qu'est-ce qui t'irrite ?
T'ai-je fait quelque mal? d'où te vient ce courroux?
—Tu feins de l'ignorer! —Oui, vraiment, je l'ignore.
( 5 )
— Ce cerf pris dans tes lacs, dis-moi, double pécore,
L'as-tu donc oublié? —Si c'est le roi des fous,
Mon cher ami, qui t'endoctrine,
Je veux me taire et je te plains. —Coquine !
Me nîras-tu ton pacte avec ce fier lion
Qui, la terreur de ce canton,
Nous pourchasse et nous assassine?
—Y penses-tu ? qui ? moi ? moi, presque ta cousine ,
M'assouier avec de tels brigands !
Pourquoi ? pour leur livrer mes amis, mes pareils,
Et voir leurs membres palpitans
Pendus aux crocs de leur cuisine !
Que m'en reviendrait-il? —Je l'ai dit avant toi.
Oui: c'est un pacte impie, affreux, contre nature.
Et voilà justement pourquoi,
Dès que j'ai su cette aventure,
J'ai juré de t'en châtier.
Pour moi, s'il peut le paraître à tout autre,
Le fait n'est point douteux ; adonc , point de quartier:
Tu peux dire ta patenôtre ;
De tes jours déloyaux ce jour est le dernier. »
Cela dit, furieux , sur la chèvre il se rue,
Et fait tant qu'en trois coups sur la place il la tue.
De ce brutal emportement
Qui l'absoudra? Que Dieu me garde,
Bénin lecteur, d'y penser seulement ?
Avant d'en venir là, je veux qu'on y regarde
D'un peu plus près ; et, pour ma patt,
Tout ainsi que je tiens pour digne de la hart
( 6 )
L'inventeur d'une calomnie
Qui d'un homme de bien tourmentera la vie ;
Je voue, à tout le moins, aux Petites-Maisons
Ceux qui, de ses discours réchauffant les poisons ,
Tant absurdes soient-ils, à la cour, à la ville,
Les colportent étourdiment
Pour le plaisir des sots, dont la troupe imbécille ,
Qu'on retrouve partout, les hume avidement.
Jugeons-en, mes amis, par cette tragédie.
Ma pauvre chèvre était bien loin
De mériter son sort ; et je n'ai nul besoin
De faire son apologie
Pour l'intérêt de ma moralité.
Ce n'est ici le démon de l'envie
Attachant avec art un air de vérité
A l'oeuvre de sa perfidie ;
C'est l'innocente et riche invention
D'un bonhomme , homme de génie,
N'ayant cherché, dans sa conception,
Qu'une bonne et sage leçon
Qui, grâce au ciel ! n'a point été perdue.
Est-il quelqu'un qui ne l'ait retenue ?
On parlera de LA PART DU LION
Tant que la France sera France,
Ou bien (car c'est tout un) autant que du bon goût,
Du beau, du vrai, la sublime alliance,
Dont certains rêves-creux sonnent la décadence,
Chez elle tiendra le haut bout.
Ici donc, le cerf seul est celui que j'accuse.
Mais, dira-t-on pour son excuse,
( 7 )
Se pouvait-il que ce pauvre animal
Se défiât d'une telle apparence;
Sentît, par un effort de son intelligence,
Le but charmant de ce conte moral ;
Et n'y vit qu'une fable, et non pas une histoire ?
Cette défense est péremptoire,
S'agissant de mon cerf, je veux en convenir;
Comme vous donc je lui fais grâce ;
Mais (c'est ici que j'en voulais venir),
Appliquée à l'humaine race,
Je la récuserais tout net.
Serait-ce a tort ? par mon expérience
Jugez-en. Comme chacun sait,
Tant qu'ont duré les malheurs de la France ,
On m'a vu, des pervers affrontant la puissance,
Du trône renversé revendiquer les droits;
On m'a vu, d'une main hardie,
Frappant les premiers coups pour briser l'oeuvre impie,
Instrument du zèle cruel
Qui rompit les liens de la terre et du ciel,
Venger de nos autels la majesté flétrie.
Cependant, un de ces marauds,
Pour qui vivre, ou mentir et nuire,
Sont tout un , un beau jour m'ayant voulu traduire
En un vil apostat, a trouvé des échos;
Et, j'en suis sûr, il est encore des badauds
Qui jamais d'un si sot délire
Ne pourront se guérir, ne voudront se dédire.
Or, de ce menteur effronté,
Vous qui savez la vérité ,
(8 )
Dites-moi si le conte était plus vraisemblable
Que le conte badin où j'ai puisé ma fable.
Une chèvre ayant pris un cerf dans ses filets
Est, je le dis tout haut, mille fois plus croyable
Que de me supposer l'apôtre des forfaits
De cette époque épouvantable
Dont j'exécrai les horribles excès.
C'est donc pitié que le succès
De l'invention misérable
De mon maraud ! Sur son autorité,
A voir une foule ébahie
Faire avec lui chorus en comité,
On croit voir la crédulité
Coiffée en coursier d'Arcadie ,
Pendue avec avidité
Aux tétons de la Calomnie.
Faute de mieux, vouons haine et mépris
Aux sottes langues de vipère,
Du mal d'autrui se faisant, à tout prix,
Un plaisir détestable et. leur unique affaire.
Je pourrais bien tirer du mal qu'elles m'ont fait
Une morale salutaire ;
Mais, pour mettre en rapport et la cause et l'effet,
Ne sortons pas de mon sujet.
Ma pauvre chèvre , innocente victime
D'un courroux généreux, quoique non légitime,
En dit assez et remplit mon objet.
23 Octobre i825.
( 9)
FABLE IIe.
LA BREBIS , LE BERGER ET LE LOUP.
VERS l'abattoir d'un boucher son compère,
Guillot, jouant du chalumeau,
Poussait son innocent troupeau.
Six cents écus, la veille, avaient conclu l'affaire.
Six cents écus, pauvres brebis ,
Ont brouillé bien d'autres amis !
Mais quelle était votre simplesse!
Vous pensiez que Guillot vous choyait par tendresse ,
Sans nul égard pour le revenant bon!
C'était aussi par trop mouton.
Guillot donc au boucher allait menant sa proie,
Lorsque, d'un taillis qu'il côtoie,
S'élance un loup. Eh ! vite ! vite ! à moi !
Cria Guillot ; et l'ouaille en émoi
De se ranger sous la houlette.
Une brebis marchant seulette ,
Loin de ses soeurs s'arrête tout-à-coup,
Rêve un moment et s'enfuit vers le loup.
« Que vois-je ? ô ciel ! dit le pâtre en colère;
Eh! quoi! ma brebis la plus chère
Me trahir de la sorte! ingrate ! est-ce le prix
( io )
De mon amour et de mes peines ?
— Eh ! là ! là ! répond la brebis,
Ne sais-je pas où tu me mènes?
Ton boucher vaut-il mieux que ce loup affamé?
Adieu , cruel ! la mort va me sembler moins dure
Venant de l'ennemi que m'a fait la nature
Au moins, je ne l'ai pas aimé ! »
FABLE IIIe.
LE PETIT CHIEN.
JE pense à certains beaux esprits
Qui chaque jour illuminent Paris,
D'après lesquels le genre de la fable ,
Genre niais et partant détestable ,
Serait usé ! Souvent de leur docte mépris
Je me suis demandé la cause,
Et toujours mes efforts ont été superflus.
Mais aujourd'hui, si j'ai compris leur glose,
J'ai mis, je crois, le doigt dessus.
Mes gens, avec raison tout fiers de la richesse
De leur vaste et profond cerveau,
Ne sauraient concevoir un âne, sous sa peau
Cachant autant de raison , de sagesse
Qu'eux tous du siècle le flambeau.
(Il )
Ce langage surtout que nous prêtons aux bêtes,
Nous autres bonnes gens qui, sans penser à mal,
Ferions marcher de pair le plus vil animal,
Même avec ces savans qu'on voit de nos poètes
Fixer les rangs de ce ton doctoral
Qui nous révèle en eux les dignes interprètes
Du dieu du goût ; ce langage, en un mot,
Dont nous dotons, tantôt l'aigle superbe,
Tantôt un ignoble escarbot,
Ou l'insecte rampant sous l'herbe,
Etonne et blesse leur fierté.
Leur esprit positif au mensonge refuse
Toute alliance avec la vérité.
A cet égard, auprès d'eux nulle excuse.
L'art prétendu qui donne aux fourmis, aux corbeaux ,
Plus qu'un grossier instinct, pour l'homme est une injure.
Vouloir de jugement douer les animaux,
C'est contredire la nature
Et renier le sens commun.
Que répondre à cela? Quelqu'un
Sera-t-il assez téméraire,
Epousant la thèse contraire,
Pour s'en dire le champion
Et lutter.... contre un feuilleton?
De cette folle irrévérence
Qu'un autre se donne le tort.
Pour moi, devant un tel effort,
Mon courage recule. Il faut de la prudence
Au temps où nous vivons : on sait que c'est mon fort;
Sachons a ces docteurs , admirant leur faconde,
( 12 )
Céder le pas. S'il est, de par le monde,
Un opposant à leur avis,
Tant pis pour cet esprit revêche.
Je le laisse sans moi se montrer sur la brèche
Et veux rester de leurs amis.
Il leur dira peut-être que la fable,
Partout où fleurirent les arts,
D'une sage morale ornement agréable,
Instruisit les enfans, amusa les vieillards,
Mit un frein aux abus de la toute-puissance;
A côté du malheur plaça la patience;
Enfin, à tous les tons pouvant plier sa voix,
Avec succès sut, à-la-fois,
Du triste fardeau de la vie
Enseigner les petits à supporter le poids,
Et dépouiller, pour le bonheur des rois,
De ses charmes trompeurs l'aveugle tyrannie.
Mais nos hommes, sûrs de leur fait,
N'en tiendront compte, et, j'en suis sûr d'avance ,
Ce raisonneur aura, comme on dit, son paquet.
Il en sera, je le lui dis tout net,
Pour les frais de son éloquence.
La! là! vont ici s'écrier
Ou l'infaillible monsieur Z ,
Ce censeur si fameux auquel tout autre cède
L'honneur du premier rang dans son docte métier;
Ou, parmi ses pareils, ceux dont le regard louche,
Lisant à leur façon cet innocent écrit,
Croira, de certaine escarmouche
( i3 )
Que vous savez , y retrouver l'esprit.
Pourquoi, me diront-ils, mettre dans notre bouche
Des propos décousus l'un par l'autre détruit ?
Je leur réponds : Faites votre profit
Du dictum de sainte Nitouche :
« Qui se sent morveux qu'il se mouche! »
On ne le peut nier, ce qui vous effarouche,
Messieurs, quelqu'un de vous ou le pense ou l'a dit :
Ne nommant pas l'auteur, le seul point qui me touche,
Est de ne pouvoir être à bon droit contredit ;
Je ne l'invente pas , donc cela me suffit.
Je puis, d'un voile favorable
Couvrant artistement le tissu de ma fable,
Vous donner un représentant
Qui, tour-à-tour, assumant sur sa tête
Vos systèmes divers, vos goûts, votre talent,
S'en montrera l'éloquent interprète.
Pour stimuler sa belliqueuse ardeur,
Je reviens à ce raisonneur,
Dont j'ai prédis tantôt la honteuse défaite.
Ce que tu vantes tant, fort bon au temps jadis,
Dans l'âge de la barbarie,
Ou dans celui de la bigoterie,
Lui dira-t-il, peut-il avoir du prix
Dans un siècle éclairé par la philosophie
D'un Voltaire et d'un Lamétrie?
Le peuple n'est plus cet enfant
Qu'on amusait par des discours frivoles !
Les coules de ma mère-grand
( «4)
Ne sont pour lui que de vaines paroles.
Fils du hasard, et promis au néant,
L'homme, il le sait, n'a rien de mieux à faire
Que d'assurer sur cette terre
Son bonheur viager; partant ,
De la seule raison il reconnaît l'empire;
Ce n'est plus qu'à sa voix qu'il se laisse guider ;
Seule elle le captive, et l'échauffé et l'attire.
Or, comme la raison ne saurait résider
Hors de son intérêt, qu'il comprend à merveille,
C'est par son intérêt qu'il faut, de son oreille,
Arriver jusques à son coeur.
Les préjugés, ce prestige trompeur
Si puissant sur nos pauvres pères,
Auprès de leurs enfans ont perdu tout crédit.
Il faut, à tout ce qu'on leur dit,
Joindre les preuves les plus claires.
Prétendrais-tu, par une invention
Qui glacera ton auditoire ,
Conquérir mon attention ?
Empare-toi de moi par mon émotion ;
Imprime à tes récits le cachet de l'histoire;
Apprivoise mes sens avec ta fiction;
Son effet est perdu, si je ne puis y croire.
Pourquoi ce genre merveilleux,
Dont raffolèrent nés aïeux ,
Est-il déchu de sa splendeur antique ?
Nous l'avons effacé de notre poétique,
Comme usé, ridicule, et partant ennuyeux
Pour un siècle philosophique.
( i5 )
En dépit des savans en us,
Qui plaident pour ce vieil abus,
De long-temps les rêves d'Homère
Ne nous intéresseront plus.
De son ciel idéal avons-nous donc à faire?
Eh! de grâce, qu'irions-nous faire
Auprès du podagre Momus ?
Auprès d'Hébé la douairière?
Auprès de l'antique Vénus?
Auprès de ces trois soeurs qu'on appela les Grâces?
Ayant compté trois fois mille printemps,
Il est clair que ces dieux sont vieux comme le temps.
Jeunes fous, allez donc folâtrer sur leurs traces!
Invoquez Apollon , perclus sur son fauteuil,
Qu'entourent tristement les Muses en béquille,
Et Mnémosine , à côté de sa fille,
Presqu'aveugle et la larme à l'oeil!
Notre jeune littérature
N'a point rejeté sans raison
De ces vieux oripeaux la bizarre parure.
Convenez-en : recevoir la leçon
Des bégueules ses soeurs aînées,
Était indigne d'elle. Elle a dû la donner.
Déjà, dans l'avenir qu'elle doit dominer,
Sur son char vaporeux, voyez s'acheminer
Dans leur cours infini nos futures années,
De sou éclat environnées,
Sur ses pas conquérans fières de se traîner.
Un instant, il est vrai, la harpe ossianique
A semblé de son sceptre d'or

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