//img.uscri.be/pth/9738dde00961e10133cedf3e38ea2651f44494d1
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - PDF - EPUB

sans DRM

Un destin commun

De
100 pages

L'auteur présente ici un ouvrage tourné vers une nouvelle organisation sociale, plus équitable et plus démocratique.


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-65279-9

 

© Edilivre, 2014

Avant-propos

L’Etat, tel qu’il est constitué actuellement, n’a pas confiance dans ses citoyens, il n’a confiance que dans ses fonctionnaires.

Ce en quoi il a vraiment tort, car la seule obsession de ses fonctionnaires (je parle de ceux qui ont un pouvoir de décision, pas des dactylos) c’est de lui cacher la réalité des choses et l’état réel de la société, pour pouvoir s’arroger eux-même le pouvoir de faire ce qui les arrange personnellement.

Et ce qui arrange et favorise l’évolution de leur carrière va, le plus souvent, à l’encontre du bien public et de l’évolution générale de la société.

C’est ainsi que ces « serviteurs de l’Etat », comme ils aiment à se qualifier eux-mêmes pour tromper son monde, s’efforcent de décourager, voire de détruire ou, le plus souvent, de piller à leur seul profit, toutes les initiatives qui ne viennent pas d’eux (ils n’ont pas d’idées, généralement) pour pouvoir mettre en place leurs ambitions et les individus serviles et sans imagination ni talent qui pourront les appliquer. Il n’en manque pas. Le réservoir est sans limite.

S’ils plaçaient leurs hommes à eux en fonction de leurs compétences réelles, en les jugeant sur leurs qualités réelles, le mal serait moindre. Mais, eux-mêmes, n’ont aucune qualité technique pour juger de cette compétence de leurs pions, et aucune expérience de terrain pour en évaluer les potentialités. Ce n’est pas une formation dans les grandes écoles ou à l’ena qui peut véritablement les aider dans leurs choix, particulièrement en matière d’art et dans le domaine de la Musique qui est à des années lumière de leur formation, de leur tempérament, de leurs ambitions, sauf très rares exceptions. D’ailleurs quand ils sont nommés à la tête d’un service artistique, c’est généralement, pour eux, une déchéance car ces postes sont attribués aux derniers classés des promotions. Il n’est jamais arrivé que ce soit le premier classé qui les sollicite !

Tout ce qu’ils peuvent faire s’est s’en tenir à des bruits de couloirs, à des modes passagères, à des recommandations intéressées (politiques ou autres) à des pressions et à des pistons, et en aucun cas à des études d’évaluation qu’ils pourraient faire eux-mêmes.

Combien de fois me suis-je entendu dire par des responsables politiques de tous les niveaux, à qui, lassé de la surdité de leurs responsables administratifs, j’exposais mes réalisations et mes projets en cours rédigés sur les formulaires ad hoc : « Mais, on ne m’a jamais dit cela,… mais, on ne m’a jamais parlé de votre projet ni de vos réalisations, etc… ».

Le « on » ce sont naturellement les fonctionnaires, les directeurs de services, etc… ceux-là même qui devraient informer les élus de la Nation de l’état exact de la société et de ses aspirations, puisque ce sont les seuls qui sont chargés de recevoir tous les projets émanant des associations comme des particuliers.

Il m’est arrivé que, dès le lendemain de ma visite à un élu, mon association reçoive un chèque « de rattrapage » directement de l’élu. Mieux vaut s’adresser à Dieu qu’à ses Saints !

Mais cela ne résout pas le problème car le fonctionnaire ainsi court-circuité n’a qu’une idée en tête : se venger. En effet, en obtenant directement de l’élu une subvention, c’est à son budget, que le fonctionnaire considère comme lui appartenant, que vous vous en êtes pris. Vous avez touché à la seule motivation qui l’anime, pouvoir distribuer les crédits de l’Etat à qui bon lui semble. C’est un crime de lèse majesté. Vous êtes définitivement dans son collimateur.

Et, à la première occasion, il ne vous rate pas en s’arrangeant pour vous mettre dans une situation inextricable et en se protégeant bien derrière des lois, des règlements, des conventions établies, etc… Naturellement vous ne pouvez pas, constamment, tirer la sonnette des élus pour remettre les choses en place, à moins d’être leur familier. Et, la plupart du temps, vous êtes cuit car le fonctionnaire a bien manigancé son coup. S’il était aussi efficace dans sa véritable fonction, ce serait le paradis sur terre. Là, c’est l’enfer.

Ces messieurs, qui devraient donc être « au service de l’Etat », devraient aussi être bien encadrés et surveillés par les Elus du Peuple pour éviter toutes les dérives. Il n’en est rien puis qu’il n’y a pas d’Autorité pour leur faire respecter ce principe et pour les obliger à rendre des comptes précis et non biaisés. C’est à désespérer. Et personne n’évoque le sujet, à croire que tout le monde y trouve son compte !!!

Première partie

Chapitre 1

Français !

(Notez bien que je ne dis pas « Françaises, Français, mes chers compatriotes » comme le font, selon une formule récente teintée de démagogisme, tous les hommes politiques sans exception lorsqu’ils s’adressent à nous, comme pour meubler leur discours, car ils n’ont rien à dire et se raccrochent à des formules ronflantes et toutes faites dont ils n’ont pas bien cerné le sens ainsi que toutes les interprétations qui peuvent en découler)

Français !

Je m’adresse à vous.

(Françaises, Français…, disent-ils. Cela me semble très discriminatoire. Et les homos, et les lesbos, ils n’ont pas droit à leurs prêches, eux, ne serait-ce que pour se conformer à leur sacré principe d’égalité ?)

Français !

(Et les jeunes, et les vieux, pendant qu’ils y sont. Et pourquoi pas les blancs et les noirs, les grands et les petits, les blonds et les châtains, les rousses et les brunes, les gros et les maigres, les implantées et les planches à pain, les évêques et les mollahs, les fils d’archevêques et les prolétaires, les bouddhistes et les protestants, les riches et les pauvres, les fainéants et les travailleurs, les profiteurs et les exploités, les petits génies et les grands cons, les grands génies et les petits cons, etc… Cela fait du monde ! Et qui vote ! La plupart du temps sans discernement, c’est pourquoi la parlotte, agrémentée de tous les mensonges, dissimulations et flatteries est indispensable. Moi, je ne vous cacherai pas le fond de ma pensée. Et ce n’est pas flatteur !)

Français !

Est-ce vraiment pour en arriver là où nous en sommes que nous avons fait la Révolution en 89 ? Par rapport au peuple de cette époque pas si lointaine, nos ancêtres, vous êtes méconnaissables, et moi sans aucun doute le premier.

Mais est-ce une raison pour désespérer ? Je ne le crois pas. Naturellement il faut du courage et de la vertu, et, là, la matière manque un peu : Il est urgent, à tout prix, de la reconstruire. Les « y’a qu’à », les « faut qu’on », ça suffit. On n’y arrivera pas avec des discours. Il faut se retrousser les manches. Et çà, nous avons toujours su le faire, quand il le fallait.

Chapitre 2

Avant 1789 la situation générale de la population n’était, certes, pas brillante, mais était-elle vraiment pire que celle d’aujourd’hui, après deux cents ans de « démocratie » entrecoupés de quelques soubresauts ? Là est la question.

D’un côté, à l’époque, une grande majorité de domestiques et de petits métiers, de paysans et d’artisans souvent très qualifiés. De l’autre une aristocratie héréditaire s’accaparant tous les pouvoirs, en complicité avec le clergé, toujours du côté du manche sauf aujourd’hui où on lui a coupé les ailes. Il a bien du mal à s’en remettre et je doute que ce soit un progrès, avis non partagé. Au milieu, une bourgeoisie profiteuse, dont la seule préoccupation était de tirer les marrons du feu pour pouvoir s’enrichir.

Les choses ont-elles vraiment changées ?

Sur ces trois catégories de citoyens la situation est toujours sensiblement la même, et les essais de changements radicaux, ailleurs que chez nous, en particulier avec l’accession du communisme au pouvoir, ont été des fiascos.

Pourquoi ?

La nature humaine étant ce qu’elle est, il ne faut pas attendre de vrais résultats de changement avant plusieurs siècles, voire millénaires, car, pour le moment, avec la disparition de la religion, comme je l’ai dit, qui maintenait, quoi qu’on en dise, une certaine moralité dans les rapports humains, même si elle revêtait une forme non contestable de grande hypocrisie collective, je ne vois nulle part les « valeurs » de la république non seulement prendre le relai avec de nouvelles orientations éthiques, mais surtout changer du tout au tout les mentalités comme a pu le faire, jadis...