Un bon français à ses concitoyens

De
Publié par

[s.n.]. 1814. France -- 1814-1815. 8 p. : in-8.
Les Documents issus des collections de la BnF ne peuvent faire l’objet que d’une utilisation privée, toute autre réutilisation des Documents doit faire l’objet d’une licence contractée avec la BnF.
Publié le : samedi 1 janvier 1814
Lecture(s) : 1
Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 8
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

UN BON FRANÇAIS
A
SES CONCITOYENS.
LE voeu de la France entière rappelle son
Souverain légitime, le descendant de S-Louis,
le petit-fils d'Henri IV, le frère du vertueux
Louis XVI. MONSIEUR a vu sur toute sa route
les témoignages sincères de la joie d'un peuple
qui n'étant plus comprimé, a pu exprimer li-
brement sa pensée. Son entrée dans Paris a été
le triomphe de la sensibilité, de l'amour et du
bonheur; tout le monde applaudissoit, tout le
monde pleuroit; et les cris mille fois répétés de
vive le Roi, vive MONSIEUR ; vivent les Bour-
bons , l'ont accompagné depuis son entrée à
Paris jusqu'au moment où il est arrivé au Palais
des Tuileries, et ils ont recommencé quand il
s'est montré à la foule immense qui remplissoit
le jardin et qui était impatiente de voir le frère
de son roi, un Bourbon , un Prince français.
Il existe cependant encore des hommes qui
ne sont pas dignes du bonheur dont jouissent
les coeurs vraiment français : le Sénat craignant
que le retour à l'honneur et au Roi, ne le
privât des avantages dont il jouissoit sous le
(2)
gouvernement oppresseur dont la France est
heureusement délivrée, a voulu s'assurer un sort
indépendant, des richesses et une place héré-
ditaire.
S'arrogeant le droit de représenter la Nation
française, dont il méconnaît les véritables in-
tentions et qu'il calomnie, il ose dicter au Roi
des conditions, et déclarer que Sa Majesté ne
sera proclamée que quand elle aura signé,' juré
d'observer et de faire observer cette monstrueuse
Constitution qui place dans le premier corps de
l'Etat des régicides !
Ce serait une bonté inéffaçable pour la Nation
Française ; le Roi nous preservera de ce nouveau
malheur.
Le Sénat ne représente pas le peuple français,
il est né d'une revolution, et il a constamment
été entre les mains de Buonaparte un instrument
d'oppression.
Examinons son origine et son existence po-
litique.
Une commission du Conseil des Cinq-cents
et du Conseil des Anciens, fait, de concert avec
Buonaparte, la révolution du 18 brumaire an 8 ;
en renversant le Directoire, elle donne-, de sa
propre autorité, à la France un mode de Gou-
vernement comprise de trois Consuls amovibles,
d'un Sénat à vie dont toutes les places sont à la
nomination du 1.er Consul, d'un Tribunal et
d'un Corps législatif qui devait se renouveller

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.